La Cinémathèque Française au printemps

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Antonioni

Le nouveau programme de la , que nous avons reçu ce jour, promet une fois de plus un trimestre riche en découvertes passionnantes et en retrouvailles plaisantes. Le printemps 2015 est placé sous le signe d’une grande exposition autour de l’œuvre du réalisateur italien (1912-2007). Elle ouvrira ses portes le 9 avril et sera accessible jusqu’au 19 juillet. Intitulée « Aux origines du pop », elle fera un tour d’horizon du travail de Antonioni, sous l’angle de ses influences, de son activité de peintre et de son rapport à la couleur. Comme d’habitude, un somptueux catalogue sous la direction de Dominique Païni, commissaire de l’exposition, sera édité. L’intégrale des films de Antonioni sera projetée aux mois d’avril et de mai, parmi lesquels on peut citer L’Avventura, Blow up et Profession : reporter. Enfin, des conférences, ainsi qu’une rencontre avec Carlo di Carlo, ami proche de Antonioni, rythmeront cet événement majeur du printemps cinématographique à Paris.

ErmannoOlmi

Auparavant, du 25 février au 17 avril, c’est un autre cinéaste italien important qui sera mis à l’honneur en la personne de (*1931). Palme d’or en 1978 pour L’Arbre aux sabots et Lion d’or dix ans plus tard pour La Légende du saint buveur, Olmi avait aussi tourné de nombreux documentaires d’entreprise, ce qui se reflète dans les sept programmes de courts-métrages qui seront présentés pendant le cycle qui lui est dédié. L’historien du cinéma Sergio Toffetti, en charge de la programmation de la rétrospective, donnera une introduction didactique à l’œuvre de Ermanno Olmi le 26 février.

NagisaOshima

En mars et avril, place à la sensualité crue du cinéma du réalisateur japonais (1932-2013). Cet hommage coïncide avec la sortie en salles en version restaurée de plusieurs de ses films : Le Petit garçon le 4 mars, ainsi que La Pendaison, La Cérémonie et Furyo le 18 mars. Outre les titres incontournables de la filmographie de Oshima, comme Contes cruels de la jeunesse, L’Empire des sens et Max mon amour, on peut y découvrir également « Dawn of Asia », une épique série historique en treize épisodes d’une heure, réalisée en 1964.

Brésil

Alors que le carnaval se termine ce jour et que les Jeux olympiques à Rio De Janeiro sont encore loin, un vaste cycle de plus de 80 films permettra, du 18 mars au 18 mai, de se faire une idée plus précise du et de sa cinématographie nationale. S’y côtoient des films majeurs de ces dernières années, comme Les Bruits de Recife de Kleber Mendonça Filho, Central do Brasil de Walter Salles et La Cité de dieu de Fernando Meirelles, des avant-premières, comme L’Homme des foules de Marcelo Gomes et Cao Guimaraes, des classiques, comme Antonio Das Mortes de Glauber Rocha, un hommage à l’invité d’honneur Carlos Diegues (Bye bye Brésil), ainsi que des programmes du cinéma d’avant-garde et du cinéma de poche venus du Brésil.

BusterKeaton

Pendant que les plus privilégiés se bousculeront sur la Croisette cannoise, la Cinémathèque Française permettra à tous les autres cinéphiles parisiens de rire aux éclats pendant le mois de mai devant l’œuvre imposant du génie comique (1895-1966). Grâce à la collaboration avec l’éditeur Lobster Films, de nombreux films seront présentés en version numérique restaurée, parfois accompagnés en direct par les élèves de la classe d’improvisation au piano du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Les magnifiques courts-métrages et longs-métrages muets de et avec Buster Keaton mis à part, on pourra y découvrir également ses films parlants, aux apparitions plus anecdotiques, comme dans Les Feux de la rampe de Charles Chaplin, Boulevard du crépuscule de Billy Wilder et Un monde fou, fou, fou de Stanley Kramer.

PhilippeDeBroca

En même temps, l’humour à la française se portera également très bien, grâce à l’hommage rendu au réalisateur (1933-2004). Les efforts récents de restauration entrepris par Gaumont, Pathé, Studio Canal et TF1 permettent en effet de (re)découvrir des classiques du cinéma populaire des années 1960 et ’70 à travers L’Homme de Rio, Le Magnifique et Les Tribulations d’un Chinois en Chine.

ChefDécorateur

Enfin, les cycles de programmation régulière de la Cinémathèque Française nous proposent les cinq derniers films de l’épique rétrospective de John Ford, un accompagnement en vingt films de l’exposition « Profession : chef décorateur », les rattrapages du dimanche matin présentés par les réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani, Lucas Belvaux et Jean Denizot, ainsi qu’une carte blanche au réalisateur d’avant-garde René Viénet.

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