The Miracle Woman

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The Miracle Woman de Frank Capra

The Miracle Woman de Frank CapraThe Miracle Woman

USA : 1931
Titre original : The Miracle Woman
Réalisateur : Frank Capra
Scénario : Jo Swerling
Acteurs : Barbara Stanwyck, David Manners, Sam Hardy
Distribution : Inconnue
Durée : 1h27
Genre : Comédie
Date de sortie : Inconnue

Globale : [rating:2.5][five-star-rating]

Réalisé en 1931, The miracle woman n’est pas considéré comme un film majeur de Franck Capra et a essuyé un échec patent à sa sortie. Pourtant il n’est pas dépourvu de qualités et peut être vu aujourd’hui avec un certain plaisir.

Synopsis : A la mort de son père, pasteur, Florence Fallon devient la proie d’un escroc, Bob Hornsby, qui en fait une prédicatrice célèbre. Elle rencontre un jeune aveugle, sauvé du suicide, par un de ses prêches radiophoniques. Leur amour est contrarié par Hornsby qui ne veut pas laisser échapper le filon d’or constitué par le succès de Florence auprès des foules.

The Miracle Woman de Frank Capra

Un manifeste contre tous les endoctrinements

Le sujet tout d’abord, même à 80 ans de distance, reste d’actualité malheureusement. En s’inspirant d’Aimee Semple McPherson, évangéliste célèbre des années 20, Capra dénonce les « marchands de foi » qui profitent de la crédulité et de la générosité des ouailles pour s’enrichir au mépris de la croyance du cœur. On ne peut pas ne pas songer aux nombreux mouvements sectaires.

Une réalisation efficace

La réalisation ensuite, est assez remarquable. Totalement dégagée des codes du muet pas si lointain et qui vit les débuts de Capra dans le cinéma, elle sait contrebalancer, avec une caméra impressionnante de vie, ce que l’histoire d’amour rédemptrice pourrait avoir de mièvre.

A noter que Capra se sort avec brio de la difficile scène où John tente de faire croire à Florence qu’il a miraculeusement recouvrer la vue à la fois pour lui redonner confiance et pour la libérer de son attachement. On aurait pu avoir un grand moment de mélo lacrymal, on n’y voit surtout qu’une belle preuve d’amour.

The Miracle Woman de Frank Capra

Des acteurs brillants

Barbara Stanwick, qui joua à plusieurs reprises sous la direction de Capra, porte le rôle principal avec une énergie et une vérité et ce dès la 1ère scène, lors de son 1er prêche improvisé dans l’église de son père, quand elle laisse éclater sa colère («What God? Whose God? Yours? This isn’t a house of God – this is a meeting place for hypocrites»). Là où pour d’autres on ne remarquerait désormais qu’un jeu terriblement mélodramatique et datée, elle nous dévoile au contraire toute sa sincérité, sincérité qu’elle gardera malgré les dérives de son mentor. Barbara Stanwick fit une longue carrière émaillée de films célèbres et on n’a pas à se demander pourquoi. Capra disait justement d’elle à propos de leur 1er film tourné ensemble (Ladies of leisure): « Jamais de ma vie je n’avais vu ou entendu une telle sincérité dans l’expression des sentiments humains. J’avais les larmes aux yeux lorsque la lumière revint. J’étais comme foudroyé. »

David Manners compose un attachant personnage d’aveugle amoureux avec un charme qui a traversé les ans sans être particulièrement daté lui non plus. Cet acteur canadien ne fut pas très présent sur les écrans malgré une longue vie (il est mort en 1998) puisqu’il arrêta sa carrière au cinéma dès 1938 pour jouer une dizaine d’années au théâtre avant se consacrer à la peinture et à la musique. C’est peut-être cet amour des arts qui lui donne ici une réelle crédibilité dans son rôle d’ex-militaire, compositeur et accessoirement ventriloque.

Résumé

Un film à découvrir ou à revoir sans préjugés ne serait ce que parce qu’il n’a pas trouvé son public à sa sortie et ne serait ce que pour ses acteurs.

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