Critique : Les Affranchis

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Les affranchis

Les affranchis Les affranchis

Usa : 1990
Titre original : Goodfellas
Réalisateur:
Scénario : Nicholas Pileggi
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 2h21
Genre : Policier, Thriller
Date de sortie : 12 septembre 1990

4/5

Après Taxi Driver et Raging Bull, films cultes par excellence, Martin Scorcese sort en 1990 Les Affranchis, un bon vieux film de gangsters à base de costards-cravates, de magouilles, de meurtres de sang froid et de règlements de comptes. Inspiré du livre The wiseguy de Nicholas Pileggi et basé sur une histoire vraie, ce film marque les retrouvailles de Scorsese avec le milieu de la mafia après Mean streets en 1973.

Synopsis : Depuis son plus jeune âge Henry Hill le sait, il sera gangster. Adolescent, alors que d’autres distribuent les journaux, Henry commence à travailler pour Paulie Cisero et ses acolytes au lieu de se rendre à l’école. Il découvre un monde où les pots de vin ouvrent toutes les potes et où on est invincible et respectés si l’on fait partie de la « famille ». De quoi vous faire tourner la tête. Des années plus tard, Henry a grandi et fait officiellement partie du gang, mais il va vite découvrir que ce monde est en fait impitoyable et peut se retourner contre lui.

Les affranchis

Une histoire de famille

Les Affranchis suit les aventures d’Henry de son adolescence jusqu’à l’âge adulte. On assiste à sa rencontre avec sa future femme, son mariage, la naissance de ses enfants… Le tout relaté par Henry, narrateur du film. Mais Scorsese sait nous surprendre et soudain, changement de point de vue, changement de narrateur, qui devient une narratrice. La femme d’Henry nous raconte son expérience et on assiste à la prise de conscience de la petite fille naïve aveuglée par le glamour et l’argent qui se rend compte que son mari fait partie d’un monde bien sombre et qu’il est prêt à la tromper. Donner la parole à Karen est rafraîchissant et offre un autre angle de vue à cette histoire avant de retrouver Henry à la narration. Tout au long du film, on assiste ainsi à la naissance d’une famille et à sa destruction progressive, rongée par les excès d’Henry.

La deuxième famille d’ Henry, ce sont les autres « affranchis » et une fois entré dans cette famille, on a le pouvoir absolu, on est respecté mais on doit aussi fidélité à ses acolytes. A nouveau, on assiste à l’entrée d’ Henry dans une famille, puis à sa destruction minutieuse et calculée et Scorsese film à merveille cette atmosphère parfois lugubre tout en ajoutant une touche d’humour. Cette histoire pourrait presque être tragique, mettant en scène la merveilleuse ascension d’un personnage jusqu’à un climax qui entraîne sa chute.

Les affranchis

La sauce gangster movie

Pour faire un bon film de gangsters, il faut une recette aussi précieuse que la recette de la sauce d’une mama italienne. Dans Les Affranchis, on retrouve les gangsters avec des surnoms plus tirés par les cheveux les uns que les autres, avec des personnalités bien définies, des détails physiques ou des tics les rendant presque caricaturaux mais sympathiques. Ils sont un peu barges et ils volent et tuent sans scrupules. Ils sont italiens, siciliens, irlandais, parfois comme Henri ils cumulent : irlandais par son père et sicilien par sa mère. Du gangster pur jus.

Dans un bon film de gangsters il faut aussi de bons acteurs, qui soient crédibles et pas risibles, qui n’en fassent ni trop ni pas assez et pour cela, mise toujours sur ces acteurs fétiches. Aujourd’hui il utilise Léo Dicaprio a tout va, mais avant il y a eu le brillantissime , que l’on retrouve dans Les Affranchis. Pourtant, ce n’est pas De Niro que l’on remarque le plus dans ce film. Non, c’est , en petit teigneux survolté façon Joe Dalton, qui nous offre les plus belles scènes du film. Ce rôle lui a d’ailleurs valu un oscar du meilleur second rôle, le seul oscar que le film ait reçu bien qu’il ait été nommé dans d’autres catégories. Le film est pourtant réussi. Cependant, on s’emmêle trop vite les pinceaux. Au début du film, le spectateur se retrouve un peu perdu dans ce flot de personnages, on ne sait plus qui est qui ni ce que ces gens font là. Une fois qu’on a réussi à différencier tous ces mafieux gominés, on se perd un peu dans l’histoire qui dure et dure encore et qui s’enlise. De magouilles en meurtres, de braquages en trafics de drogues l’histoire traîne un peu.

Néanmoins, , De Niro, Pesci et les autres nous offrent des scènes mémorables grâce à un jeu d’acteur qui sonne juste malgré le côté extrême de leurs personnages et grâce à une réalisation soignée comme sait le faire Scorsese. La bande originale (Aretha Franklin, cream, muddy waters… pour ne citer que quelques noms) est aussi un des atouts majeurs de ce film qui vient assaisonner à merveille ce mélange.

Résumé :

Un bon film de gangsters grâce à la performance de ses acteurs, quelques scènes savoureuses et une réalisation très propre. Cependant, les 2 h 20 de film passent parfois difficilement à cause de chutes de rythme à certains moments. A voir au moins une fois dans sa vie.

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1 COMMENTAIRE

  1. Ok d’accord, Joe Pesci compose un personnage marquant, mais tout de même Ray Liotta est excellent non ? Je me rappelle que lorsque j’ai vu ce film – c’était il y a une vingtaine d’année je crois – j’ai découvert Ray Liotta pour la première fois et j’ai trouvé cet acteur génial, enfin tout au moins hyper charismatique. Mais bon c’est comme un coup de foudre. On peut flasher sur quelqu’un, alors qu’une autre personne ne va pas flasher du tout sur elle. Donc si je résume, moi qui suis un garçon, j’ai flaché sur Liotta, et vous qui êtes une fille, vous n’avez pas flashé sur lui ?

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