Critique : Comment tuer son Boss 2

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comment tuer son boss 2 affiche

Etats-Unis, 2014
Titre original : Horrible Bosses 2
Réalisateur : Sean Anders
Scénario : Sean Anders, John Morris, Jonathan Goldstein, John Francis Daley, Michael Markowitz
Acteurs : , , , , , ,
Distribution : Warner Bros France
Durée : 1h48
Genre : Comédie
Date de sortie : 24 décembre 2014

Note : 2/5

Trois ans après une première rébellion contre leurs mauvais patrons, Nick, Dale et Kurt vont tenter de devenir leurs propres patrons. Mais leur chemin vers le succès va être de nouveau entravé par de bien méchants hommes d’affaires bien plus malins qu’eux. Ce qui n’est guère difficile…

comment tuer son boss 2 01

Synopsis : Après avoir essayé de se débarrasser de leurs employeurs respectifs -et parfois réussi- Nick, Dale et Kurt veulent créer leur entreprise. Ils pensent avoir une idée révolutionnaire mais leur principal financier les escroque le plus légalement du monde. Pour se refaire, ils auront une nouvelle idée brillante, kidnapper le fils du patron.

Horrible Bosses 2

Patron à la place du patron

Retour des trois pieds nickelés en col blanc qui avaient tenté d’occire leurs patrons dans un premier film sorti l’été 2011 mais s’étaient révélés incapables de commettre des meurtres plus par incompétence que par rectitude morale. Changement d’approche dans la criminalité, ils vont se limiter à un enlèvement. Comme ils ne sont guère doués, évidemment les choses vont dégénérer. S’ils s’avèrent là encore incapables de tuer, ils causent de sacrés dégâts sur leur route. L’humour vient de leur stupidité sans limites : ils s’emmêlent les pinceaux, disent ce qu’ils ont en tête sans réfléchir aux conséquences, se comportent en obsédés sexuels et font confiance à n’importe qui sans prendre de précautions. Le trio d’humoristes (Jason Bateman, Charlie Day, Jason Sudeikis) assurent le spectacle grâce à leurs improvisations de qualité inégale qui touchent parfois juste, surtout lorsqu’ils lorgnent vers l’absurde.

Charlie Day et Jennifer Aniston
Charlie Day et Jennifer Aniston

Des patrons toujours pervers

Leurs ennemis qui avaient survécu au premier film reviennent pour de brèves apparitions, Jennifer Aniston en dentiste nymphomane et Kevin Spacey toujours aussi méprisant même en prison. Devenu assassin par leur faute, il ne se prive pour autant pas de les insulter. Jamie Foxx leur donne toujours des conseils douteux et se révèle toujours aussi peu doué en négociations financières. Si déçoit en grand patron vénal, la grande surprise vient de celui qui joue son fils. Désirant devenir calife à la place du calife, cet Iznogoud en herbe va profiter de son kidnapping pour prendre la place de son père. La prestation de Chris Pine (Star Trek) est la grande réussite de cette comédie inégale qui se rattrape par sa destruction désorganisée du rêve américain et une vulgarité des dialogues rare dans le cinéma venu d’outre-Atlantique souvent très pudibond.

Christoph Waltz et Chris Pine
Christoph Waltz et Chris Pine
Jamie Foxx, Jason Bateman, Charlie Day et Jason Sudeikis
Jamie Foxx, Jason Bateman, Charlie Day et Jason Sudeikis

Conclusion

Hélas desservies par un scénario paresseux, les situations comiques prometteuses ne fonctionnent que la moitié du temps. Inégal et répétitif par rapport au premier film, cette suite ne sert que le minimum syndical pour divertir. Amusant parfois notamment grâce à Chris Pine qui s’amuse ouvertement et révèle une capacité comique inattendue.

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