Critique Express : Comme un prince

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Comme un prince 

France : 2023
Titre original : –
Réalisation : Ali Marhyar
Scénario : Ali Marhyar, Julien Guetta
Interprètes : Ahmed Sylla, Mallory Wanecque, Julia Piaton
Distribution : Apollo Films / Orange Studio
Durée : 1h30
Genre : Comédie
Date de sortie : 17 janvier 2024

3/5

Synopsis : Souleyman, 27 ans, champion de boxe en pleine préparation des J.O. avec l’Équipe de France, voit son avenir s’écrouler lorsqu’il se fissure les os de la main, suite à une bagarre dans un bar. Souleyman se fait exclure de l’équipe et est envoyé au Château de Chambord, où il doit effectuer ses 400 heures de travaux d’intérêt général (T.I.G.) à ramasser les déchets dans les jardins. D’abord insensible au lieu, Souleyman finit par s’intéresser au château, à ceux qui y travaillent, et notamment à Eddy, la responsable événementiel, qui va l’embarquer dans un autre univers. Mais sa rencontre avec Mélissa, une jeune ado au talent exceptionnel pour la boxe, va remettre en question ses projets…

Lors de la réalisation d’un premier long métrage, le choix de son sujet et la façon de le traiter sont presque aussi importants pour la suite de la carrière du réalisateur que la qualité proprement dite de l’œuvre. En effet, ce binôme sujet/façon de le traiter vont faire entrer le film dans un genre cinématographique précis et, pour le réalisateur, le risque existe de se voir catalogué d’entrée de jeu et à jamais dans ce genre, et ce d’autant plus si le film rencontre un important succès publique. Pour ses débuts comme réalisateur, le comédien et scénariste Ali Marhyar a choisi le  domaine de la comédie populaire et, son film étant plutôt réussi, il est donc souhaitable pour lui que ce soit le domaine dans lequel il souhaite continuer sa carrière.

Comme un prince nous entraîne auprès de Souleyman, un boxeur de talent, champion de France dans sa catégorie, un membre de l’Equipe de France en pleine préparation pour les Jeux Olympiques. Pas de chance pour lui : étant présent dans un bar alors qu’une bagarre éclate, il va être triplement touché : une main dont les os sont fissurés, exclusion de l’Equipe de France de boxe, condamnation à effectuer 400 heures de T.I.G.. Pour effectuer ce Travail d’Intérêt Général, c’est au Château de Chambord qu’on l’envoie, a priori pour ramasser les déchets dans le parc. Heureusement pour lui, les liens qu’il tisse petit à petit avec Eddy, la responsable évènementielle du site, vont l’entraîner vers des activités pas forcément plus faciles mais qui correspondent mieux à son caractère. Et puis, dans son environnement, il y a Mélissa, une jeune ado chez qui Souleyman décèle très vite une grande aptitude pour le « noble art » et qu’il va réussir à convaincre de s’entraîner durement afin de devenir une championne, histoire, pour lui, de retrouver le haut niveau de ce sport par procuration.

Les premières exigences qu’on est en droit d’avoir concernant une comédie « populaire », c’est que le film soit distrayant et que la vulgarité soit, sinon totalement absente, du moins présente le moins possible. Comme un prince remplit ces 2 conditions, même si le côté distrayant trouve parfois sa place au prix d’un certain nombre d’invraisemblances, que ce soit sur le monde de la boxe ou concernant les rapports entre Souleyman et Eddy.  Mais il y a mieux : force est de reconnaître que, malgré son inexpérience dans la réalisation, Ali Marhyar fait preuve tout du long d’un très bon et très appréciable sens du rythme, avec des scènes qui sont toujours coupées au bon moment. Au côté de Ahmed Sylla, l’interprète de Souleyman, qui, manifestement, a beaucoup travaillé le côté physique du job, on retrouve avec plaisir Mallory Wanecque que l’on avait découverte et beaucoup appréciée il y a un peu plus d’un an dans Les pires et qu’on n’avait pas revue depuis. Elle aussi a effectué un gros travail physique afin d’être crédible dans son rôle de boxeuse en devenir et elle confirme son grand talent de comédienne. Julia Piaton fait le job dans le rôle d’Eddy et Jonathan Lambert apporte sa touche de folie dans le rôle de Bertrand, le conteur du château. Film qui ne révolutionne pas l’histoire du cinéma mais qu’on peut sans rougir qualifier de « sympatoche », Comme un prince arrive même à se montrer émouvant dans ce qu’il montre des rapports entre Souleyman et son père.

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