Festivals — 08 septembre 2012

Festival de Deauville 2012: jour 7

Revigoré par le fantastique Des hommes sans loi ( Lawless) projeté la veille, l’équipe CF se dirige vers le C.I.D pleine d’un espoir nouveau, l’espoir de voir le festival se réveiller un peu.

Il semblerait que les festivaliers, à l’image de l’équipe, avaient retrouvé leur dynamisme et c’est sous des applaudissement énergiques que , réalisateur de , 12e film en compétition, est entré dans la salle.

Smashed (en compétition)

Comme une piqure de rappel faisant écho à la soirée de la veille et à la mésaventure du lambrusco (cf Deauville 6ème jour), Smashed soulève le sujet de l’alcoolisme. Porté par une Mary-Elizabeth Winstead offrant un jeu d’une extrême justesse, le film s’attarde sur la détermination de cette femme à s’en sortir, permettant au spectateur de ressentir une certaine empathie envers ce personnage fort. Au final, on se laisse facilement emporter par cette histoire traitant d’un sujet sérieux sans jamais tomber dans le pathos facile, oscillant sans cesse entre gravité et légerté.

Passage obligé par la plage pour la pause pique-nique avec notre compère Nivraë qui nous incite fortement à emmener nos petits petons faire trempette. Autant dire que les festivaliers se seraient certainement passés de l’image assez traumatisante d’une rédactrice courant après les mouettes ou d’une équipe marchant pieds nus en direction du C.I.D.

Les pieds enfin secs, l’équipe s’installe dans les fauteuils du C.I.D, fébrile à l’idée de rencontrer et d’assister à la projection du très attendu .

Smashed au Festival de Deauville 2012

God Bless America (en compétition)

Dire que God Bless America est un film trash serait presque un euphémisme. Maniant l’humour noir à la perfection, Bobcat Goldthwaith offre au festival sûrement l’un des films les plus audacieux et subversif. (le frère de Bill) et la délicieuse (les mâles de l’équipe insistant bien sur le « délicieuse ») en Bonnie and Clyde des temps modernes, forment un duo atypique qui fonctionne à merveille au sein ce film non conventionnel aux scènes plus savoureuses les unes que les autres.

Le côté masculin de l’équipe fortement attiré par les yeux de Tara Lynne Barr, et la seule femme de l’équipe étant limite en transe à l’idée de respirer le même air que Bobcat Goldthwait, c’est tout naturellement que la team s’est retrouvée à la conférence de presse.

Si God bless America ne gagne pas de récompense (réponse samedi soir), l’équipe du film mériterait sûrement de recevoir le prix de l’équipe la plus sympathique et accessible du festival. Souriant et plein de bonne humeur, Bobcat Goldthwait est revenu sur son long-métrage, ce film violent qui prône pourtant la gentillesse.

Après tant d’euphorie, la team critique-film a rejoint son nouveau QG, lieu hautement secret où l’on sert toutes sortes de mets italiens et où l’équipe est connue comme le loup blanc, au point où les serveurs les appellent par leurs petits noms et déposent immédiatement une bouteille de Lambrusco frais devant notre rédac chef.

Retour au C.I.D pour assister à la carte blanche qui présente le dernier film de Sarah Polley : .

Take this waltz

Bien que l’équipe soit divisée sur ce film, tous les rédacteurs s’accordent à saluer la magnifique photographie aux couleurs ensoleillées et acidulées. Si cette histoire ne touchera pas tout le monde allant même jusqu’à lasser certains, Take this waltz offre une analyse subtile des relations amoureuses avec de brillants comédiens aux commandes (, pour n’en citer que quelques uns). Le film tirant son nom d’une chanson de Leonard Cohen, on ne s’étonnera pas d’entendre la voix rauque du chanteur lors d’une scène d’une virtuosité remarquable.

La suite au prochain épisode…

Take This Waltz au festival de Deauville 2012

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Claudine

Cet article a été rédigé par Claudine Jonard, Rédactrice de Critique Film.