Festivals News — 18 novembre 2019
Arras 2019 : palmarès & bilan
© Léa Rener / Photography / Plan Séquence Tous droits réservés

La 20ème édition de l’ s’est terminée hier soir, le dimanche 17 novembre, avec l’annonce du palmarès des trois jurys et du prix du public au Casino d’Arras.

Atlas d’or – Grand prix du jury

(Bulgarie) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov

Dotation de 12 000 € offerte par la Communauté Urbaine d’Arras à la société prenant en charge la distribution de films en salles en France dans les douze mois suivant l’attribution du prix

Atlas d’argent – Prix de la mise en scène

(Slovaquie) de Marko Skop

Dotation de 5 000 € offerte par la Région Hauts-de-France au réalisateur du film primé


Prix de la critique

En partenariat avec le Syndicat Français de la Critique de Cinéma

The Father (Bulgarie) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov


Prix du public

(Italie) de Federico Bondi

Dotation de 5 000 € offerte par le Département du Pas-de-Calais à la société prenant en charge la distribution de films en salles en France dans les douze mois suivant l’attribution du prix


Prix Regards jeunes – Région Hauts-de-France

The Father (Bulgarie) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov

Dotation de 2 000 € offerte par BNP Paribas au réalisateur du film primé

Les films primés seront repris à Paris et en régions entre le 20 novembre et le 20 décembre.

Le film bulgare multi-primé The Father avait obtenu la bourse des ArrasDays en 2016. Le nouveau projet du tandem de réalisateurs Kristina Grozeva et Petar Valchanova a également été sollicité cette année par la plateforme de promotion destinée aux professionnels qui souhaitent soutenir très en amont le film suivant des réalisateurs sélectionnés en compétition. Il a obtenu une bourse de cinq mille euros, offerte par la ville d’Arras.

© Léa Rener / Photography / Plan Séquence Tous droits réservés

Et de trois pour un festival, où je reprends à chaque nouvelle édition mes petites habitudes – y compris celle de faire le tour des deux places historiques du centre-ville pour me dégourdir les jambes entre deux séances – avec un plaisir grandissant, année après année, ! Car même quand le projecteur dans l’une des principales salles de projection lâche en plein festival, l’Arras Film Festival se débrouille avec une efficacité redoutable pour permettre aux films sélectionnés d’exister, en étant vus par un public toujours aussi nombreux et toujours aussi cordial. Depuis désormais vingt ans, l’équipe du festival a visiblement été rodé, puisque aucune fausse note n’est venue perturber mon séjour, bien au contraire. Je rechigne à ressortir encore l’image du pays de cocagne cinématographique, mais c’était effectivement une fois de plus cela : une occasion privilégiée de découvrir de nombreux films en avant-première, dans des circonstances des plus plaisantes. Car quel autre festival de cette taille et à ce budget-là peut se prévaloir de plusieurs projections de presse quotidiennes, où l’on croise toujours les mêmes têtes, infiniment moins blasées que leurs confrères parisiens, d’une proximité idéale entre les différents lieux de projection, de restauration et l’hôtel, d’une convivialité hors pair condensée dans un abri aussi simple qu’ingénieux qu’une tente, ainsi que d’un traiteur aux petits plats succulents, qui a bien compris certains enjeux environnementaux en proposant des menus végétaliens ? Vous l’aurez compris, mon petit paradis temporaire de cinéma à l’automne à moins d’une heure au nord de Paris est toujours Arras. Malgré un motif d’affiche cette année que la fatigue grandissante du festivalier m’a fait voir soudainement sous un jour peut-être déplacé. Ah, Gregory Peck, ce coquin … !

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Voici la liste par ordre alphabétique des films que j’ai pu voir sur place :

Deux de Filippo Meneghetti (Découvertes européennes / critique)

Docteur ? de Tristan Séguéla (Avant-premières / critique)

L’Esprit de famille de Eric Besnard (Avant-premières / critique)

Gloria Mundi de Robert Guédiguian (Avant-premières / critique)

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part de Arnaud Viard (Avant-premières / critique)

Les Parfums de Grégory Magne (Avant-premières / critique)

Passed by Censor de Serhat Karaaslan (Cinémas du monde / critique)

Seules les bêtes de Dominik Moll (Avant-premières / critique)

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles