Action Comédie Critiques de films — 20 décembre 2012
7 Psychopathes

affiche définitive

Angleterre : 2012
Titre original : Seven Psychopaths
Réalisateur :
Scénario : Martin McDonagh
Acteurs : , , , ,
Distribution : Wild Side Films / Le Pacte
Durée : 1h50
Genre : Comédie, Action
Date de sortie : 30 janvier 2013

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Cinq ans après l’étrange Bons baisers de Bruges (et deux ans après le décevant L’Irlandais), le réalisateur Martin McDonagh revient avec un nouveau délire à l’humour parfois bizarre mais plutôt alléchant sur le papier, avec un casting plus que prometteur. Malheureusement, et comme avec ses précédents métrages, ce qui aurait dû être un film à sketchs manque de panache et de folie.

SynopsisUn scénariste en manque d’inspiration se retrouve mêlé malgré lui à un plan d’enlèvement de chiens orchestré par deux de ses amis. Mais l’affaire tourne mal lorsque le fidèle compagnon à quatre pattes d’un gangster disparaît.

trio

Trop posé, trop timide

L’attraction principale de ce 7 Psychopathes est comme on pouvait le deviner son casting. Contrairement à ce que l’affiche et la bande annonce peuvent laisser croire, ces sept personnages sont à la fois issus de la réalité, et du scénario imaginé par Marty (Colin Farrell) qui porte le titre du film. Certains sont totalement réels (Woody Harrelson), d’autres fantasmés (Sam Rockwell, Christopher Walken), et d’autres inventés. Et c’est là toute la folie du film, de partir dans des délires absurdes dans lesquels chacun rêve de sa propre version de ce que sera le scénario, le tout s’imbriquant à la réalité. Si dans un premier temps on assiste à des numéros vraiment savoureux, en particulier dans l’introduction totalement déjantée, dans la présentation de ces personnage (le mafieux gaga de son toutou, Billy passant une annonce pour trouver de vrais psychopathes pour inspirer l’histoire…), la 2e partie est en revanche plus laborieuse. Laborieuse car elle s’embourbe dans le métaphysique de bas étage, a moins la forme de film à sketchs si fou, et s’étire en longueur. Certains réalisateurs comme Tarantino arrivent à mélanger ce côté déluré emprunt de mysticisme, teinté de pop culture et provocant du fun en barre. Chez Martin McDonagh l’idée de départ est là, comme dans ses précédents films, mais il n’arrive pas à garder cette petite étincelle tout du long. Ce n’est pas que le côté sérieux est mal venu, mais le mélange des deux genres marche mal, surtout qu’à la base 7 Psychopathes est vendu comme un délire, donc délire le spectateur est venu apprécier. Heureusement que la scène du « combat final » imaginée par Sam Rockwell vient relever le niveau !

Les acteurs sont encore une fois le gros point fort : Christopher Walken apporte la touche d’émotion et de mystique, Woody Harrelson impayable en gros dur dont la quête pour retrouver son chien va occuper tout le film, Sam Rockwell qui est totalement absurde et drôle (même s’il en fait surement un peu trop)… À noter que malgré leur présence sur l’affiche, les demoiselles incarnent des figurantes ou se font descendre au bout d’une seule scène, c’est ballot !

rockwell and dog

Résumé

Si dans sa première partie d’exposition et de présentation de ces personnages barrés 7 Psychopathes est vraiment bon, il se relâche ensuite pour faire du sous Tarantino halluciné et propose une conclusion bien laborieuse. Dommage car le casting est là, de même que tout le fun potentiel.

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Nicolas B

Cet article a été rédigé par Nicolas Balazard, Responsable adjoint de Critique Film. Twitter : @NicoBalazard