Critique : Effets secondaires

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SE_affiche

Etats-Unis : 2013
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Scott Z. Burns
Acteurs : , , ,
Distribution : ARP Sélection
Durée : 1h46
Genre : Drame, Thriller
Date de sortie : 03 avril 2013

4/5

reprend des acteurs fétiches, c’est sans doute dû à un symptôme appartenant aux du succès. De (Traffic et Ocean’s Twelve) à (Magic Mike et Piégé) en passant surtout par Scott Z. Burns (scénariste) et qui tout deux ont travaillé sur Contagion. C’est donc un film munit d’un casting très bien calibré par le réalisateur et qui promet quelques performances…

Synopsis : Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…

SE_Rooney

Effet de surprise

Le film commence par un prologue, dès les premières minutes on sait qu’il va falloir être très attentif à la mécanique de l’action qui va suivre. Evidement c’est cette mécanique qui va orienter le film et va répondre aux questions qu’on se pose habituellement, pourquoi ? comment ? etc… On se trouve plongé dans la vie d’Emily et Martin ( et ) qui tente de se retrouver. Les problèmes du couples ne font que commencer. Le réalisateur nous accompagne dans le quotidien d’Emily ou plutôt la tristesse et la banalité… Sa monte très haut, qu’on pourrait presque comprendre ce qui va pousser sa rencontre avec le psychiatre Jon Banks alias .

De là on se trouve dans un marché avec un choix impressionnant, non pas de fruit ou légume, mais bien de médicament antidépresseur. arrive à nous exonérer de la dépression en changeant de cap au bon moment. L’attention n’est plus tout à fait portée sur Emily, mais bien sur le psychiatre. Ce dernier fait tout pour sa patiente il contacte son ancien thérapeute Dr Siebert, un personnage assez sombre interprété par . Ils tentent ensemble de trouver le bon traitement pour sa patiente, jusqu’au drame

Une nouvelle intrigue vient de naître. Maintenant le sort psychologique d’Emily nous importe peu (faut être honnête). Et Banks, qui se retrouve seul à devoir enquêter pour défendre sa renommée devant la justice. Un rebondissement animé d’ironie, car pour une fois c’est le psychiatre qui se voit souffrir de différents troubles psychiques. Son obsession nous pousse vers les théories les plus abjectes, sauf une…

SE_Jude

Une performe de première

Appelons un chat, un chat. D’un point de vue détermination, les personnages de Jon Banks et d’Erin Brockovich sont très proche. Ils n’ont pas la même motivation mais leurs actes fous qu’on ne fait qu’en de désespoir, sont très fort. Comme à son habitude, Soderbergh utilise plusieurs (voir parfois trop) de thèmes. Dans Effets Secondaire la la mayonnaise est parfaite. Réaliser un film en mettant des ingrédients tel que la psychologie, la manipulation, la dépression, l’obsession, l’industrie pharmaceutique le tout entremêler dans une enquête sur un meurtre. Ce n’était pas gagné d’avance. On comprend mieux pourquoi il s’est très bien entouré.

On ne peut pas vraiment parler de suspens, on se doute qu’en final tout ira bien. En principe avec Soderbergh les fins sont heureuses. Mais ce qui nous intéresse c’est de découvrir la machination du scénario. En ajoutant les techniques de mise en scène, le réalisateur formé initialement au montage, prouve son efficacité et sa maîtrise. Le travail des plans filmés est également admirable, ça permet de dissimuler certaines informations et de les retrouver plus tard en flashbacks. Le déclencheur du scénario pourrait presque faire penser à un classique. La mort de Martin, personnage bref, arrive à un moment clef qui pourrait rappeler Janet Leigh dans Psychose. Bon je rassure, personne n’osera rebaptiser la « scène de la douche » par la scène de la cuisine.

Si la réalisation est bonne, le scénario est bon, que dire du casting. et on savait, même si ce n’est pas le rôle de leurs vies. Les Bienvenue à Gattaca et Stalingrad pour l’un se font distancer. Et les entraînements en combinaison dirigé par Sean Connery dans Haute Voltige, qui précède le succès du Masque de Zorro, pour l’autre. Le talent n’a pas de physique ni d’âge. Malgré tout, les mots en français de l’acteur et le plaisir visuel de l’actrice sont les bienvenues et très appréciés. Une chose est sur, a appris à jouer la dépression en psychiatrie, impossible d’envisager une autre solution à sa très bonne performance. 

 SE_ZJ

 

Résumé

est garnit de plusieurs choses en seulement 1h40, pour le film le timing est parfait. De quoi passer un bon moment bien encadrer dans une mise en scène qui en jette. De quoi admirer une ironie presque sadique. Les 9 nominations à Berlin sont justifiés. Le seul regret à avoir c’est la perte de qui pourrait stopper un moment la réalisation.

[youtube]http://youtu.be/XsVVyYwd-Qk[/youtube]

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