The Spirit

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The Spirit

The SpiritThe Spirit

USA : 2008
Titre original : The Spirit
Réalisateur : Frank Miller
Scénario : Frank Miller d’après l’oeuvre de Will Eisner
Acteurs : Gabriel Macht, Samuel L.Jackson, Scarlett Johansson, Eva Mendes
Distribution : Lions Gate Film
Durée : 1h43
Genre : Super-héros, action, Thriller
Date de sortie : 31 Décembre 2008

Réalisation :   [rating:3.5]
Scénario :        [rating:2.0]
Acteurs :         [rating:1.5]
Musique :       [rating:2.5]
Globale :        [rating:1.5]
[five-star-rating]

Frank Miller est très grossièrement le Polanski de la BD. Excellents dans leurs domaines respectifs controversés dans leur vie privée pour diverses raisons soient-elles. Frank Miller c’est surtout le génie créateur de Sin City (la BD), pour laquelle il s’essaya (fugacement a priori) à la réalisation aux côtés d’El Gringo Rodriguez et de son acolyte décérébré Tarantino. The Spirit est la première « œuvre » de Miller en tant que réalisateur. Après avoir vu le film on ne peut constater qu’une chose : sur Terre il y’a le Sida, le Paludisme et The Spirit.

Synopsis : Denny Colt, un ancien flic, revient mystérieusement d'entre les morts. Il est désormais le Spirit, combattant du crime dans les rues obscures de Central City. Son ennemi juré, Octopus, a un but bien différent : dans sa folle quête d'immortalité, il s'apprête à détruire la ville. Aux quatre coins de la cité, le Spirit traque le tueur. Sur son chemin, le héros masqué croise des femmes, toutes sublimes, qui cherchent à le séduire, l'aimer ou le tuer… Seul son amour de toujours ne le trahira pas : Central City, la ville qui l'a vu naître… deux fois.

The SpiritOù commencer… Ça s’annonçait puissamment navrant, cosmiquement ennuyant et surtout hautement nullissime. RINGO ! Grand chelem de Frank Miller qui, à tous les niveaux, a réussi à m’exaspérer au plus haut point. A quoi s’attendre, me dira-t-on ? Sin City, coup de cœur personnel, avait déjà mitigé les critiques mais trouvé un écho positif auprès du public grâce à un film plutôt solide sentant bon l’animation numérique chiadée, clinquante et stylée, couplée à un univers démentiel lui-même porté par un casting hallucinant. The Spirit c’est Sin City, sans la saveur de ce dernier, sans le style de ce dernier et surtout sans la classe de ce dernier. Je vous laisserai le soin d’approfondir le synopsis par vous-même, mais disons que dans l’ensemble, le scénario est aussi costaud que celui de Dikkenek et aussi surprenant qu’un nanar de l’ami Seagal. Sans compter les innombrables surprises que nous réserve cette histoire d’anthologie, autant vues et revues que les images de DSK menotté sur les chaines américaines. Bref, à l’ouest rien de nouveau. Si encore ce n’était que sa nullité qui plaidait en sa défaveur, l’on pourrait mettre cela sur le compte de notre méconnaissance de l’univers original, mais le film navigue toutes les trois minutes entre humour potacho-guignolo-funk et rupture dramatiquement dénuée de toute substance émotionnelle. Une équation simple pour comprendre le film : The Spirit équivaut à l’addition d’un vide abyssale et du néant.

Si encore l’on ne recensait que l’absence de scénario, ponctué de gags stupides (fidèles à l’univers du comic-book en théorie. La pratique c’est autre chose.) mais que la distribution se donnait les moyens de faire vivre le film, pourquoi pas. Hélas, malgré une brochette d’acteurs plutôt attrayante et sexy, le désespoir subsiste. Pourquoi ? Remercions tout particulièrement Gabriel Macht, illustre inconnu au charisme d’huitre, qui on l’espère restera en dehors du circuit cinématographique, Eva « callipyge» Mendes pour son « je m’en foutisme » ultime compensé cela dit par la vision fugace d’une partie de son anatomie en tenue d’Eve et surtout Samuel L.Jackson qui nous gratifie d’une prestation fleurant bon le « Qu’est que je fous ici ? Tiens on va faire le con pour voir». Vous aurez compris que de ces prestations indigentes, seule celle de Scarlett Johansson semble à peu près regardable pour peu que vous ne la regardiez pas que dans les yeux.

The Spirit

Techniquement rien à dire, l’aspect bicolore en noir et blanc ponctué brièvement par quelques couleurs (vert, rouge, jaune), rappelle fortement Sin City, mais sied toujours à merveille à ce genre d’univers. Evidemment, on relativise globalement la « photographie » du film et les effets spéciaux qui n’ont absolument rien de révolutionnaire, tellement on lutte pour ne pas cesser la lecture du dvd ou du blu-ray (pour les plus fous d’entre vous). La platitude des interprétations et le marasme scénaristique ternissent une belle présence visuelle.

Rien à dire de plus d’un tel bide qui montre à quel point les studios n’en ont cure des franchises de super-héros et d’adaptation de comic-book. Ce film est un cirque infernal du début à la fin avec des comédiens en roue-libre totale et pour lequel Miller devrait vraiment, mais vraiment avoir honte.

Résumé :

The Spirit c’est un peu comme si Marv de Sin City s’était mise à la réalisation et cela dans sa plus pure tradition : « Moi je fais dans le sonore et le dégueulasse, c’est mon style ». Oui Frank, on croit savoir dans quel héros de Sin City tu as mis de ta personne…

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