Décès de l’actrice Maureen O’Hara

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L’actrice irlandaise Maureen O’Hara est décédée le 24 octobre à Boise dans l’Idaho. Elle était âgée de 95 ans. O’Hara était l’une des dernières légendes vivantes du cinéma hollywoodien des années 1940 et ’50. C’est surtout sa collaboration avec le réalisateur John Ford et l’acteur John Wayne qui a marqué l’Histoire du cinéma. Dans ces films, Maureen O’Hara interprétait des femmes indépendantes et fortes, un état d’esprit qui ne se reflétait pas forcément dans sa vie privée, où elle défendait des valeurs traditionnelles.

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La carrière de Maureen O’Hara a commencé d’une façon plutôt impressionnante à la fin des années 1930, puisque elle a partagé l’affiche avec l’imposant Charles Laughton, son mentor, dès son troisième et quatrième film, respectivement La Taverne de la Jamaïque de Alfred Hitchcock – qui vient de ressortir en version restaurée il y a quinze jours – et Quasimodo de William Dieterle. D’abord sous contrat chez RKO, où elle avait tourné dans Secret de famille de John Farrow et Chantez dansez mes belles de Dorothy Arzner, Maureen O’Hara avait passé le reste des années ’40 chez la 20th Century Fox. Ses deux films les plus importants de cette période sont Qu’elle était verte ma vallée de John Ford, Oscar du Meilleur Film 1941, et le classique de Noël Le Miracle de la 34ème rue de George Seaton.

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Entre-temps, elle a été la vedette de films de genre aussi variés que Les Gars de Tripoli de Bruce Humberstone, Les Dix héros de West Point de Henry Hathaway, Le Cygne noir de Henry King, Aventure en Libye et La Fière créole de John M. Stahl, Vivre libre de Jean Renoir, Nid d’espions et Sinbad le marin de Richard Wallace, Buffalo Bill de William A. Wellman, Pavillon noir de Frank Borzage, Voyage sentimental et Bonne à tout faire de Walter Lang, Secret de femme de Nicholas Ray, La Rue interdite de Jean Negulesco, Bagdad de Charles Lamont et Sur le territoire des comanches de George Sherman. La réputation de flibustière qu’elle avait gagnée grâce à certains de ces films allait toutefois lui coûter plus tard le rôle de l’institutrice dans l’adaptation de la comédie musicale Le Roi et moi, parce que les compositeurs lui ont préféré une actrice plus respectable, en l’occurrence Deborah Kerr.

RioGrande

En 1950, Maureen O’Hara avait fait équipe pour la deuxième fois avec John Ford dans Rio Grande. Ils allaient collaborer encore dans L’Homme tranquille – Oscar de la Meilleure réalisation –, Ce n’est qu’un au revoir et L’Aigle vole au soleil. Parallèlement, l’actrice est restée fidèle aux films d’aventures et autres westerns, comme Les Frères Barberousse de Charles Lamont, Les Fils des mousquetaires de Lewis Allen, La Loi du fouet de Lewis Milestone, A l’abordage et A l’assaut du Fort Clark de George Sherman, Le Brave et la belle de Budd Boetticher, Lisbonne de Ray Milland et Notre agent à La Havane de Carol Reed.

HommeTranquille

A partir des années 1960, des comédies familiales (La Fiancée de papa de David Swift, Monsieur Hobbs prend des vacances de Henry Koster, La Montagne des neuf Spencer de Delmer Daves, Et pourtant on s’aime de Michael Gordon) remplaçaient les films d’aventures, pendant que Maureen O’Hara restait toujours aussi présente dans les westerns : New Mexico de Sam Peckinpah, Le Grand McLintock et Rancho Bravo de Andrew V. McLaglen, ainsi que Big Jake de George Sherman. Après une absence de vingt ans des écrans, elle avait fait un bref retour dans Ta mère ou moi ! de Chris Columbus en 1991.

TaMereOuMoi

Maureen O’Hara a obtenu un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en novembre dernier.

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