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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Goat – rêver plus haut

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Goat – rêver plus haut

États-Unis : 2026
Titre original : GOAT
Réalisation : Tyree Dillihay, Adam Rosette
Scénario : Aaron Buchsbaum, Teddy Riley
Acteurs (VO) : Caleb McLaughlin, Gabrielle Union, Stephen Curry
Éditeur : Sony Pictures
Durée : 1h40
Genre : Animation, Sport
Date de sortie cinéma : 11 février 2026
Date de sortie DVD/BR4K : 17 juin 2026

Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu’il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de « roarball » – un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et féroces du règne animal – il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d’avoir un « petit » dans l’équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands…

Le film

[3,5/5]

Si vous trouviez que Spider-Man – New Generation et Ninja Turtles – Teenage Years faisaient preuve d’une énergie bondissante, vous risquez bien de vous voir sévèrement décoiffé par le tourbillon Goat rêver plus haut, tant le film de Tyree Dillihay et Adam Rosette semble décidé à transformer chacun de ses plans en trampoline visuel. Que l’on adhère ou pas à son histoire d’underdog, le film s’impose d’emblée comme une petite machine à mouvement perpétuel, un long-métrage où l’animation semble glisser, rebondir, se faufiler avec une aisance presque insolente. Pas de raideur numérique, pas de textures figées : Goat rêver plus haut respire la fluidité, au point que certains plans donnent l’impression d’avoir été dessinés par un crayon qui aurait pris des cours de breakdance. Cette vivacité n’est pas qu’un effet de style : elle reflète le cœur du récit, celui d’un jeune héros qui rêve de s’élever, littéralement et symboliquement, dans un monde où le talent se mesure autant à la créativité qu’à la persévérance.

Et c’est vraiment là que se situe la grande réussite de Goat rêver plus haut : dans cette manière de faire dialoguer forme et fond. L’animation, souple comme un chat qui aurait avalé un ressort, épouse les émotions des personnages, amplifie leurs doutes, leurs élans, leurs petites victoires. Les transitions visuelles, souvent audacieuses, rappellent parfois les expérimentations de Spider-Man – New Generation et de sa suite, mais Goat rêver plus haut conserve sa propre identité, plus ronde, plus chaleureuse, presque tactile. Les couleurs éclatent sans jamais saturer, les mouvements s’enchaînent avec une précision chorégraphique, et chaque séquence semble pensée pour célébrer la liberté de créer. Un manifeste animé, un hymne à l’imagination qui refuse de tenir en place.

Par ailleurs, on peut également souligner la façon avec laquelle le film, en dépit d’un genre et d’une trajectoire très balisés, aborde ses thématiques sans lourdeur. Le dépassement de soi, la pression sociale, la quête d’identité, l’envie de briller dans un monde saturé de modèles inatteignables : tout cela est présent, mais jamais asséné. Goat rêver plus haut préfère la douceur à la démonstration, la poésie à la morale. Le film nous montre que la réussite n’est pas qu’une question d’énergie, mais aussi de doute, de fragilité, de choix difficiles. Cette nuance donne au film de Tyree Dillihay et Adam Rosette une profondeur inattendue, presque philosophique, sans jamais basculer dans le discours professoral.

Côté mise en scène, Goat rêver plus haut s’amuse avec l’espace, les perspectives, les déformations volontaires. Les courts instants de pause, rares mais précieux, permettent au spectateur de respirer avant que l’animation ne reparte de plus belle. Les séquences sportives, notamment, sont de véritables feux d’artifice visuels : la caméra virtuelle virevolte, se retourne, s’élève, plonge, comme si elle cherchait à capturer l’essence même du mouvement. A ce titre, le film rappelle évidemment certains films d’animation récents misant tout sur la vitesse et la stylisation (on pense à Ninja Turtles – Teenage Years, que l’on citait déjà un peu plus haut, mais aussi à Ruby, l’ado Kraken ou Élémentaire) mais il conserve une identité propre, plus organique, plus attachée à la sensation de glisse. À découvrir !

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Le Blu-ray 4K Ultra HD de Goat rêver plus haut vient d’atteindre les bacs de vos revendeurs préférés, sous les couleurs de Sony Pictures. Techniquement, c’est du lourd : le disque UHD propose un master 4K d’une précision remarquable, sublimé par la technologie HDR10 / Dolby Vision, qui s’avère ici tout particulièrement efficace. Les couleurs, déjà vibrantes dans les salles de cinéma, gagnent ici en profondeur et en nuances : les rouges flambent sans baver, les bleus s’étirent comme des encres liquides, et les noirs conservent une densité exemplaire. Les textures animées, volontairement stylisées, profitent pleinement de la résolution accrue, révélant des détails parfois imperceptibles en Blu-ray standard. Côté son, la galette Katka se montre également à la hauteur : la VO en Dolby Atmos enveloppe le spectateur dans une bulle sonore ample, où chaque rebond, chaque glissade, chaque éclat musical trouve sa place avec une précision millimétrée. Les canaux verticaux sont utilisés avec parcimonie mais efficacité, notamment lors des séquences sportives où l’espace sonore s’ouvre littéralement. La VF en DTS-HD Master Audio 5.1 n’a pas à rougir de sa prestation : elle propose un mixage clair, dynamique, parfaitement équilibré, avec des dialogues nets et une scène arrière bien exploitée. Bien sûr, la version originale conserve une légère supériorité technique grâce à l’Atmos, mais la version française reste une option tout à fait fréquentable, notamment pour les spectateurs les plus jeunes.

Pour les suppléments, c’est vers le Blu-ray de Goat rêver plus haut, également disponible dans le boitier, qu’il faudra se tourner. On commencera avec un court making of (11 minutes), qui nous offrira un aperçu rapide mais plaisant de la création du film, avec interventions des producteurs, du réalisateur et des artistes ayant travaillé sur les designs et les storyboards. Le module consacré au doublage (11 minutes) permettra de découvrir les coulisses de l’enregistrement des voix, avec des images de studio et des commentaires des comédiens. On aura ensuite droit à un focus sur les terrains de basket (6 minutes) : on y reviendra sur la conception des différents terrains thématiques du film. On enchainera ensuite avec une featurette consacrée au « Style » du film (8 minutes), avec un retour sur les choix vestimentaires, technologiques et culturels qui façonnent son univers visuel. Les Easter Eggs (5 minutes) dévoilent quelques secrets amusants disséminés dans l’animation, les clips musicaux (6 minutes) et les scènes coupées introduites par les deux co-réalisateurs (5 minutes) complètent l’ensemble. Last but not least, un tuto cuisine (7 minutes), animé par Ayesha Curry, apportera une touche décalée en nous apprenant à faire des roulés à la pizza.

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