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Critique Express : Ceux qui comptent

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Ceux qui comptent

France : 2025
Titre original : –
Réalisation : Jean-Baptiste Leonetti
Scénario : Jean-Baptiste Leonetti
Interprètes : Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin, Louise Labeque
Distribution : UGC Distribution
Durée : 1h38
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 25 mars 2026

2/5

Synopsis : Rose et Jean n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible.

Il y a des films dont la lecture du synopsis donne une grosse envie d’aller leur rendre visite dans une salle obscure mais dont la vision de la bande-annonce met un sérieux coup de frein à cette grosse envie. Eh oui, elle est a priori tentante cette rencontre entre Rose, une femme pleine d’enthousiasme, très mère-poule avec ses enfants mais plutôt gaffeuse, avec Jean, un homme solitaire, renfermé et qui semble avoir perdu toute ses illusions sur lui-même et sur les autres. D’autant plus tentante lorsqu’on voit que Rose est interprétée par Sandrine Kiberlain, LA comédienne française qui correspond parfaitement au caractère de Rose. On s’attend donc à un film plein de légèreté (au bon sens du mot), de tendresse et d’humour. Malheureusement, c’est plutôt l’impression négative laissée par la vision de la bande-annonce qui se confirme à la vision du film.

Certes, on regarde avec sympathie la prestation de Sandrine Kiberlain, certes, la sobriété du jeu de Pierre Lottin montre, après En fanfare et L’étranger, que la palette de personnages qu’il peut interpréter avec bonheur est beaucoup plus vaste que ce qu’on pouvait croire à ses débuts dans Les Tuche, certes, les enfants de Rose apportent de la fraicheur, certes, on arrive à déceler une certaine tendresse dans les rapports entre les personnages. Mais voilà,  ce sont certains des choix du réalisateur qui posent problème : là où on espérait légèreté et humour, on a trop souvent des scènes et des situations forcées et sans aucune finesse. Des scènes qui arriveront peut-être à faire rire un certain public mais qui laisseront de marbre les autres spectateurs. Réussir un film réunissant scènes loufoques de bonne tenue et scènes dans lesquelles c’est la tendresse qui l’emporte  est particulièrement difficile, et Jean-Baptiste Leonetti s’est trop souvent laissé emporter par l’exagération. Par ailleurs, on ne peut que trouver artificiel le montage dynamique choisi par le réalisateur dans le but, dit-il, « d’insuffler « une pulsation cardiaque » au récit, offrant ainsi un rythme effréné typique des comédies modernes ». Au final, la déception est à la hauteur des espérances.

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