Critique : Drive-Away Dolls

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Drive Away Dolls

États-Unis : 2024
Réalisation : Ethan Coen
Scénario : Ethan Coen, Tricia Cooke
Acteurs : Margaret Qualley, Géraldine Viswanathan
Distributeur : Universal Pictures International France
Genre : Comédie, policier, road movie
Durée : 1h24
Date de sortie : 3 avril 2024 (France)

2/5

Impossible malheureusement de ne pas faire résonner ce premier long-métrage en solo d’Ethan Coen à travers le souvenir laissé par plusieurs des grandes œuvres issues du duo qu’il a formé si longtemps avec son frère. D’autant plus que malheureusement, “Drive away dolls” souffre fort de la comparaison.

Synopsis : Jamie, une jeune femme libre d’esprit essuyant une énième rupture amoureuse, et Marian, son amie pudique et réservée qui souffre de frustration généralisée, sont en quête d’une bouffée d’air frais. Elles se lancent dans un road trip en direction de Tallahassee, mais leur périple va vite se compliquer quand elles croisent la route d’une bande de truands

Très grossièrement, on pourrait dire que le film a gardé le loufoque caractéristique des productions Coen en perdant beaucoup de la drôlerie. Excusez-nous d’être si synthétiques mais le film n’appelle rien d’autre. Et puis, on vous gâche la surprise, mais la dimension sexuelle très étrange du film, à la fois centrale et totalement anecdotique vient teinter ce spectacle douteux d’un mauvais goût petit bourgeois qui focalise le film autour d’un enjeu… de godemichets!

Nous vous épargnerons les développements paresseux de cette non-enquête servant de prétexte à une bouffonnerie qui fait visiblement beaucoup rire son auteur. Celà, et puis de demander à Margaret Qualley de forcer un accent redneck qui ne rend pas service à cette actrice prometteuse pourtant mais qui a sans doute plus à donner que cette imitation à contretemps de Frances McDormand dans Fargo.

Pourquoi pas me direz-vous. En soit oui pourquoi pas vous répondrais-je, si la parodie de ces deux protagonistes, projections d’un “spectre” lesbien caricatural à souhait, ne nous ont pas parues vraiment maladroites. Sont-elles censées symboliser une satire woke? La tentative de “moderniser” les personnages habituels de l’univers Coen? Nous vous en laisserons juges. En fait, pour être honnête, peut-être faut-il prendre l’accueil glacial du film pour argent comptant et aller voir un meilleur film.

Conclusion

Quel dommage quand on ne peut reprocher le manque d’une certaine audace, de devoir reconnaître le manque d’originalité de ce road trip sans prises sur le réel aux ficelles ultra prévisibles et à la politique sexuelle extrêmement gênante.

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