Test DVD : The duel

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The duel

 
États-Unis : 2016
Titre original : –
Réalisation : Kieran Darcy-Smith
Scénario : Matt Cook
Acteurs : Woody Harrelson, Liam Hemsworth, Alice Braga
Éditeur : Condor Entertainment
Durée : 1h46
Genre : Western
Date de sortie DVD/BR : 21 février 2018

 

 

Texas 1887. Le Ranger Kingston est envoyé enquêter sur une série de morts mystérieuses à la frontière Mexicaine. Ses recherches le mènent rapidement à Mount Hermon, une petite ville sous l’emprise de celui qu’on appelle « le Prêcheur ». Kingston reconnaît alors l’homme qui a tué son père 20 ans auparavant dans un duel sanglant…

 

 

Le film

[4/5]

Depuis un peu plus de vingt ans et la révélation de son charisme animal dans Tueurs nés (Oliver Stone, 1994), Woody Harrelson s’est spécialisé dans les rôles troubles, propres à mettre en avant ses allures de fauve imprévisible et dangereux. De Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009) à Rampart (Oren Moverman, 2011) en passant par sa prestation très remarquée dans la série True detective (2014), on ne compte en effet plus ses compositions de psychopathes et autres inadaptés sociaux, ne parvenant à s’exprimer que dans la violence. Souvent à la limite du cabotinage, mais toujours réellement impressionnant et charismatique, l’acteur porte parfois littéralement les films dans lesquels il joue sur ses épaules, la fièvre de son interprétation emportant tout sur son passage.

Ce cas de figure se retrouve très nettement au cœur de The duel, qui tire l’essentiel de son pouvoir d’attraction sur le spectateur de l’interprétation de Woody Harrelson, qui incarne le très charismatique « méchant » de l’histoire, et bouffe littéralement les autres acteurs partageant l’affiche du film avec lui : Liam Hemsworth et Alice Braga, même réunis, ne parviennent en effet jamais à rivaliser avec l’intensité malade du jeu d’Harrelson, qui tire la couverture à lui et s’impose presque comme le véritable héros du film. Néanmoins, si la réussite du film tient largement sur sa prestation, on devra également reconnaître que le scénario de Matt Cook s’avère également très intéressant, prouvant que Cook est probablement un des meilleurs scénaristes Hollywoodiens actuels : après les excellents scénarios de Triple 9 et Traque à Boston, Cook nous démontre en effet qu’il est capable de nous cuisiner (ah ! ah ! ah !) des histoires riches et tendues, développant une violence sèche et brutale et un sentiment de danger latent omniprésent.

L’élément le plus intéressant de cette histoire tient probablement dans le fait que même si le gros de son intrigue se concentre sur l’affrontement entre un Texas ranger et le révérend corrompu responsable de la mort de son père, The duel n’emprunte pas la trajectoire du récit de vengeance « traditionnel ». En effet, c’est le « hasard » (ou le destin, selon son degré de mysticisme) qui mettra le révérend sur la route du personnage de Liam Hemsworth, et finalement, l’accomplissement de sa vengeance personnelle ne se fera que suite à une série d’événements indépendants de sa volonté et le plongeant dans une espèce de quête mortifère dont l’issue ne pourra être que fatale.

Réalisé de façon très classique par le cinéaste (et acteur) australien Kieran Darcy-Smith, The duel s’avère donc un excellent petit western, sec et violent, porté à la fois par l’interprétation habitée de Woody Harrelson et par un scénario aussi riche qu’implacable. A découvrir !

 

 

Le DVD

[4/5]

C’est chez Condor Entertainment que débarque The duel en Blu-ray et DVD, mais une fois n’est pas coutume, l’éditeur n’a pu nous fournir pour notre test que la version DVD du film. Mais il nous faudra d’entrée admettre que l’on est en présence d’une galette DVD assez épatante, composant habilement avec les limites du support SD pour nous proposer une expérience de visionnage vraiment optimale : le master est littéralement impeccable, et rend parfaitement hommage à la belle photo du film signée Jules O’Loughlin (déjà à l’œuvre sur l’excellent Hitman & Bodyguard) : définition et couleurs sont superbes et assez irréprochables, même durant les quelques séquences en basse lumière. Côté enceintes, VF et VO s’imposent dans des mixages Dolby Digital 5.1 très dynamiques, avec une spatialisation qui explose littéralement dans le dernier tiers du film. On notera pour les amateurs de gros son que la VO est également proposée dans un mixage DTS 5.1 peut-être encore un poil plus ample et spectaculaire. Pas de bonus.

 

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