Test DVD : Liaisons à New York

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États-Unis : 2017
Titre original :
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h26
Genre : Drame
Date de sortie DVD : 21 février 2018

 

 

Thomas Webb, vient de décrocher son diplôme universitaire et tente désormais de trouver sa place dans le monde. Le jeune homme se lie d’amitié avec son voisin, un écrivain excentrique, qui devient pour lui une sorte de mentor. Thomas fait un jour la connaissance de la maîtresse de son père, très vite une relation charnelle s’installe entre eux, bouleversant sa vie et ses convictions…

 

 

Le film

[4/5]

On sait bien ce que vous êtes en train de vous dire : rien qu’à voir la jaquette de Liaisons à New York, vous craignez de subir une énième comédie romantique 2.0 se déroulant dans la « Grosse Pomme » ; vous pouvez d’ores et déjà vous rassurer : le film de Marc Webb n’est absolument pas de cette engeance. Il s’agit en fait d’un projet porté pendant une douzaine d’années par son scénariste Allan Loeb, puisqu’il était déjà présent sur la cuvée 2005 de la fameuse « Black List » qui recense les meilleurs scénarios n’ayant pas été porté à l’écran. Marc Webb avait été, à l’époque, attaché au projet avant même la réalisation de (500) jours ensemble, et bien avant ses compromissions Hollywoodiennes l’ayant amené à réaliser pour Sony les deux opus de The amazing Spider-Man entre 2012 et 2014.

Le titre original de Liaisons à New York est en réalité The only living boy in New York : les plus mélomanes d’entre nos lecteurs auront peut-être déjà remarqué qu’il s’agit également du titre d’une chanson de Simon & Garfunkel – ce qui donne déjà un indice quant à la teneur réelle du film de Marc Webb. Car l’ombre de deux grands cinéastes plane en effet sur le film : celle de Woody Allen évidemment (difficile de ne pas y penser au regard des tribulations sentimentales de ce petit groupe d’intellectuels New Yorkais, d’autant que le film laisse une place prépondérante aux dialogues tout autant qu’au jazz dans son déroulement), mais également celle de Mike Nichols, et plus particulièrement de son film Le lauréat (1967), classique du film de « coming of age » ayant largement contribué, en son temps, à populariser la musique de Simon & Garfunkel.

On retrouvera également un peu de la « patte » de Mike Figgis (le titre français fait d’ailleurs penser à un titre tel que Pour une nuit) ou même de Roman Polanski dans Liaisons à New York – vous admettrez que l’on a connu pires références ! Suivant le parcours sentimental d’un jeune garçon un peu paumé, le film de Marc Webb développe une élégance, une délicatesse et même une intelligence qui en font un film à cent lieues de la comédie romantique inoffensive que l’on s’attendait à voir. Porté par une brochette d’acteurs extraordinaires (et par un littéralement impérial) et par un final aussi émouvant qu’inattendu, ce pur film « indé » New Yorkais n’est finalement (un peu) desservi que par sa relative timidité formelle, qui lui sied néanmoins tout à fait correctement, d’autant que la photo signée Stuart Dryburgh s’avère très belle et permet à Marc Webb de signer, ponctuellement, quelques plans de toute beauté.

 

 

Le DVD

[4/5]

Si à la découverte de Liaisons à New York, on ne pourra s’empêcher de se dire que l’on aurait aimé voir ce beau film sur support Haute Définition, il n’y a tout de même pas à se plaindre, le DVD édité par Metropolitan Vidéo nous permettra de découvrir le dernier film de Marc Webb dans des conditions tout à fait satisfaisantes. Si le film aurait sans doute mérité un encodage en Blu-ray, on ne pourra qu’admettre son très faible potentiel commercial (d’autant qu’il n’est pas sorti dans les salles en France), et on se consolera en se disant que c’est également une chance de pouvoir toujours compter sur des éditeurs prêts à se lancer dans l’aventure du DTV en France, quel que soit le format, ce qui est loin d’être évident économiquement parlant, étant donné la santé précaire du marché de la vidéo physique et du nombre ahurissant de téléchargements illégaux en France ces dernières années. Et il faut de toute façon avouer que Metro est parfaitement rodé au format DVD, et nous propose une nouvelle fois un master sans faille : définition, piqué et couleurs composent plutôt bien avec les limites d’un encodage en définition standard. Côté son, VF et VO sont proposées en Dolby Digital 5.1, dans des mixages dynamiques et bien enveloppants : l’idéal pour un film n’appelant de toute façon aucunement à la démonstration technique.

Du côté des bonus, Metropolitan Vidéo nous propose de nous plonger dans trois featurettes revenant de façon superficielle sur la genèse du film, sur la ville de New York ainsi que, plus anecdotique mais intéressant, sur l’engagement éco-responsable de l’équipe de tournage à New York.

 

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