Festival de Deauville 2012 : 4ème

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Festival de Deauville 2012: 4ème jour.

Enfin débarrassés d’Anaïs Berno qui est retournée trimer sur Paris, les festivités peuvent enfin commencer (on la charrie, mais l’équipe critique-film.fr n’est qu’amour). C’est donc débordante d’énergie que la  team CF commence la semaine. Un début de semaine chargé avec deux films en compétition, un documentaire et une avant-première.

Le soleil revenu sur Deauville, la matinée a commencé sur les chapeaux de roues avec la projection de Wrong de Quentin Dupieux (alias Mr Oizo) et le  » Eric Judor show » qui, venu présenter le film en compagnie du réalisateur et du producteur, a régalé le public ( et légèrement monopolisé l’attention) enchainant les blagues, allant même jusqu’à supplier le jury de voter pour leur film.

Wrong (en compétition)

Avec la loufoquerie qui le caractérise, Quentin Dupieux signe un film dans la lignée de ses précédents long-métrages. Néanmoins, plus classique et conventionnel que Rubber, Wrong décevra peut-être certains malgré quelques belles trouvailles.

Intriguée par ce film farfelu , l’équipe de critique-film.fr s’est hâtée vers la conférence de presse, espérant en apprendre plus. Malheureusement leurs espoirs furent vains, Quentin Dupieux refusant de dévoiler le moindre détail sur ses techniques d’écriture. Si certains considèrent les oeuvres du réalisateurs comme des « ovnis » celui-ci décrit son film comme  un film normal qui ressemble à la vie. Légère déception donc, car nous resterons donc sur notre faim. Peu importe, tout ne nécessite pas explication.

Eric Judor à la conférence de presse du Festival de Deauville 2012 pour Wrong de Quentin Dupieux

Quentin Dupieux à la conférence de presse du Festival de Deauville 2012 pour Wrong

Gimme the loot ( en compétition)

Belle surprise que ce long-métrage filmé simplement tel un documentaire. On pensera forcement au style de Larry Clark en suivant la vie de ces 2 adolescents dans un New-York à la sauce Hip-hop sous fond de tag, drogue et guerre des gangs. Les deux excellents comédiens (Ty Hickson et Tashiana Washington) campent des personnages attachants qui nous emportent très vite dans leurs aventures. Evitant les clichés, ce film tourné à Brooklyn, se concentre sur les relations de ces ados au son d’une très bonne bande originale.

Gimme the loot

A peine sortis, vos rédacteurs, qui n’ont peur de rien se jettent à nouveau dans une salle obscure ( oubliant au passage la pause goûter…) pour assister à la projection du documentaire The Queen of Versailles. Car oui, Deauville ce n’est pas que des films en compétitions et des avant-premières mais aussi une très bonne sélection de documentaires.

The Queen of Versailles.

Ce documentaire nous entraîne dans les dessous de la richesse américaine, aux côtés de ces nouveaux riches et de leurs lubies exubérantes, telles que la construction de la plus grande maison d’Amérique, un Versailles version USA. Suivant David Siegel et sa famille lors de la construction de leur palace, les réalisateurs voient leur documentaire changer totalement de voie lorsque la crise frappe l’Amérique et la famille de plein fouet, les obligeant à faire des sacrifices en voyant leur empire s’effondrer. Ce documentaire, drôle malgré lui à cause des réactions surprenantes de ces nouveaux riches et de leur mode de vie, se suit agréablement.

Hommage à Paula Wagner

Pour clore la journée, Paula Wagner, la célèbre productrice de Mission Impossible , s’est vue remettre un prix des mains d’une autre grande productrice: Claudie Ossard ( Le fabuleux destin d’Amélie Poulain). Après un montage rendant hommage à ses plus grandes collaborations, la productrice a rappelé l’importance du travail des producteurs, qui se battent pour que les films voient le jour.

Place ensuite à Pascal Laugier avec son dernier film The secret ( The tall man en version originale)  avec Jessica Biel.

Hommage à Paula Wagner au Festival de Deauville 2012

The Secret

Film à l’esthétique très « américaine », The secret parvient pendant un moment à laisser le spectateur dans le doute malgré un retournement de situation qui arrive bien tôt. Après cette apogée, le film prend un tournant bien trop prévisible, offrant une conclusion qui ne satisfait qu’à moitié. On ne peut qu’être déçu par ce premier film US de Pascal Laugier après l’incroyable Martyrs.

Lire la critique

The Secret au Festival de Deauville 2012

 

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