News — 13 juin 2016
Les Anniversaires de la semaine 24 / 2016

Voici la liste des personnalités du cinéma qui célébreront un important pendant cette semaine, entre le 13 et le 19 juin 2016 :

 

Le lundi 13 juin

GeoffMurphy

(70 ans) : ce réalisateur néo-zélandais n’a sans doute pas marqué l’Histoire du cinéma. Dans sa niche de films de genre plus ou moins jouissifs, il a néanmoins su se faire un nom d’abord chez lui dans les années ’80, puis à Hollywood pendant la décennie suivante. Ses trois films néo-zélandais sortis en France sont le western sauvage Utu, le conte d’anticipation Le Dernier survivant et la comédie d’action Morts en sursis. Murphy avait migré aux Etats-Unis en 1990 pour Young guns II avec Emilio Estevez et Kiefer Sutherland. Par la suite, il y a réalisé Freejack avec Mick Jagger et Anthony Hopkins, le téléfilm Angle mort avec Rutger Hauer et Rebecca De Mornay, Piège à grande vitesse avec Steven Seagal, ainsi que plus tard Fortress 2 Réincarnation avec Christopher Lambert. Au début des années 2000, il avait occupé le poste de réalisateur de deuxième équipe sur la trilogie du Seigneur des anneaux de Peter Jackson.

StellanSkarsgard

Stellan Skarsgard (65 ans) : ses aînés Ingrid Bergman et Max von Sydow mis à part, cet acteur suédois est l’un de ses compatriotes avec la filmographie internationale la plus impressionnante. Il a commencé sa carrière locale dans les années ’70, grâce à des films tels que Les Impures et Parties carrées de Torgny Wickman, Tabu de Vilgot Sjöman, Den enfaldige mördaren – Ours d’argent du Meilleur acteur au Festival de Berlin en 1982 – et P & B de Hans Alfredson, ainsi que Le Chemin du serpent de Bo Widerberg. En 1988, il joue dans son premier film américain, L’Insoutenable légèreté de l’être de Philip Kaufman, suivi par A la poursuite d’Octobre rouge de John McTiernan et Wind de Carroll Ballard. Il reste fidèle au cinéma européen en tournant entre autres avec Sven Nykvist dans Oxen, Lars von Trier dans Breaking the waves, Dancer in the dark – Palme d’or au Festival de Cannes en 2000 –, Dogville, Melancholia et Nymphomaniac, Erik Skjoldbjaerg dans Insomnia, Hans Petter Moland dans Un chic type et Refroidis, ainsi que Marius Holst dans Les Révoltés de l’île du diable. Ses rôles les plus importants, il les tient pourtant désormais dans des productions d’outre-Atlantique : Will Hunting de Gus Van Sant, Amistad de Steven Spielberg, Ronin de John Frankenheimer, Peur bleue et L’Exorciste Au commencement de Renny Harlin, Signs and wonders de Jonathan Nossiter, Time code de Mike Figgis, Le Roi Arthur de Antoine Fuqua, Pirates des Caraïbes Le Secret du coffre maudit et Pirates des Caraïbes Jusqu’au bout du monde de Gore Verbinski, Les Fantômes de Goya de Milos Forman, Mamma mia ! de Phyllida Lloyd, Anges et démons de Ron Howard, Thor et Cendrillon de Kenneth Branagh, Millénium Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes de David Fincher, Thor Le Monde des ténèbres de Alan Taylor et Avengers L’Ere d’Ultron de Joss Whedon. Son nouveau film Un traître idéal de Susanna White sortira en France au surlendemain de son anniversaire. Il est le père de l’acteur Alexander Skarsgard de la série « True blood ».

JulieMarieParmentier

(35 ans) : après son premier rôle important dans Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis, qui lui avait valu une nomination au César du Meilleur espoir féminin en 2001, cette actrice française s’est plutôt fait discrète. On a néanmoins pu la voir avec une certaine régularité dans les films de Noémie Lvovsky (La Vie ne me fait pas peur), Robert Guédiguian (La Ville est tranquille, Marie-Jo et ses deux amours et Les Neiges du Kilimandjaro), Martin Provost (Le Ventre de Juliette), Dominique Cabrera (Folle embellie), Kim Chapiron (Sheitan), Isild Le Besco (Charly), Jacques Rivette (36 vues du Pic Saint-Loup), Pascal Rabaté (Les Petits ruisseaux), Zabou Breitman (No et moi), Benoît Jacquot (Les Adieux à la reine) et Lucile Hadzihalilovic (Evolution). Elle a été pensionnaire de la Comédie Française pendant deux ans, de 2010 à 2012.

ChrisEvans

(35 ans) : le parcours de Captain America n’a pas toujours été jonché d’exploits héroïques qui rapportent des milliards de dollars à Disney. La carrière de cet acteur américain a en effet commencé plutôt modestement, avec des films comme Sex Academy de Joel Gallen, Cellular de David R. Ellis, Les 4 Fantastiques et Les 4 Fantastiques et le surfer d’argent de Tim Story, Sunshine de Danny Boyle, Au bout de la nuit de David Ayer, Push de Paul McGuigan et Scott Pilgrim de Edgar Wright. A l’été 2011, il endosse pour la première fois le costume du super-héros Captain America dans Captain America First Avenger de Joe Johnston, suivi depuis par Avengers et Avengers L’Ere d’Ultron de Joss Whedon, Captain America Le Soldat de l’hiver et Captain America Civil war des frères Russo. A côté, il ne trouve plus trop le temps d’élargir son répertoire, malgré Sex list de Mark Mylod, The Iceman de Ariel Vromen et le magistral Snowpiercer Le Transperceneige de Bong Joon-ho.


Le mardi 14 juin

AleksandrSokurov

(65 ans) : un ancien élève d’Andreï Tarkovski, ce réalisateur russe fait depuis une quarantaine d’années des films très singuliers. Soit leur magie opère sur nous dans un onirisme esthétique auquel il est difficile de résister, comme dans Père fils sorti en 2004 ou le récent Francofonia. Soit leur forme surchargée nous rebute comme dans le cas de Faust, pourtant élu Lion d’or au Festival de Venise en 2011. La découverte confidentielle de son œuvre s’est faite en France avec un certain retard, puisque son premier film de 1978, qui est également son film de fin d’études, La Voix solitaire de l’homme, n’y a été distribué qu’en 1998. La Cinémathèque Française a en quelque sorte rattrapé le coup par l’intermédiaire d’une rétrospective dédiée au réalisateur au printemps 2007, au fil de laquelle on a pu voir entre autres son adaptation de Flaubert Sauve et protège, Pages cachées, Moloch – Prix du scénario au Festival de Cannes en 1999 –, L’Arche russe, Le Soleil et Alexandra, présenté en compétition à Cannes cette année-là.


Le mercredi 15 juin

ClaudeBrasseur

Claude Brasseur (80 ans) : cet acteur français fait depuis soixante ans partie intégrante du paysage cinématographique de son pays. Cette œuvre d’une vie s’étend de ses premiers rôles dans des films comme Le Pays d’où je viens de Marcel Carné, Rue des prairies de Denys De La Patellière et Les Yeux sans visage de Georges Franju aux côtés de son père Pierre Brasseur jusqu’à la trilogie Camping de Fabien Onteniente dont le dernier épisode sortira à la fin du mois. Entre-temps, il a entre autres été à l’affiche dans Les Menteurs de Edmond T. Gréville, Les Ennemis, Palace et Le Souper de Edouard Molinaro, Le Caporal épinglé de Jean Renoir, Germinal de Yves Allégret, Peau de banane de Marcel Ophuls, Lucky Jo de Michel Deville, Un homme de trop de Costa-Gavras, Le Viager de Pierre Tchernia, Une belle fille comme moi de François Truffaut, Les Seins de glace de Georges Lautner, Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis de Yves Robert, Le Grand escogriffe, La Boum et La Boum 2 de Claude Pinoteau, Barocco de André Téchiné, L’Argent des autres de Christian De Chalonge, Une histoire simple de Claude Sautet, La Banquière, Descente aux enfers et Délit mineur de Francis Girod, Une robe noire pour un tueur et Les Loups entre eux de José Giovanni, La Crime de Philippe Labro, Détective de Jean-Luc Godard, La Gitane de Philippe De Broca, Radio Corbeau de Yves Boisset, L’Union sacrée de Alexandre Arcady, L’Orchestre rouge de Jacques Rouffio, Sale comme un ange de Catherine Breillat, Un deux trois soleil de Bertrand Blier, L’Autre côté de la mer de Dominique Cabrera, Fait d’hiver de Robert Enrico, La Débandade de Claude Berri, ainsi que plus récemment Chouchou de Merzak Allouache, Fauteuils d’orchestre de Danièle Thompson, J’invente rien de Michel Leclerc, Sa majesté Minor de Jean-Jacques Annaud, Légitime défense de Pierre Lacan, Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve, Le Renard jaune de Jean-Pierre Mocky et L’Etudiante et Monsieur Henri de Ivan Calberac. Nommé à quatre reprises aux César, Claude Brasseur avait gagné celui du Meilleur acteur dans un second rôle en 1977 pour Un éléphant ça trompe énormément et celui du Meilleur acteur trois ans plus tard pour La Guerre des polices de Robin Davis.

BrigitteFossey

(70 ans) : exactement dix ans les séparent, mais cette actrice française et Claude Brasseur formaient l’un des couples les plus populaires du cinéma français des années ’80 grâce à La Boum et La Boum 2 de Claude Pinoteau. Elle avait fait très tôt ses premiers pas devant la caméra à travers Jeux interdits de René Clément – Lion d’or au Festival de Venise en 1952 et Oscar du Meilleur Film étranger l’année suivante. Avant de commencer réellement sa carrière d’actrice à la fin des années ’60, elle avait également participé à La Route joyeuse de Gene Kelly. Parmi ses rôles notables d’adulte, on peut citer Raphaël ou le débauché de Michel Deville, L’Ironie du sort de Edouard Molinaro, Le Bon et les méchants de Claude Lelouch, Calmos de Bertrand Blier, Le Pays bleu et Croque la vie de Jean-Charles Tacchella, L’Homme qui aimait les femmes de François Truffaut, Les Enfants du placard de Benoît Jacquot, Die gläserne Zelle de Hans W. Geissendörfer, Quintet de Robert Altman, Un mauvais fils de Claude Sautet, Au nom de tous les miens de Robert Enrico et Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore. Elle a été nommée au César de la Meilleure actrice dans un second rôle en 1977 pour Le Bon et les méchants et à celui de la Meilleure actrice l’année suivante pour Les Enfants du placard.

LaurentCantet

(55 ans) : même s’il n’a que six longs-métrages à son actif – si l’on fait abstraction de son premier film très obscur Les Sanguinaires – ce réalisateur et scénariste français compte parmi les plus brillants de sa génération. Il en a fourni la preuve dès son premier film majeur Ressources humaines avec Jalil Lespert – César du Meilleur Premier film et du Meilleur jeune espoir masculin en 2001 –, suivi par l’encore plus sombre et socialement engagé L’Emploi du temps avec Aurélien Recoing et le pamphlet poignant sur le tourisme sexuel Vers le sud avec Charlotte Rampling. Puis vint la consécration suprême sous la forme de la Palme d’or du Festival de Cannes – la première Palme française en plus de vingt ans – pour la docu-fiction Entre les murs avec François Bégaudeau, également nommé à l’Oscar du Meilleur Film étranger et César du Meilleur scénario adapté. Depuis, Laurent Cantet a réalisé Foxfire Confessions d’un gang de filles et Retour à Ithaque.


Le vendredi 17 juin

GilParrondo

Gil Parrondo (95 ans) : ce chef décorateur espagnol a gagné deux Oscars consécutifs des Meilleurs décors au début des années ’70 pour Patton et Nicolas et Alexandra de Franklin J. Schaffner. Il avait été nommé une troisième fois l’année suivante, en 1973, pour Voyages avec ma tante de George Cukor. Il avait également participé aux productions internationales Orgueil et passion de Stanley Kramer, Le Septième voyage de Sinbad de Nathan Juran, Les Voyages de Gulliver de Jack Sher, L’Aventure est au large de Richard Thorpe, La Bataille d’Angleterre de Guy Hamilton, La Chasse est ouverte de Peter Collinson, Le Lion et le vent et L’Adieu au roi de John Milius, La Rose et la flèche et Le Retour des mousquetaires de Richard Lester, Il était une fois … la légion de Dick Richards, Ces garçons qui venaient du Brésil, Sphinx et Lionheart de Franklin J. Schaffner, Iguana de Monte Hellman, Christophe Colomb La découverte de John Glen et Marie de Nazareth de Jean Delannoy. Du côté espagnol, il a entre autres créé les décors de Joyeux Noël de Juan Antonio Bardem, ainsi que de Volver a empezar – Oscar du Meilleur Film étranger en 1983 –, You’re the one et Ninette de José Luis Garci.

KenLoach

(80 ans) : même sans son sacre cannois très récent, sous forme d’une deuxième Palme d’or pour Moi Daniel Blake qui sortira en France fin octobre, ce réalisateur anglais aurait été digne de nos plus sincères louanges. Depuis plus d’un demi-siècle et en une trentaine de films, Loach a sculpté une formidable conscience morale du cinéma européen en général et de la cinématographie anglaise en particulier. Ses films sont certes animés par un engagement social peu discret, mais chacun d’entre eux renvoie le reflet rarement flatteur du monde dans lequel nos voisins britanniques vivent. Dans ce corpus de films impressionnant, les titres qui sortent du lot sont Pas de larmes pour Joy avec Terence Stamp, Kes avec David Bradley, Fatherland avec Fabienne Babe, Hidden agenda avec Frances McDormand, Riff-Raff avec Robert Carlyle, Raining stones, Ladybird avec Crissy Rock – Ours d’argent de la Meilleure actrice au Festival de Berlin en 1994 –, Land and Freedom avec Ian Hart, My name is Joe avec Peter Mullan – Prix du Meilleur acteur au Festival de Cannes en 1998 –, Bread and roses avec Adrien Brody, Sweet sixteen avec Martin Compston, Just a kiss, Le Vent se lève avec Cillian Murphy – Palme d’or au Festival de Cannes en 2006 – et Looking for Eric avec Eric Cantona. En dehors de ses nombreux prix cannois, Ken Loach est entre autres le lauréat d’un Lion d’or d’honneur, d’un Ours d’or d’honneur et de deux César pour Land and Freedom et Just a kiss.

DenisLavant

(55 ans) : les personnages les plus tordus et tourmentés constituent le domaine de prédilection de cet excellent acteur français. Il en a interprété un groupe admirablement éclectique chez Leos Carax (Boy meets girl, Mauvais sang, Les Amants du Pont Neuf et Holy motors), Patrick Grandperret (Mona et moi), Claire Denis (Beau travail), Veit Helmer (Tuvalu), Jean-Pierre Jeunet (Un long dimanche de fiançailles), Harmony Korine (Mister Lonely), Philippe Ramos (Capitaine Achab), Arnaud Des Pallières (Michael Kohlhaas), Mehdi Charef (Graziella), Jean-Pierre Mocky (Le Mystère des jonquilles), les frères Larrieu (21 nuits avec Pattie) et Emmanuel Bourdieu (Louis-Ferdinand Céline). Denis Lavant a été nommé au César du Meilleur acteur en 2013 pour Holy motors.

CedricKahn

Cédric Kahn (50 ans) : neuf films en tant que réalisateur et six comme acteur, ce Français aime visiblement bien alterner les casquettes. Côté mise en scène, il affectionne des histoires sombres, voire glauques, comme dans Bar des rails avec Fabienne Babe, Trop de bonheur, L’Ennui avec Charles Berling et Sophie Guillemin, Roberto Succo avec Isild Le Besco et Stefano Cassetti, Feux rouges avec Jean-Pierre Darroussin et Carole Bouquet, L’Avion avec Isabelle Carré et Vincent Lindon, Les Regrets avec Yvan Attal et Valeria Bruni Tedeschi, Une vie meilleure avec Guillaume Canet et Leïla Bekhti et Vie sauvage avec Mathieu Kassovitz et Céline Sallette. Côté interprétation, il s’aventure dans les univers diversifiés de Xavier Beauvois (N’oublie pas que tu vas mourir), Elie Wajeman (Alyah et Les Anarchistes), Axelle Ropert (Tirez la langue mademoiselle), Laurent Tirard (Un homme à la hauteur) et Joachim Lafosse (L’Economie du couple qui sortira début août). Enfin, il lui est aussi arrivé de faire le monteur chez Catherine Breillat (36 fillette) et le scénariste chez Brigitte Roüan (Outremer), Laurence Ferreira Barbosa (Les Gens normaux n’ont rien d’exceptionnel) et Catherine Corsini (Les Ambitieux).

JasonPatric

(50 ans) : une vedette modestement prometteuse dans les années ’90, cet acteur américain peine à maintenir sa carrière à un niveau supérieur. Ses premiers films montraient pourtant un potentiel certain, dans Génération perdue de Joel Schumacher, La Bête de guerre de Kevin Reynolds, La Mort sera si douce de James Foley et La Résurrection de Frankenstein de Roger Corman. La période de confirmation s’est avérée plutôt brève, avec Rush de Lili Fini Zanuck, Geronimo de Walter Hill, Sleepers de Barry Levinson et le fiasco commercial Speed 2 Cap sur le danger de Jan De Bont. Après le projet personnel Entre amis et voisins de Neil LaBute, il ne restaient à Jason Patric que quelques rôles secondaires dans Narc de Joe Carnahan, Alamo de John Lee Hancock, Dans la vallée d’Elah de Paul Haggis, Ma vie pour la tienne de Nick Cassavetes et Ulysse souviens-toi de Guy Maddin.

VincentRottiers

(30 ans) : cet acteur français relativement jeune a d’ores et déjà passé avec succès plus que la moitié de sa vie devant une caméra. Découvert en 2002 dans Les Diables de Christophe Ruggia, il n’a pas vraiment arrêté de tourner depuis, puisque il faisait également partie de la distribution de Le Passager de Eric Caravaca, Mon ange de Serge Frydman, L’Île aux trésors de Alain Berbérian, L’Ennemi intime de Florent Emilio Siri, Les Femmes de l’ombre de Jean-Paul Salomé, A l’origine de Xavier Giannoli, Je suis heureux que ma mère soit vivante de Claude et Nathan Miller, Qu’un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner, Gardiens de l’ordre de Nicolas Boukhrief, Avant l’aube de Raphaël Jacoulot, Love and bruises de Lou Ye, Dans la tourmente de Christophe Ruggia, Le Monde nous appartient de Stephan Streker, L’Hiver dernier de John Shank, Renoir de Gilles Bourdos, L’Ecume des jours de Michel Gondry, La Marche de Nabil Ben Yadir, Bodybuilder de Roschdy Zem, Valentin Valentin de Pascal Thomas et Dheepan de Jacques Audiard – Palme d’or au Festival de Cannes en 2015. A la fin de cet été, on pourra le voir dans Nocturama de Bertrand Bonello et dans Toril de Laurent Teyssier. Vincent Rottiers a été nommé à trois reprises aux César, comme Meilleur espoir masculin dans Le Passager en 2007 et dans Je suis heureux que ma mère soit vivante en 2010, ainsi que dans la catégorie du Meilleur acteur dans un second rôle pour Dheepan cette année.


Le samedi 19 juin

VictorLanoux

(80 ans) : nous entendons les objections d’ici : que fait Louis la brocante sur une liste de personnalités de cinéma !? C’est que cet acteur français avait une carrière filmique tout à fait respectable, avant de devenir pour plus de quarante épisodes en quinze ans la vedette de la série diffusée sur France 3. Depuis le milieu des années ’60, il a ainsi joué dans des films aussi divers que La Vieille dame indigne de René Allio, L’Affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert, Deux hommes dans la ville de José Giovanni, Dupont Lajoie, Folle à tuer et Canicule de Yves Boisset, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis et Le Bal des casse-pieds de Yves Robert, Cousin cousine de Jean-Charles Tacchella, Adieu poulet et Une femme à sa fenêtre de Pierre Granier-Deferre, Un moment d’égarement de Claude Berri, La Carapate de Gérard Oury, Les Chiens de Alain Jessua, Retour en force de Jean-Marie Poiré, Y a-t-il un Français dans la salle ? de Jean-Pierre Mocky, Stella de Laurent Heynemann, Louisiane de Philippe De Broca, Les Voleurs de la nuit de Samuel Fuller, La Smala de Jean-Loup Hubert, Le Lieu du crime de André Téchiné, L’Invité surprise de Georges Lautner, Les Démons de Jésus et Les Grandes bouches de Bernie Bonvoisin et Reines d’un jour de Marion Vernoux. En 1976, Victor Lanoux a été nommé deux fois aux César, comme Meilleur acteur dans un second rôle dans Adieu poulet et comme Meilleur acteur dans Cousin cousine.

LaetitiaMasson

(50 ans) : les films de cette réalisatrice française se démarquent à la fois par leur engagement féministe et leur forme parfois expérimentale. Au bout de sept films en vingt ans, évolue ainsi en toute indépendance en marge du cinéma commercial. Elle a souvent collaboré avec l’actrice Sandrine Kiberlain (En avoir ou pas, A vendre et Love me), ainsi qu’avec Isabelle Adjani (La Repentie), Elsa Zylberstein (Pourquoi pas le Brésil ?), Hélène Fillières (Coupable) et Marina Hands (GHB). Elle a été nommé au César du Meilleur premier film en 1996 pour En avoir ou pas.

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles