Ghost Rider 2: l’Esprit de Vengeance

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Ghost Rider 2: l'Esprit de Vengeance photo du film

Ghost Rider 2: l'Esprit de Vengeance l'affiche officielle françaiseGhost Rider 2 : l’Esprit de Vengeance

USA : 2011
Titre original : Ghost Rider 2: Spirit of Vengeance
Réalisateur : ,
Scénario : David S. Goyer
Acteurs : , ,
Distribution : Snd (Société Nouvelle De Distribution)
Durée : 1h45
Genre : Action, Fantastique
Date de sortie : 15 février 2012

Globale : [rating:1][five-star-rating]

Contrairement à ce que peut suggérer l’apparence graphique du comics, pour qui s’intéresse au graphic novel, Ghost Rider fait partie des personnages les plus intéressants du monde Marvel. Réduit à une première adaptation ratée bien que divertissante, les studios ont crû bon de donner un deuxième opus au Ghost Rider. Idée risquée, souvent inutile et ici même totalement hors-jeu !

Synopsis : Danny, jeune garçon porteur d’une prophétie suscite la convoitise de Roarke, un homme mystérieux possédant de grands pouvoirs. On fait alors appel à Johnny Blaze pour se lancer à la recherche de l’enfant en lui proposant comme récompense de le libérer de son alter-ego de « Ghost Rider ». Poussé par le désir de lever sa malédiction et celui de sauver le garçon, le rider parviendra-t-il à s’affranchir de la menace de Roarke ?

Ghost Rider 2: l'Esprit de Vengeance photo du film

Une descente aux enfers.

Ce curieux objet pour s’enrichir a été laissé aux mains du duo, Mark Neveldine et Brian Taylor, déjà coupables de (1 et 2) et . En résumé, un style visuel (oublions la démarche scénaristique, parfois, non condamnable) entre le clip et le cartoon. Le diptyque Crank versait même dans l’outrancier et le grand guignolesque. On adhère ou non.

Que pouvait-on attendre d’une telle mise en scène conjuguée au monde de Marvel, relativement codifié ? Pas grand chose et le néant en est la réponse la plus claire. Si la fulgurance de certains passages est maîtrisée, c’est sous couvert d’une réalisation facile et grasse. On commence par le décor, qui nous indique immédiatement le low budget de l’entreprise et extériorise le film de la franchise et du monde Marvel. Soit, une fois accepté, un certain charme pourra s’en dégager, donnant une résonance de B movie, mais même dans cet encart le film ne fonctionne pas. Tout est sans relief, les décors peu exploités au final.

On voudrait alors s’attarder sur la réalisation. On sent bien évidemment la touche de Neveldine et Taylor, par exemple le rider a ses petites scènes vulgo-cartoon mode Crank, mais cela n’a rien à voir avec le personnage original. Passons encore. La mise en scène, souffrant au plus au point d’un manque de rythme, imposée par un scénario vide d’idée et de structure, ne sauvera pas l’entreprise. Là où parfois la gratuité a une place majeure et fonctionne, ici chaque effet tombe dans le grand n’importe quoi.

Reste uniquement deux ou trois séquences à la chorégraphie soignée et joueuse, propre et classique du film d’action (les poursuites de voitures notamment). A quoi bon avoir choisit ce style de réalisateurs pour ne réussir que dans la facilité.

On passe bien évidemment sur les effets spéciaux d’un autre âge, souvent peu soignés et on hésite même à parler de la version 3D, encore une fois, des plus inutiles, voir même gênante pour le coup.

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« Nicolas Cage ! » – « Qui ça ? »…

Après tout ça, on peut se dire que le turbulent Nicolas Cage viendra rattraper l’ensemble pour qui s’autorise à lui trouver encore du talent dans l’autodérision. Et, fidèle au film, le jeu du comédien est en-dessous de n’importe quelle attente. Sans relief, ni empreinte parodique ou outrancière; il reste uniquement un vide profond et un comédien qui semble s’ennuyer et être venu cachetonner. Alors l’arrivée d’un guest (dont on laissera la surprise), abonné du genre (Bis nauséeux) viendra poser sa pierre à l’édifice, effet encore raté. Décidément, ils insistent. Les minutes s’égrènent et il reste peu de temps pour sauver ne serait-ce qu’un quart d’heure pour que les spectateurs (fan du genre ou non) trouvent l’eldorado, le minuscule point positif, angle de réalisation, qui sauverait le film du naufrage. En vain, dans une dernière séquence, la farce finit son tour de cirque laissant tout le monde sur le carreau.

Ah, si, on a presque oublié, le génial Ciarán Hinds, vient sauver son statut en jouant à lui seul ce que le film et l’interprétation auraient dû être, un personnage tout en exagération, décalé et se délectant d’un second degré, on adore. Seule empreinte de ce que Ghost Rider : L’esprit de vengeance peut nous laisser.

Résumé

En s’attachant à la suite de Ghost Rider, Mark Neveldine et Brian Taylor livrent un film à la mise en scène ridicule, totalement détachée du premier opus ; qui tentait déjà, sans y réussir, une adaptation fidèle du comics. Dans cette suite tout semble être d’un autre âge autant par la mise en scène que l’interprétation. Rare sont les fans du genre qui y trouveront un infime plaisir.

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