Critique : Dark Places

2
152

dark places affiche

Etats-Unis, 2014
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Gilles Paquet-Brenner, d’après l’oeuvre de
Acteurs : , , Chloë Grace Moretz
Distribution : Mars Distribution
Durée : 1h53
Genre : Science fiction
Date de sortie : 8 avril 2015

Note : 2/5

Deuxième adaptation d’un roman de Gillian Flynn à arriver sur nos écrans après le film de , Dark Places peut-il rivaliser avec son prestigieux aîné ? Ce n’est hélas pas gagné…

dark-places-00

Synopsis : En 1985, Libby Day, huit ans, assiste au massacre de sa famille et accuse son frère adolescent. 28 ans plus tard, alors qu’elle survit chichement grâce à la générosité de ses «fans», elle est contactée par un groupe de justiciers qui tentent de réparer les erreurs judiciaires. À contre-coeur, elle participe à leurs investigations et découvre que la vérité ne ressemble en rien à ses souvenirs.

dark-places-01

Une double coïncidence étonnante

Le français Gilles Paquet-Brenner (Gomez et Tavarès, Les Jolies Choses) adapte un roman policier de Gillian Flynn qui fit l’événement l’an dernier lorsque David Fincher réalisa le machiavélique Gone Girl d’après son livre éponyme. La narration fluide propice au suspens et la prestation convaincante de Charlize Theron, suicidaire, éteinte, rageuse, hostile, ne suffisent pas à transcender le matériau d’origine avec une même profondeur. L’énigme est victime de raccourcis bien pratiques dans sa résolution avec une double coïncidence à trente ans d’écart avec deux événements concomitants à chaque fois avec trois personnages impliqués dans les deux séquences ! Sans rentrer dans les détails, cela fait un peu beaucoup trop de hasard pour la crédibilité de l’intrigue. La mise en scène n’est pas honteuse mais le côté poisseux du récit n’est pas digne de prestigieux aînés, ne citons que de Steve Kloves auquel on pense parfois comme autre tragédie familiale de marginaux perdus dans un drame plus grand qu’eux. Si Gilles Paquet-Brenner est justement soutenu par le directeur de la photographie Barry Ackroyd (de nombreux films de Ken Loach ou Démineurs), cela ne suffit pas à créer le climat angoissant recherché.

dark-places-02

Un manque d’empathie pour les personnages

Le manque d’empathie pour l’ensemble des personnages est gênante alors que ceux de Gone Girl, non moins antipathiques dans l’ensemble, bénéficiaient d’une caractérisation bien plus passionnante qui permettait de rester intéressé par ce qui leur arrivait. Les rapports aux médias, aux fans sortis de nulle part qui vous admirent parce que vous êtes une victime ou un coupable, là encore c’est traité de façon bien moins convaincante avec une accumulation de scènes inutiles et de personnages qui le sont tout autant, la résolution des mystères aggravant encore plus ce désintérêt a posteriori. La pulpeuse , déjà un atout pour les films inégaux qu’étaient Lost River de Ryan Gosling ou Ginger & Rosa apporte une nouvelle fois de la profondeur à un personnage de mère courage dépassée par ses problèmes d’argent malgré l’affection qu’elle porte à ses enfants. Les rares instants d’émotion proviennent de sa performance jamais outrée, parfois bouleversante. Dans les mêmes flashbacks, Chloë Grace Moretz est elle particulièrement décevante et peu crédible en tentatrice trop mûre pour son âge. en frère adulte de Libby, contraint de jouer un faux suspense par un scénario paresseux, passe à côté de son rôle et pour voir Nicholas Hoult partager l’écran de façon intéressante avec Charlize Theron, il est préférable de se replonger dans l’Outback post-apocalyptique de Mad Max Fury Road.

dark places 03

dark-places-04

Conclusion

S’il y a du potentiel dans l’intrigue, la gestion des révélations, la noirceur forcée et jamais organique des situations dramatiques laisse au mieux indifférent au sort des personnages impliqués dans cette histoire plus confuse et tirée par les cheveux que fascinante ou touchante.

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici