Test Blu-ray : The rental

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États-Unis : 2020
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Dave Franco, ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h28
Genre : Horreur
Date de sortie cinéma : 19 août 2020
Date de sortie DVD/BR : 12 février 2021

Deux couples louent une sublime maison face à l’océan pour un week-end de fête. Les quatre amis comprennent très vite que derrière la beauté de l’endroit, un danger les guette : une présence mystérieuse semble les espionner et révèle des secrets inavouables sur chacun d’eux. La tension monte et le week-end de rêve va virer au cauchemar absolu…

Le film

[3,5/5]

Frère cadet de James Franco, Dave Franco s’était, dans un premier temps, fait remarquer du public par le biais de comédies issues du giron de la bande à Judd Apatow (21 Jump Street, Nos pires voisins). Probablement influencé par les aspirations artistiques du grand frère, il s’est décidé en 2020 à passer le cap de la réalisation avec The rental.

Soucieux de préserver le plus possible sa liberté de cinéaste, Dave Franco opte pour la sécurité, s’entourant d’une « famille » de cinéma qu’il s’est composée au fil de sa courte carrière d’acteur. The rental mettra ainsi en scène Alison Brie, qui se trouve être sa compagne à la ville depuis 2012, et même sa femme depuis 2017. Franco fait également le choix de coécrire le film avec son ami Joe Swanberg, une des figures de proue du « mumblecore », ce cinéma indépendant US fauché et nombriliste très en vogue au début des années 2000.

Pour autant, et malgré ce qu’on peut lire un peu partout, The rental ne constituera pas réellement la rencontre entre le mumblecore et le slasher. C’était le cas pour un film tel que Baghead (Jay et Mark Duplass, 2008), qui mélangeait les caractéristiques formelles des deux genres, mais The rental demeure surtout et avant tout un pur film de genre, soigneusement produit, avec une belle photo, des acteurs professionnels, des dialogues écrits – autant d’éléments plutôt éloignés du mumblecore.

En revanche, il est vrai également que le film de Dave Franco se démarque du tout venant du thriller horrifique, dans le sens où contrairement à la plupart de ses confrères officiant dans le genre, le cinéaste concentrera beaucoup plus son attention sur la psychologie de ses personnages que sur le simple « jeu de massacre ». Les quatre personnages au cœur de The rental parviennent par conséquent à « exister » à l’écran bien avant que l’intrigue horrifique en elle-même ne démarre.

Thriller paranoïaque (et donc en un sens typiquement américain) se concentrant sur le phénomène assez récent de la location saisonnière entre particuliers, The rental s’attarde donc longuement sur son petit groupe de personnages (cinq acteurs en tout et pour tout, plus un sixième dont on ne verra jamais le visage) et sur les relations s’étant nouées entre eux par le passé. Leurs états d’âme constitueront une grande partie du métrage, avant que ce dernier ne bascule finalement dans l’horreur.

Dès les premières minutes de The rental, Dave Franco annonce d’ailleurs plutôt habilement la couleur : on y découvre un couple, Mina et Charlie (respectivement interprétés par Sheila Vand et Dan Stevens) en train de regarder une maison sur un site genre AirBnB, et se décider à y passer un weekend. Un troisième personnage, Josh (Jeremy Allen White), entre alors dans le champ, enlace la jeune femme et l’embrasse : on comprend dès lors qu’en l’espace de quelques minutes à peine, The rental nous a déjà emmené sur une fausse piste. Josh est en effet le petit ami de Mina, tandis que Charlie sort quant à lui avec Michelle, incarné par Alison Brie.

A force d’habiles compositions de plans, Franco n’aura par la suite de cesse de réunir, puis de séparer les deux couples au cœur de son film, jusqu’au basculement définitif vers l’horreur dans le dernier acte du récit. Et si bien sûr The rental n’invente rien, ni ne révolutionne le genre, on ne peut que saluer le soin avec lequel Dave Franco et son coscénariste Joe Swanberg parviennent à brouiller les pistes au fil du récit, tous les personnages ayant soit quelque chose à cacher soit quelque chose à découvrir, ce qui ajoutera un peu de jalousie, de trahison(s) et de manque de confiance à la paranoïa développée au cœur même de l’intrigue. Un solide premier film donc – on attend maintenant de voir de quoi Dave Franco sera capable en sortant éventuellement de sa zone de confort.

Le Blu-ray

[4/5]

Côté technique, le Blu-ray de The rental édité par Metropolitan Vidéo nous propose un piqué d’une précision absolue, sans le moindre problème d’encodage à l’horizon, malgré de nombreuses scènes plongées dans la brume et pas forcément évidentes à gérer. Les couleurs et les contrastes ont également fait l’objet d’une attention toute particulière, avec des intérieurs chaleureux et des scènes en extérieur pour la plupart nocturnes affichant des noirs solides. Côté son, VF et VO sont mixées en DTS-HD Master Audio 5.1, et nous offrent un spectacle acoustique bien spatialisé et souvent épatant durant le dernier acte du film. L’ensemble est donc efficace et parfaitement dynamique : du beau travail à la fois sur l’image et sur le son.

Dans la section suppléments, outre une poignée de bandes-annonces en avant-programme, on trouver une featurette qui fera office de making of (6 minutes). On y trouvera des entretiens avec les acteurs mais également avec le réalisateur Dave Franco, qui reviendra sur la genèse de The rental autant que sur ses ambitions en tant que cinéaste.

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