Cannes, jour 9 : quelques déceptions

Once upon a time … in Hollywood – 3.5/5

« Once upon a time … in Hollywood est en effet étrangement statique. Il ne se passe presque rien pendant les trois quarts du film, sans que ce soit pour autant désagréable. Tarantino n’a plus rien à prouver, il se permet des plans séquences discrets, n’a pas besoin d’en faire des tonnes, ne cherche pas à impressionner. Mais on sent, au fond, comme une lourdeur dans l’âme. Beaucoup moins enjoué que les œuvres précédentes, lorsque, enfin une scène où la violence explose, dans la droite lignée de tous les films qui l’ont rendu célèbres, c’est presque trop tard. Drôle d’œuvre donc, presque une transition, ou un moment de pause avant un 10ème (et potentiel dernier) long-métrage. » – retrouvez notre complète critique ici.

Roubaix, une lumière – 2.5/5

Le temps d’une semaine de Noël, Arnaud Desplechin s’intéresse au genre policier, et situe l’action dans une des communes les plus pauvres de France : Roubaix. Une ville dans laquelle il a grandi, qu’il filme avec compassion jusque dans ses recoins les plus sombres. Si le bienveillant commissaire Daoud (impeccable Roschdy Zem) arrive a être attachant, on ne peut pas en dire de même du reste des protagonistes. A une première partie très « documentaire » succède une longue séquence d’audition de deux suspectes, interprétées par Léa Seydoux et Sara Forestier. Il faut avouer que nous avons été assez peu convaincus par ce couple d’actrices, d’autant plus quelques jours après les étincelantes comédiennes du Portrait de la jeune fille en feu !

Difficile de comprendre où veut en venir le cinéaste. Le ton étrangement bon enfant a du mal à prendre, à l’image de la scène d’interrogatoire. Trop répétitive dans ses procédés, on a aussi du mal à se passionner pour la résolution d’un crime qui arrive dans le récit comme un cheveu sur la soupe. En bref, ce « conte de noël » est à réserver aux inconditionnels d’Arnaud Desplechin.

The gangster, the cop, the devil – 3/5

Après Le bon, la brute et le cinglé, voici Le Gangster, le flic et le diable. Mais ce film de Lee Won-tae n’a lui pas la volonté de rendre hommage au cinéma de Sergio Leone. Présenté en séance de minuit, lieu qui semble devenu propice aux films d’actions coréens, il est question de la traque d’un serial killer par un policier et un chef de gang, associés pour l’occasion. Rien de bien neuf : le long-métrage a l’allure d’un énième actioner version sud-coréenne. Honnêtement, il s’agit un peu de cela : les personnages sont faussement complexes, la réalisation sans grande ambition, le récit prévisible. Cependant, le long-métrage reste de bonne facture, et assez maitrisé pour arriver à être divertissant.

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Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr