Festival de Gardanne 2016 : Jour 4

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Barbara Ronchi, Nicolo Cabras (Massimo enfant)

Lundi 17 octobre, jour 4 du Festival 2016 : 2 films en avant-première, Fais de beaux rêves de Marco Bellocchio et Neruda de Pablo Larrain.

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Fais de beaux rêves

A bientôt 77 ans, plus de 50 ans après Les poings dans les poches, le film avec lequel le public international avait fait sa connaissance, Marco Bellocchio est une figure incontournable du cinéma italien. Fais de beaux rêves est l’adaptation au cinéma de Fais de beaux rêves, mon enfant, roman autobiographique de Massimo Gramellini. Massimo, on le rencontre à l’âge de 9 ans, au moment où sa mère, à laquelle il voue une affection sans borne, décède dans des circonstances qui ne vont cesser de rester troubles pour le gamin. Toute sa vie, le souvenir de cette mère aimante et aimée  va le hanter. C’est ainsi qu’on le retrouve adolescent, affirmant à ses meilleurs amis que sa mère vit aux Etats-Unis, puis adulte, devenu journaliste, d’abord dans le sport, puis dans le reportage de guerre, enfin dans les réponses au courrier des lecteurs. Avec une durée de 2 h 14, Fais de beaux rêves fait partie des films, trop nombreux malheureusement, qui aurait gagné à être raccourci de deux bonnes dizaines de minutes. On y trouve des scènes d’une très grande force, dégageant une grande émotion, mais, un peu trop souvent, cette émotion retombe lors de la scène qui suit, soit parce qu’elle est trop longue, soit parce qu’elle nage un peu trop dans le pathos. Ce film, qui faisait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes, sortira le 14 décembre.

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Neruda

Loin d’être un biopic du poète et homme politique chilien Pablo Neruda, ce nouveau film du réalisateur chilien Pablo Larrain (No, El Club) raconte l’histoire d’une poursuite. Cette poursuite, c’est celle menée par l’inspecteur Oscar Peluchonneau pour arrêter Neruda lorsque, en 1948, le Président González Videla, dont Neruda, sénateur communiste, a dirigé la campagne électorale deux années plus tôt, dévoile son visage de dictateur et se met en tête de se débarrasser des communistes. Dans Neruda, on rencontre un homme en train de construire sa légende, un homme qui prend plaisir à être poursuivi, un homme imbu de lui-même et loin d’être sympathique avec les gens du peuple. Nous voilà bien loin de ce que nous montrait Le facteur du poète chilien ! Alors, qui dit vrai ? Il faut admettre qu’il y a probablement une part de vérité dans le film de Pablo Larrain. Toutefois, on se doit de remarquer que l’histoire est racontée par l’inspecteur qui poursuit Neruda, c’est lui qu’on entend en voix off, c’est sa perception de l’homme Neruda qui nous est transmise. De plus, de trop nombreuses scènes caricaturales sont susceptibles de désorienter les spectateurs et peuvent les amener à se montrer sceptiques quant à la véracité de ce qui leur est montré. Ce film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes 2016, sortira en salles le 4 janvier 2017.

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