Cannes 2015 : le jury de la Cinéfondation
Cécile De France (© Ben Dauchez), Daniel Olbrychski (© Katarzyna Paskuda), Aderrahmane Sissako (© Bertrand Langlois / AFP), Rebecca Zlotowski (© Shelby Duncan) et Joana Hadjithomas (© Jessica Forde)

(© Ben Dauchez), (© Katarzyna Paskuda), Aderrahmane Sissako (© Bertrand Langlois / AFP), (© Shelby Duncan) et (© Jessica Forde)

 

Le Festival de Cannes a annoncé le 19 février dernier que le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako serait à la tête du jury qui désignera la Palme d’or du court-métrage parmi les neuf films en compétition et les trois prix décernés dans le cadre de la Sélection où 18 films d’étudiants d’écoles de cinéma sont en lice. On connaît depuis ce jeudi 7 mai les membres de son jury. Il est rejoint par la cinéaste libanaise Joana Hadjithomas, la réalisatrice française Rebecca Zlotowski, l’actrice belge Cécile de France et last but not least Daniel Olbrychski.

Jowita de Janusz Morgenstern

Jowita de Janusz Morgenstern

 

Né en 1945, Daniel Olbrychski est l’un des plus grands acteurs polonais de sa génération, révélé par Kanal du réalisateur qui l’a dirigé depuis à de nombreuses reprises dans des rôles qui ont souligné sa très grande versatilité, séduisant ou repoussant, drôle ou tragique. Leur collaboration ininterrompue s’inscrit parmi les plus marquantes de l’Histoire du cinéma, du niveau de Marcello Mastroianni & Federico Fellini, Robert De Niro & Martin Scorsese, Max Von Sydow & Ingmar Bergman, Toshiro Mifune ou Takashi Shimura & Akira Kurosawa. De tous les membres des divers jurys, de sélection officielle ou parallèle, il est (c’est mon humble avis personnel) le plus prestigieux, avec une filmographie impressionnante qui s’étale sur près de cinquante ans.

Dirigé également par d’autres grands noms du cinéma polonais (Krzysztof Zanussi, Krzysztof Kieslowski, Janusz Morgenstern, Agnieszka Holland, Jerzy Hoffman…), partenaire hilarant de Roman Polanski dans le méconnu La Vengeance (Wajda toujours) il a connu une belle carrière internationale avec La Diagonale du fou de Richard Dembo, Le Barbier de Sibérie de Nikita Mikhalkov ou Anthony Zimmer de Jérôme Salle. Il fut récemment un méchant d’anthologie dans Salt face à Angelina Jolie et un chauffeur de taxi bienveillant avec Jean-Paul Belmondo dans Un homme et son chien, un emploi qu’il tient d’ailleurs dans le volet du Décalogue de Kieslowski où il apparaît, mais dans une tonalité plus mélancolique. Il s’illustre également dans Le Tambour de Volker Schlöndorff, Les Uns et les Autres de Claude Lelouch et Rosa Luxemburg de Margarethe von Trotta présentés à Cannes en compétition tout comme les films de Wajda, Les Cendres, Chasse aux mouches et Paysage après la bataille. Il revient donc en territoire familier. Sa présence est un événement et doit être saluée comme tel !

Les Prix de la Cinéfondation seront annoncés par le jury le vendredi 22 mai lors d’une cérémonie qui sera suivie de la projection des films primés. Le Jury devra également désigner la Palme d’or du Court métrage qui sera remise lors de la cérémonie de clôture le dimanche 24 mai.

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Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles