The Hours

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The Hours

The Hours

USA : 2001
Titre original : The Hours
Réalisateur :
Scénario : Stephen Daldry
Acteurs : , ,
Distribution : TFM Distribution
Durée : 19 mars 2003 (1h 54min)
Genre : Drame, Romance
Date de sortie : 19 mars 2003 (1h 54min)

Globale : [rating:4.5][five-star-rating]

Adaptation du roman éponyme de , lui même inspiré du livre «  » de Virginia Woolf, « The hours » met le lien avec les autres au cœur de son propos.

Synopsis : Dans la banlieue de Londres, au début des années vingt, Virginia Woolf lutte contre la folie qui la guette. Elle entame l’écriture de son grand roman, Mrs Dalloway. Plus de vingt ans après, à Los Angeles, Laura Brown lit cet ouvrage : une expérience si forte qu’elle songe à changer radicalement de vie.
A New York, aujourd’hui, Clarissa Vaughn, version moderne de Mrs Dalloway, soutient Richard, un ami poète atteint du sida. Comment ces histoires vont-elles se rejoindre, comment ces trois femmes vont-elles former une seule et même chaîne ? La littérature est si puissante qu’un chef-d’œuvre peut, par-delà les époques, modifier irrévocablement l’existence de celles qui le côtoient.

The Hours

Trois femmes et Mrs Dalloway

Virginia, Laura, Clarissa sont toutes habitées, hantées par Mrs Dalloway, l’héroïne de roman. 1925 – Virginia l’écrit dans sa retraite de Richmond,1950 – Laura le lit dans sa coquette maison de banlieue américaine, 2003 – Clarissa, affublée de ce nom par son ami Richard y trouve l’ écho anxiogène de sa propre vie.

En reliant les époques par la fusion des scènes sur un plan « miroir » (bouquet que l’on dispose, livre que l’on repose, réveil ….) Stephen Daldry donne une grande fluidité au film. Le procédé est assez simple certes mais il produit tout à fait l’effet recherché et permet de vivre non seulement une journée de la vie de ces trois femmes mais aussi de plonger dans leur âme.

Chacune de ces femmes cristallise autour de « Mrs Dalloway » un mal-être, une vie qui s’échappe, la tentation du suicide.

Virginia Woolf, (Nicole Kidman) dont le suicide fait l’ouverture et la clôture du film est cette femme en proie à la frustration, retirée pour raisons de santé dans la province anglaise, brulante de retrouver Londres, malade, consciente de sa maladie, la niant parfois, amoureuse enfin.

Laura Brown (Julianne Moore) compose une femme de la middle class américaine d’après-guerre. Mariée à un homme qui l’adore, un fils qui l’adore également et enceinte de son deuxième enfant. « Tout pour être heureuse » selon la formule consacrée mais cependant en proie aux affres de la dépression. Elle vit chaque instant comme éloigné d’elle, comme si toute sa vie était une « erreur de casting ». Elle tente de se suicider mais y renonce au rythme du livre de Woolf.

Clarissa Vaughan (Meryl Streep) est éditrice, en couple avec Sally,mère d’une fille adulte, amie fidèle de Richard, écrivain, malade du sida, qu’elle voit chaque jour et pour qui elle prépare une réception donnée en l’honneur du prix que son livre vient de remporter. Comme Mrs Dalloway, dont elle partage le prénom, elle est cette femme brillante, que toutes pourraient envier, et dont la vie pourtant peut s’effondrer à tout instant. Richard déclenche chez elle un malaise latent en pointant du doigt que sous le vernis se cache la brisure d’une vie somme toute futile.

The Hours

Trois femmes pour trois actrices brillantes

On s’évertue à reconnaître Nicole Kidman sous les traits de Virginia Woolf. Certes, prothèse et maquillage fort réussis l’ont aidé à interpréter le rôle mais ce n’est pas son mérite. Il faut reconnaître qu’elle donne à Virginia Woolf une intensité et une intériorité sans faux semblant.

Meryl Streep, fidèle à elle-même, est avec son aisance à se glisser dans ses rôles, une femme au bord de la crise de nerfs parfaite.

Mais c’est à Julianne Moore que l’on doit de rendre le plus vibrant hommage. Chaque geste, chaque regard la porte de plus en loin vers le gouffre, l’irréparable. Les yeux, le cœur au bord des larmes, vibrante, désespérée, elle détient également la clef du film qui ne nous sera révélée qu’à la fin et qui relie ces femmes plus étroitement encore.

On ne peut pas ne pas mentionner l’interprétation étonnante du jeune Jack Rovello qui comprend si intuitivement sa mère et qui joue de ses yeux avec une puissance incroyable, celle de Ed Harris, bouleversant, celle de Toni Colette, fantastique …

Résumé

Un film finalement très intimiste qui peut parler au cœur de tous, un moment exceptionnel de grâce sur la désespérance et la souffrance intérieure.

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