Félins

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Photo de Felins de Keith Scholey

L'affiche de Felins de Keith Scholey

USA : 2011
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Keith Scholey
Acteurs :
Distribution : The Walt Disney Company France
Durée : 1h27
Genre : Documentaire
Date de sortie : 1 février 2012

Globale : [rating:4][five-star-rating]

Après Les Ailes Pourpres, Océans ou encore le récent Pollen, voici le cinquième documentaire distribué par Disneynature et parlant cette fois-ci de deux histoires de félins d’Afrique de l’Est…

Synopsis : En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes. Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire… Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits…

Photo du documentaire Felins de Keith Scholey

Le succès inattendu de La Planète Bleue et de La Marche de l’Empereur étant, le Français Jean-Francois Camilleri, ancien président de Walt Disney Studios Motion Pictures International, s’est décidé en 2008 de créer la filiale Disneynature qui s’est spécialisée depuis maintenant quatre ans dans la distribution de documentaires (pour le moment animaliers) sortis au cinéma. La firme Disney aidant, nous avons pu découvrir de splendides films au budget conséquent et à l’image sublime, le tout narré par des stars prestigieuses comme James Earl Jones, Pierce Brosnan et aujourd’hui Samuel L. Jackson. Que nous réserve donc Disneynature pour sa cinquième production ?

Un documentaire surprenant

Pendant presque une heure et demie, le réalisateur Keith Scholey (accompagné d’Alastair Fothergill) nous entraîne dans la Réserve Nationale du Masai Mara, au Kenya, où nous faisons connaissance avec deux familles de félins : les lions, menés par Fang et leur lutte contre le terrible « prétendant au trône » Kali, et la femelle guépard Sita qui tente tant bien que mal d’élever ses cinq fils. Deux histoires parallèles menées tambour battant auxquelles le spectateur ne peut décrocher, la beauté des images, la précision du cadre et les nombreux gros plans l’amenant à être quasiment à côté des félins, suivant leurs aventures pas à pas… C’est d’ailleurs là la force du film : cette proximité entre les réalisateurs (et donc les spectateurs) et les animaux, inconscients de la présence des caméras.

Photo de Felins de Keith Scholey

Un scénario ? Presque, presque…

Je parle d’aventures car aventures il y a. Comme échappées d’un long-métrage (on pense naturellement au Roi Lion), les péripéties de nos deux familles sont mouvementées, incroyablement palpitantes et peuplées de nombreux rebondissements, le tout dans un rythme fabuleusement bien mené afin de ne jamais perdre le spectateur. Nous nous attachons très vite aux « personnages », désireux de connaître le sort de Layla et de sa fille Mara et si elles vont réussir à rester au sein du clan des lions, eux-mêmes tourmentés par l’arrivée inopportun de Kali et de ses fils, arrogants arrivistes voulant détrôner le puissant mais déjà bien abîmé Fang (et sa dent pendante).

De l’autre côté, le destin de la femelle guépard Sita et de sa portée retient également toute notre attention, les multiples dangers présents dans la jungle africaine n’étant pas de tout repos pour les tachetés. Mère solitaire extrêmement protectrice, on la découvre maline quand il faut ravaler son égo et sauver sa progéniture, usant pour cela de stratèges inouïs. Car nous restons principalement ébahis par l’intelligence et les forts liens affectifs que nous dévoilent ces animaux « primaires ».

Photo de Felins de Keith Scholey

L’instinct maternel au cœur du film

Que ce soit la fidélité de Mara envers sa faible mère, les attaques organisées en bande de renégats guépards ou encore justement la tristesse de Sita lors d’un douloureux moment, on ne peut qu’être bouche bée et plein d’émotion face à toute cette sincérité naturelle. Et si certains passages sont un poil trop romancés pour paraître crédibles (une simple traversée de fleuve devient un véritable périple avec l’aide d’une mini-histoire racontée avec fougue par Samuel L. Jackson et un montage astucieux), Félins n’en demeure pas moins un incroyable documentaire porté par une réalisation simple mais efficace, des plans à tomber et une somptueuse musique signée Nicholas Hooper (Harry Potter 5 et 6…).

Alors, est-ce que ça vaut le coup de se déplacer au cinéma et de payer 10€ pour voir des animaux ? Assurément, Félins n’étant pas juste une démonstration de mœurs mais plus une histoire véritable avec comme acteurs de vrais animaux, non-conscients d’être les auteurs de drames familiaux passionnants.

Résumé

Plus étonnant que jamais, ce nouveau documentaire Disney est une agréable surprise qui en étonnera plus d’un grâce à un « scénario » envolé et émouvant, des plans tout simplement bluffant et un rythme trépidant où, porté par la langoureuse voix de Samuel L. Jackson, nous nous retrouvons sans tarder dans une Afrique sauvage et dangereuse où les animaux ne sont finalement pas si différents de nous autres. Un espace détente naturel bien loin des blockbusters explosifs…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ivYz4AsTslU[/youtube]

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