Test Blu-ray : Le Prince enchaîné

Production typique des années 60, Le Prince enchaîné est une adaptation flamboyante de « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, qui avance avec cette majesté un peu théâtrale qui sent bon les superproductions ibériques de l’époque.

Test Blu-ray : Peppermint

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Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.

Test DVD : Les Avantages de voyager en train

Et si, parmi les nombreux avantages qu'on peut trouver aux voyages en train, il y avait celui, qui peut se révéler très agréable, de pouvoir être mené en ... bateau.

À voir en VOD : Crush

Crush est un thriller qui nous réserve quelques petites surprises, quelques petits revirements que l'on avait pas forcément vus venir, et qui contribuent à en faire un film constituant plutôt le haut du panier en termes de Direct To Video du samedi soir.

Test Blu-ray : Lamberto Bava – Delirium + Body Puzzle

On n’attendait pas forcément à voir débarquer de sitôt deux films signés Lamberto Bava sous la bannière de Carlotta Films, et on salue bien bas l’ouverture d’esprit de ses responsables éditoriaux.

Test Blu-ray + DVD : La vengeance d’un acteur

Alors que les fêtes approchent, Rimini Editions a la très bonne idée de présenter à nouveau ce film rare dans une version restaurée, dans un combo Blu-ray + DVD : une très bonne idée de cadeau.

Test Blu-ray : The rider

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Contredisant les idées préconçues que les westerns nous ont inculquées depuis les débuts du cinéma, il est tout à fait possible, dans l’ouest des États-Unis, d’être à la fois cow-boy et indien. C’est le cas de Brady, as du rodéo et expert dans le débourrage des chevaux sauvages. Brady vit dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du sud, auprès de sa petite sœur Lilly, une jeune autiste atteinte du syndrome d’Asperger, et de Wayne, leur père, un ancien cow-boy devenu accro aux jeux.
Restless

Test DVD : Restless

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Gus van Sant retrouve deux thèmes qui lui sont chers : l’adolescence et la mort. Restless est donc la vision du cinéaste d’une adolescence sombre empreinte de mélancolie. En comparaison à Elephant ou Paranoid Park, il s'agit du film sur ce thème le plus faible du réalisateur. Difficile d'être emporté par la romance que l’on découvre un peu trop plate et souffrant de nombreux temps morts. On attendait plus de la part de ce réalisateur atypique.

Test Blu-ray : Les forbans de la nuit

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Troisième film de la « trilogie urbaine » de Jules Dassin (après La cité sans voiles en 1948 et Les bas-fonds de Frisco en 1949), Les forbans de la nuit s’impose comme un flamboyant archétype des qualités esthétiques et thématiques du « Film Noir » dans son ensemble. Tout d’abord le film nous propose un récit d’arnaque et de gangsters bien ficelé, tournant autour d'un escroc ambitieux mais poissard, dont les plans tournent de plus en plus mal et l’envoient au cœur d’une vertigineuse spirale d’échec. Les personnages sont d’ailleurs aussi sombres que le décor dans lequel ils évoluent : vénaux, veules, revanchards, aucun d’entre eux ne s’attirera réellement la sympathie du spectateur, d’autant que le film de Jules Dassin, sans concession, n’hésite pas à proposer une représentation très sombre de Londres et de ses bas-fonds, où les gangsters font leur propre loi en toute impunité, sans jamais être inquiétés par la police. Bien sûr, il y a aussi ce personnage de « Femme Fatale » (Gene Tierney), qui provoquera en partie la chute du personnage principal, incarné par un Richard Widmark fiévreux et halluciné.

Test Blu-ray : La Maison de la Terreur

On a terminé la semaine dernière notre « Semaine du Giallo », mais on commence à se dire qu’on aurait pu jouer les prolongations avec La Maison de la Terreur, qui ne respecte certes pas tous les codes du genre, mais qui s’en amuse clairement.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Eddington

Comme les films précédents d’Ari Aster, Eddington se distingue par son mélange de genres : comédie grinçante, thriller paranoïaque et western politique. Ari Aster, dont on avait adooôôôooré Hérédité et Midsommar, s’amuse toujours à brouiller les pistes.

Test Blu-ray : Nekrotronic

Découvert en ouverture de l'édition 2019 de l’Étrange Festival, Nekrotronic est le nouveau film imaginé et mis en scène par les frères Roache-Turner, frangins australiens qui nous avaient fait forte impression en 2015 avec leur premier film, Wyrmwood – Road of the Dead, film de zombies à la sauce Mad Max 2 qui nous avait bien fait marrer mais qui, surtout, marquait la naissance d'un duo de cinéastes à suivre. Après quelques tentatives – à ce jour infructueuses – pour développer à nouveau l'univers Wyrmwood au cœur d'un deuxième film ou d'une série TV, les frères Roache-Turner reviennent donc avec un projet original, à la croisée des genres et des influences, mais tellement sincère et fun qu'il s'avère une grande bouffée d'air frais en ces temps d’uniformisation du cinéma de genre.

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Test Blu-ray : Le Roi des rois

Le Roi des rois est un film d'animation américano-sud-coréen réalisé Seong-ho Jang, sorti dans les salles du monde entier en 2025. Le scénario est librement adapté du roman « La Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ » de Charles Dickens.

Test Blu-ray : On continue à l’appeler Trinita

Un parfum de poussière joyeuse flotte au-dessus d'On continue à l’appeler Trinita, comme si le film avait été tourné dans un saloon où quelqu’un aurait renversé un sac entier de bonne humeur ('voyez le tableau ?).

Test Blu-ray : On l’appelle Trinita

Un vent étrange souffle sur On l’appelle Trinita, un vent qui ne vient ni du désert ni des plaines poussiéreuses, mais d’un coin du cinéma italien où l’on a soudain décidé que le western pouvait arrêter de froncer les sourcils.

Critique Express : L’heure de la libération a sonné

"L'heure de la libération a sonné" est un film d'une grande richesse qui, plus de 50 ans après sa réalisation, reste d'une grande actualité.

Test Blu-ray : Yoroï

Yoroï reprend bien les visages familiers – Ablaye, Skread, les copains de toujours – mais les embarque dans un récit de fantômes, de yokaïs et de bastons surnaturelles qui n’a plus grand-chose à voir avec la success-story du rappeur.