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La Roche-sur-Yon 2026 : palmarès & bilan

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La Roche-sur-Yon 2026 : palmarès & bilan
© 2026 Thomas Badreau / Festival International du Film de La Roche-sur-Yon Tous droits réservés

La 17ème édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon s’est terminée il y a trois jours, le dimanche 18 octobre, avec l’annonce la veille du palmarès des quatre jurys. Le prix du public a, quant à lui, été annoncé sur les réseaux sociaux du festival le jour de la clôture.

Grand Prix du jury international Ciné + OCS : Tristan Forever de Tobias Nölle et Loran Bonnardot
(l’œuvre primée fera l’objet d’une acquisition par Ciné + OCS pour un montant minimum de 15 000 € auprès du distributeur français)
Prix spécial du jury international : Radio Bonheur de Valéry Rosier
Mention spéciale du jury international : Yo Love is a Rebellious Bird de Anna Fitch et Banker White

Le jury était composé de l’actrice française Lou Lampros (Comète), de l’ancien directeur artistique du Festival Fantastique de Neuchâtel Pierre-Yves Walder et du chef-opérateur français Tara-Jay Bangalter (Adieu monde cruel).


Prix Nouvelles Vagues : Atlantic Rhapsody de Zhong Kaifeng
Mentions spéciales Prix Nouvelles Vagues ex æquo : Light Pillar de Xu Zao et Heat de Jacqueline Zünd

Le jury était composé du réalisateur palestinien Kamal Aljafari (With Hasan in Gaza), de la déléguée générale de l’ACID Pauline Ginot et de la consultante de la Semaine de la Critique du Festival de Berlin Nanako Tsukidate.

La Roche-sur-Yon 2026 : palmarès & bilan
© 2026 Festival International du Film de La Roche-sur-Yon Tous droits réservés

Prix Trajectoires : Takkuuk de Zak Norman et Charlie Miller
Prix Variété Mad Movies : L’Île des souvenirs de Januel Mercado et Joel Crawford
Prix du public : Naza de Yuval Abraham et Rachel Szor


Coup de cœur du département Infocom de l’IUT de La Roche-sur-Yon : Changer l’eau des fleurs de Jean-Pierre Jeunet
Coup de cœur des collégien.nes : Le Corset de Louis Clichy
Coups de cœur des classes jurys : Vers la forêt de Antonin Niclass et P’tit Jules de Mathias Varin

La Roche-sur-Yon 2026 : palmarès & bilan
© 2026 Festival International du Film de La Roche-sur-Yon Tous droits réservés

Quand le plaisir complet d’un séjour en festival devient une habitude, est-ce qu’on peut parler de routine ? Éventuellement d’une routine à très haut niveau, puisque le succès de mon huitième passage au Festival de La Roche-sur-Yon repose sur un formidable travail d’équipe l’ayant rendu possible. En effet, ce n’est sans doute pas par hasard que presque tout un chacun des rouages humains de ce rendez-vous cinématographique incontournable de la rentrée a eu droit à sa photo personnelle, en pleine action, sur la page Facebook du festival. Ou bien, dit autrement, c’est une machine logistique, artistique et humaine qui me donne l’impression, année après année, de fonctionner presque parfaitement ou en tout cas sans accrocs majeurs.

Alors que, en cette 17ème édition, il y a eu quelques rares imprévus malencontreux. Pas tant la météo, qui était devenue plus clémente et presque estivale, après m’avoir accueilli sous la pluie lors de mon arrivée en Vendée, que par exemple l’absence en chair et en os de l’un des invités d’honneur du festival, le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako. Il avait finalement dû se prêter à l’exercice de la masterclass par voie de visioconférence. Ceci dit, mon parcours individuel de festivalier y était une fois de plus des plus fluides. Grâce à la généreuse prise en charge, bien sûr, ainsi qu’à de discrets coups de pouce de l’encadrement qui ont rendu mon emploi du temps des plus efficaces.

Car si l’on vient à La Roche-sur-Yon au mois d’octobre, c’est pour voir des films. Des films que l’on ne verra pas forcément ailleurs, l’absence de distributeur français pour la plupart des films récompensés longtemps après mon départ prouvant – s’il y avait encore besoin de le faire – la qualité pointue de la sélection opérée par la vaillante déléguée générale Charlotte Serrand. Mais également des longs-métrages documentaires, d’animation et de fiction que le public local se rue de venir découvrir. Ainsi, pour chacune de mes sept séances, les salles étaient remplies jusqu’à la dernière place, peu importe l’heure et le genre de film ! De quoi prouver avec panache l’enracinement de cette manifestation hors pair dans sa région.

Enfin, dans mon expérience festivalière allant chaque année grandissant, celui de La Roche-sur-Yon compte parmi les plus inclusifs depuis mon point de vue de petit bloggeur de cinéma passionné, mais pas vraiment professionnel. D’ailleurs, ma seule et unique gêne pendant ces quatre jours enchantés de parenthèse cinéphile provenait d’une baisse dramatique du nombre de vues sur notre site, à l’origine informatique inconnue et au risque sérieux de la disparition inexorable de Critique-film dans l’obscurité. Sinon, au fil des repas, j’ai pu participer à diverses discussions entre confrères et une seule et unique consœur toujours aussi riches d’enseignements. Le tout accompagnés avec beaucoup de bonne volonté et de bonne humeur par l’attachée de presse que j’avais le plaisir d’y retrouver pour la troisième année de suite.

Bref, ce fut un vrai régal – et pas du tout de la routine ! – en ouverture de ma saison de festivals de cinéma d’automne 2026 !

Voici la liste par ordre alphabétique des films que j’ai pu voir sur place :
Le Bois de Klara (Avant-premières) (critique)
Everytime de Sandra Wollner (Avant-premières) (critique)
Harlan County USA de Barbara Kopple (Focus Barbara Kopple) (critique)
Hot Water de Ramzi Bashour (Perspectives) (critique)
Light Pillar de Xu Zao (Nouvelles Vagues) (critique)
Naza de Yuval Abraham et Rachel Szor (Séances spéciales) (critique)
Le Roi du game de Eric Judor (Variété) (critique)

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