News — 26 juillet 2016
Intégrale Terrence Malick aux Fauvettes en août

TerrenceMalick

Alors que les super-héros Marvel y sauveront encore le monde pendant deux semaines et que les quatre volets de la passion selon Meryl Streep entament leur dernier tour des salles, le nouveau cycle au cinéma de répertoire vient d’être dévoilé. Il s’agit d’une intégrale des sept films du mythique réalisateur américain , dont le chef-d’œuvre bénéficiera d’une ressortie nationale. Entre le 10 août et le 6 septembre, les spectateurs du complexe de salles géré par Gaumont près de la Place d’Italie à Paris auront donc l’occasion – pas forcément rare, mais toujours bienvenue – de voir ou revoir les films à la beauté méditative du maître très discret, de jusqu’à .

MoissonsDuCiel

Terrence Malick (*1943) a tourné son premier long-métrage en 1973, La Balade sauvage avec Martin Sheen et Sissy Spacek. Produit de manière indépendante, le film au style d’ores et déjà contemplatif sur un couple de meurtriers avait été un succès critique. Le réalisateur avait pourtant attendu plusieurs années avant d’entamer le tournage de son deuxième film, le sublime avec Richard Gere et Brooke Adams. Lauréat entre autres de l’Oscar de la Meilleure photo pour Nestor Almendros, du BAFTA de la Meilleure musique pour Ennio Morricone, du prix du Meilleur réalisateur au Festival de Cannes pour Terrence Malick en 1979, ainsi que de ceux de la National Society of Film Critics et des critiques de New York, ce film avait également fait l’objet d’une période de gestation assez longue. Son montage a ainsi nécessité plus de deux ans.

NouveauMonde

Puis vint une très longue période de clandestinité pour Malick, disparu des radars du cinéma pendant près de vingt ans. Cette absence prolongée, passée essentiellement à Paris où il avait enseigné la philosophie, s’était miraculeusement interrompue en 1998, grâce à la renaissance du mythe Malick à travers La Ligne rouge d’après James Jones avec Sean Penn et Adrien Brody. Ce film de guerre poétique avait alors été acclamé à travers le monde, remportant entre autres sept nominations aux Oscars, dont celles du Meilleur Film et du Meilleur réalisateur, l’Ours d’or au Festival de Berlin en 1999, une nomination au César du Meilleur Film étranger et le prix de l’American Society of Cinematographers pour la photo de John Toll. La Ligne rouge ressortira en version restaurée le 17 août. En 2005, Malick s’était attaqué à la légende de Pocahontas à travers avec Colin Farrell et Q’orianka Kilcher.

KnightOfCups

Ses trois derniers films pour le moment, réalisés dans la période relativement rapprochée entre 2011 et 2015, forment une sorte de trilogie existentielle. Tandis que le premier d’entre eux, avec Brad Pitt et Jessica Chastain, avait rencontré une réception enthousiaste, semblable à celle de La Ligne rouge, se soldant cette fois-ci par trois nominations à l’Oscar dont celles du Meilleur Film et du Meilleur réalisateur, la Palme d’or du Festival de Cannes en 2011 et le prix du Meilleur réalisateur de la National Society of Film Critics et des critiques de Los Angeles, les deux autres avaient davantage peiné à convaincre du génie de Terrence Malick : A la merveille avec Ben Affleck et Olga Kurylenko et Knight of Cups avec Christian Bale et Cate Blanchett. Pour approfondir la connaissance de l’univers de Terrence Malick avant ou pendant le cycle, nous vous renvoyons au livre de Philippe Fraisse « Un jardin parmi les flammes », paru aux éditions Rouge profond l’année dernière.

PorteDuParadis

Enfin, en attendant cette rétrospective aux films esthétiquement sublimes, Les Fauvettes programment à nouveau, dès demain, pendant deux semaines et à raison d’une séance par jour chacun, les deux œuvres les plus emblématiques de la carrière du réalisateur Michael Cimino, disparu le 2 juillet dernier : Voyage au bout de l’enfer avec Robert De Niro et John Cazale – Oscar du Meilleur Film en 1979 – et La Porte du paradis avec Kris Kristofferson et Isabelle Huppert. Puis, à la rentrée, à l’occasion de la sortie de son nouveau film Frantz avec Pierre Niney le 7 septembre, le réalisateur français François Ozon sera mis à l’honneur aux Fauvettes.

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles