Comédie Critiques de films — 13 octobre 2010
Critique : The Social Network, David Fincher

TSN

USA : 2010
Titre original : The Social Network
Réalisateur :
Scénario : Aaron Sorkin
Acteurs :  Jesse Eisenberg, Justin Timberlake
Production : Sony / Columbia
Genre : Drame
Durée : 2H00
Date de sortie : 13 octobre 2010

Réalisation :  5/5
Scénario :      4.5/5
Acteurs :        4/5
Musique :      4/5
Globale :        4/5


The Social Network est une comédie sortie en octobre 2010 en France. Le film raconte l’invention du et la vie de son créateur . Un film qui a été discret lors de son tournage et qui a ensuite eu une communication virale les semaines avant sa sortie telle la propagation de l’information sur Facebook. Certainement pas une coïncidence…

The Social Network

Synopsis : Une soirée bien arrosée d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair, détruisant tout le système de Harvard. Mark est accusé d’avoir violé la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d’un écran à l’autre d’abord à Harvard, puis s’ouvre aux principales universités des États-Unis, de l’Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier… (Allociné)

Le film commence par une scène magique dans laquelle on assiste à une dispute entre Mark Zuckerberg et sa petite amie. On y voit le héros totalement abject, prétentieux et un brun névrosé avec un débit de parole impressionnant qui se fait lâcher par sa petite amie. Une scène qui a son importance car dans la vision de Aaron Sorkin, le scénariste, toute la suite du film tiendra dans le fait que Zuckerberg cherchera à obtenir la reconnaissance de cette fille et c’est pourquoi il s’acharnera à réussir à tout prix. On retrouve là un thème cher au réalisateur David Fincher, déjà présent dans ses films précédents : Seven, Fight Club et Zodiac. En effet le metteur en scène affriole les personnages sociopathes et Zuckerberg apparait comme tel. Un homme  ayant peu d’amis et qui trahira tout son entourage, ceux qui l’ont aidé à trouver l’idée, son seul ami et associé… Un scénario superbe qui place le film non comme une œuvre voulant faire de l’argent sur un phénomène de société, mais bien comme la vision d’une réussite au goût amer, d’une ascension si violente qu’elle pousse son auteur à tout larguer au risque de vivre dans une profonde solitude. Notons qu’une première version du film a été envoyée à Facebook qui a demandé la suppression de certaines scènes.

The social Network Justin Timberlake

La réalisation est à l’image du scénario, travaillée dans les moindres détails. Fincher conserve sa réputation d’homme d’image pour qui le visuel est toujours plus important. Le montage est rapide et les plans fusent à la même vitesse que le débit de paroles du héros. Le scénario, qui pourrait être compliqué voire même ennuyant, semble simple et évident tant la construction et le cheminement du film sont réalisés efficacement. Bien des réalisateurs se seraient cassé les dents sur un tel script, mais là David Fincher réussit tel une évidence à nous emporter dans son œuvre.

Le casting laisse place à la nouvelle génération d’Hollywood. Fincher ne s’appuie pas sur des stars pour la première fois de sa carrière. Jesse Eisenberg est bluffant dans le rôle non évident de Mark Zuckerberg. Un rôle sombre et torturé associé à un adolescent geek et surdoué n’était pas chose facile. Justin Timberlake, pour son premier rôle au cinéma, réussit rapidement à nous faire oublier son statut de star de la chanson, crédible et renversant dans le personnage de Sean Parker.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=YiYdiSEgzGE[/youtube]

Résumé :

The Social Network est le portrait d’une génération. Un film plus sombre qu’il n’y parait dans lequel le travail d’écriture et le sens de la narration sont tout simplement énormes. Une vision peu flatteuse du créateur de facebook exhibé en sociopathe. On regrettera juste que le film ne soit pas plus noir et davantage rock n’ roll pour un Fincher. Notons pour finir la superbe bande originale de Trent Reznor, le leader du groupe Nine Inch Nails.

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Julien

Cet article a été rédigé par Julien Mathon, fondateur et rédacteur du site Critique Film. Lire tous ses articles