50/50

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L'affiche de 50/50 avec Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick

L'affiche de 50/50 avec Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick

USA : 2011
Titre original : 50/50
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen,
Distribution : Metropolitan film export
Durée : 1h40
Genre : Comédie Dramatique
Date de sortie : 16 novembre 2011

Globale : [rating:4][five-star-rating]

50/50, est une comédie dramatique authentique, réalisée par Jonathan Levine (). C’est d’abord l’histoire vraie de Will Reiser, qui en signe le scénario. Si le film est centré sur un duo d’acteur inattendu avec l’éclectique (, …) et l’humoriste Seth Gordon (, ,…), il compte avant tout un brillant casting : avec Anna Kendrick () et Bryce Dallas Howard (). Côté scénario, 50/50 rejoint , en prouvant encore une fois que le cinéma peut rire de tout, même des thèmes graves comme la maladie et le handicap.

Synopsis : Le quotidien d’Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d’un cancer. Il l’annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s’interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.

50/50 avec Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick

Un sujet parfaitement maîtrisé

Tout l’aspect du film tourne autour d’une simple question : Comment tourner une histoire aussi dramatique en une comédie drôle et enjouée ? En effet, Adam, 28 ans, apprend qu’il est atteint d’un cancer rare et presque inopérable. Vu comme ça, on a l’impression qu’on va assister à un drame tragique tiré sur le pathos. Et pas du tout ! Le film pourrait être comparé à une comédie d’Apatow, tout de même moins vulgaire et beaucoup moins axée sur le sexe. Si le personnage d’Adam est plutôt froid et pas très attachant au début, on peut compter sur Seth Rogen, le roi de l’humour.

Pas du tout mélo, le film aborde la maladie de façon drôle et légère sans que ce soit ni vulgaire, ni grossier. Évidemment, le cancer est omniprésent, mais Adam ne va pas tout de suite l’affronter. On lui conseille d’aller voir un thérapeute : il va donc aller voir Katherine (Anna Kendrick), une jeune femme à peine diplômée qui va lui faire prendre doucement conscience qu’il est malade. Cette partie-là du film sait être touchante sans tomber dans le pathétique, et Joseph Godron Levitt prouve encore une fois son talent d’acteur éclectique.

Grâce au jeu de Seth Rogen, qui enchaîne gags tordants, et dragues poilantes, le film sait être bavard, édulcoré et léger. C’est donc un film très profond mais qui aborde le sujet en douceur. Le film sait nous faire rire à des étapes plutôt tragiques de la maladie. Par exemple, beaucoup de personnes malades se rasent les cheveux pour ne pas les voir tomber (lors du traitement avec la chimiothérapie). On pourrait donc s’attendre à une scène plutôt tragique, puisque c’est vraiment à cette étape que la personne prend conscience de sa maladie. Là où dans, Grey’s anatomy,cette même scène avec Izzie Stevens (qui se fait raser les cheveux par Alex), tombe dans le mélodrame, ici dans le film, on pleure plutôt de rire, grâce aux blagues grossières de Seth.

Traité avec réalisme et naturel, 50/50 est parfaitement mis en scène un thème douloureux, qui porte les acteurs avec charme et sensibilité. Cependant, le film n’est pas toujours léger, il sait être aussi poignant et touchant, grâce à des scènes où Adam prend clairement conscience que c’est peut-être la fin pour lui… Avec une tonalité tantôt comique, tantôt dramatique, le film sait nous faire passer du rire aux larmes sans transitions brutales, car c’est fait de façon très naturelle. Evidemment, il y a toujours à la fin du film une scène clé (le moment où tout se joue : Adam va-t-il mourir ou non ?) tournée de façon plutôt dramatique avec des ralentis, des personnages fixes en train de penser, le tout sur une musique bien touchante qui donne envie de pleurer… Mais ça fait partie du charme du film et c’est ce qui bouleverse le spectateur.

Enfin, grâce à toute cette mise en scène, absolument pas mielleuse, le réalisateur nous amène à nous poser cette question primordiale : « Si j’étais à sa place, que ferais-je ? ». C’est en insérant des bruitages que le réalisateur nous met à la place d’Adam, des « biiiiiiiiiiip » qu’on a dans les oreilles lorsqu’on ne veut plus entendre la personne qui vous annonce le cancer. Nous sommes, aussi, par moment, ses yeux, qui d’ailleurs, voient floue, parce qu’Adam a mangé des space Cake… C’est ainsi grâce à sa technique qu’il fait participer le spectateur, qui ne s’ennuiera jamais pendant le film.

L'affiche de 50/50 avec Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick

Un film basé sur les relations

Dès les premières scènes 50/50 situe les personnages et ne perd jamais le spectateur : Il lui fait comprendre chaque situations des personnages. Ainsi, on apprend que Adam a une copine depuis pas très longtemps, qu’il a un meilleur ami sur qui il peut compter ou encore une mère un peu trop collante. Et c’est exactement de toutes ces relations, dont parle 50/50, toutes parfaitement abordées sans jamais être dénigrées.

D’abord ses relations amoureuses. Adam sort depuis peu de temps avec Rachael (Bryce Dallas Howard), mais va vite comprendre qu’il ne pourra pas compter sur elle. Le cancer lui permet de faire le point : est-ce que je peux compter vraiment sur les personnes que j’aime. En l’occurrence, Adam va vite faire le vide autour de lui et rencontrer une autre personne : sa psy. D’ailleurs a scène de rencontre est plutôt drôle. Jeune diplômée, Katherine est plutôt enjouée, et passionnée par son métier. Elle aime les gens ça se voit. L’actrice rempli parfaitement son rôle de jeune femme intelligente mais un peu empotée. Son rôle fait d’ailleurs penser à celui dans In the air, plutôt proche, car elle est carriériste. En revanche, on aperçoit que les jolis côtés de sa vie, mais son caractère de névrosé va la rendre très attachante. Bref, leur relation, jusqu’ici plutôt maladroite et distante, va se nouer et les deux vont vite se rendre compte qu’ils s’apprécient beaucoup… Leur relation devient ainsi super touchante, grâce à leur complémentarité, mais ça ne sera jamais mielleux, niaiseux ou quoique ce soit d’autre…

Ensuite, ses parents. Sa mère est complètement mère poule. Elle vit déjà avec un mari atteint de l’Alzheimer et sait donc gérer la maladie. Mais son côté névrosé et loufoque, qui ressort, la rend très attachante. Elle est tout le temps inquiète et ça, Adam ne le supportera pas. Mais il va vite se rendre compte de l’importance qu’ont les parents. Cette relations est pleine de bons sentiment, exploitée juste comme il faut, ici aussi.

Et enfin la plus importante, son amitié avec Seth. Seth est un célibataire endurcie qui aime tellement Adam qu’il ne supporte pas de le voir avec d’autres filles. Leur amitié est très profonde, on le sait, grâce à leur complicité et au soutien très important que Seth apportera à Adam. Il sera toujours là, dans toutes les épreuves et agit comme le bon ami. Or, Seth est un homme qui ne dévoilera jamais ses sentiments. Il préfère nettement rigoler et jouer le gros balourd comme il sait si bien le faire dans ses autres comédies, en draguant les filles tout en se servant du cancer de son meilleur ami. C’est lui qui apporte toute l’authenticité et la fraicheur comique, au film.

Résumé

50/50 est joli film d’auteur qui maîtrise parfaitement les sujets douloureux. C’est un film porteur d’espoir, basé sur des relations complices et importantes que tout le monde peut avoir dans sa vie. Naturelle, poignant, touchant, drôle (également à la fin !!! ), 50/50 est une comédie indépendante plein de bons sentiments qui ne tombe jamais dans le pathos ou la mièvrerie. 50/50 vient d’ailleurs du taux de chance qu’à Adam de guérir. Et dans ce film, On ne le plaint pas, on n’a pas pitié … on a juste envie de croire en lui.

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