Welcome in Vienna – Partie 3 : Welcome in Vienna

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Welcome in Vienna - Partie 3 : Welcome in Vienna l'afficheWelcome in Vienna – Partie 3 : Welcome in Vienna

Suisse, Allemagne, Autriche : 1986
Titre original : Wohin und zurück – Welcome in Vienna
Réalisateur : Axel Corti
Scénario : Axel Corti
Acteurs : Gabriel Barylli, Nicolas Brieger, Hubert Mann
Distribution : Le Pacte
Durée : 2h07
Genre : Drame
Date de sortie : 30 novembre 2011

Globale : [rating:5][five-star-rating]

Troisième et dernier volet des films de la trilogie Welcome in Vienna, cet opus d’Alex Corti nous fait vivre le retour en Autriche de Freddy Wolff, autrichien réfugié aux États-Unis et désormais soldat. Retour espéré, retour attendu, retour rêvé, retour du vainqueur dans un pays quitté pour fuir le nazisme.

Synopsis : En 1945, à Vienne, la guerre est terminée. Freddy Wolff et Georges Adler, émigrés aux Etats-Unis mais d’origine autrichienne et allemande, sont devenus soldats de l’armée américaine. Vienne est en ruines et divisée en quatre zones, le marché noir y règne en maitre. L’Autriche se présente comme une victime innocente du nazisme et refuse d’en prendre conscience. Les gens s’adaptent tant bien que mal au système sauf Freddy qui refuse l’hypocrisie générale et souffre malgré tout de son amour pour la jeune actrice Claudia.

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Illusions perdues

Mais dans une Autriche aux ruines encore fumantes, Freddy ne retrouve rien de ce qu’il a laissé 6 ans auparavant. Famille disparue, maison détruite, quels repères peut-il retrouver dans un pays brisé par la défaite et qui se réveille d’une trouble relation avec les nazis ? . De son passé ne subsiste que sa rencontre avec les anciens locataires de ses parents, des pharmaciens, qui lui reprochent leur pays en ruine, le déclarent chanceux lui (!!!) et s’empressent de lui dire qu’ils sont désormais propriétaires légaux de la pharmacie (du terrain qui reste en fait), cédée par la mère de Freddy avant son décès.

Comme dans ses précédents films, Axel Corti fait vivre pour nous autour de Freddy, Georges Adler, son ancien compagnon de champ de bataille, Treschensky, juif autrichien, qui a fréquenté le même lycée, s’est constitué prisonnier lors des ultimes combats pour finalement prendre la fuite, donc qui vit désormais de combines et de marché noir et musicien dans un cabaret, Claudia, la fille d’un officier allemand ayant monnayé ses renseignements contre une émigration protectrice aux États-Unis. Chacun de ses personnages va reprendre devant Freddy une vie où le compromis va redevenir la règle.

Compromis pour Adler, communiste dans l’âme qui rêvait de passer à l’Est et qui finalement va se satisfaire du jeu trouble de la dézanéïfication complaisante des anciennes figures du monde de la culture et se donner l’illusion d’un pouvoir, compromis pour Claudia, toute à la réussite de sa carrière théâtrale qui oscille elle-aussi dans le trouble de l’amour et de l’intérêt dans sa relation avec Freddy, compromis pour Treschensky, qui manie habilement le trouble jeu entre américains, autrichiens, ex-nazis au seul profit du commerce et de l’enrichissement.

L’Autriche, les États-unis, tous font montre d’une capacité de résilience bien rapide moins motivée par le désir de reconstruire que par celui de tirer profit de cette période (argent pour l’une et contre espionnage pour l’autre).

Dans ce nouveau monde, Freddy une fois de plus ne va pas se retrouver. Sa jeune existence s’est construite sur la fuite, le déracinement et il n’y a ici que des choses qu’il exècre. Lucide, révolté, idéaliste, parfois résigné, il va hésiter entre abandonner l’armée, abandonner l’Amérique et rester en Autriche, ou quitter l’Autriche à jamais.

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Ne jamais oublier

Freddy aura beaucoup rêvé à des lendemains meilleurs durant les six dernières années mais de New-York à un Santa Fé fantasmé, de New-York à Vienne, il reste encore et encore apatride, peut-être à jamais.

Si dans Dieu ne croit plus en nous et Santa Fé, Corti a montré avant tout la dignité de ces hommes et femmes traqués par le nazisme, dans « Welcome in Vienna » il montre surtout la lâcheté, l’opportunisme, la compromission, le cynisme de l’immédiate après-guerre.

Résumé

Welcome in Vienna c’est la sombre conclusion de cette période qui a marqué le monde. C’est encore une leçon éblouissante et violente qui doit nous poursuivre encore et toujours. Les extrémismes sont la négation de l’homme et rien n’est plus dangereux que d’oublier et d’oublier encore. Le temps ne fait rien à l’affaire, les vices sont dans l’homme et les systèmes toujours prêts à tirer profit plutôt que de rédempter. La trilogie Welcome in Vienna fait partie à tout point de vue des œuvres essentielles et  indispensables  du cinéma européen.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HQeMjqPx5os[/youtube]

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