Test Blu-ray : Les voisins

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Les voisins

États-Unis : 1981
Titre original :
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h35
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 21 avril 1982
Date de sortie DVD/BR : 25 février 2020

 

 

Earl Keese est un américain moyen, vivant une existence paisible avec sa femme Enid et sa fille Elaine. La vie semble se dérouler comme sur des rails dans cette calme banlieue de la classe moyenne. Mais tout cela change, quand Vic et Ramona Zeck viennent s’installer dans la maison d’à côté…

Le film

[3/5]

Reformant à l’écran le duo de personnalités des Blues Brothers, à savoir les acteurs Dan Aykroyd et John Belushi, Les voisins s’avère un film très méconnu du public hexagonal. Cela n’a rien d’étonnant en réalité : à de rares exceptions près, quand il s’agit de rire au cinéma, les français conservent un côté très « chauvin », préférant la comédie made in France aux films venus d’autres contrées. Par conséquent, de nombreux films mettant en scène des acteurs popularisés par le Saturday Night Live aux États-Unis sont aujourd’hui complètement retombés dans l’oubli, quand ils ne sont pas tout simplement restés inédits en France.

Acteur « culte » au pays de l’oncle Sam, John Belushi est une personnalité encore trop peu (re)connue chez nous. Un tempérament fragile et autodestructeur dont le système Hollywoodien précipita la chute en contribuant à l’enfermer dans les excès et la paranoïa. En 1997, la chaîne de télévision française Comédie ! avait néanmoins permis aux curieux de découvrir une poignée des hallucinantes prestations de Belushi sur le plateau du Saturday Night Live : le samouraï Futaba, les imitations de Joe Cocker, les Blues Brothers… Pour les amateurs français de l’acteur, Les voisins était jusqu’alors difficilement accessible, mais le récit du tournage du film qu’en avait fait Bob Woodward dans son ouvrage « Wired » (publié en 1984 aux États-Unis, sorti en France en… 2015 – quand on vous dit que les français s’intéressent peu aux acteurs comiques américains) laissait libre cours à tous les fantasmes. Car c’est peu dire que la production des Voisins a été perturbée.

 

 

Durant la préparation du film, John Belushi et Dan Aykroyd décident d’inverser leurs rôles, afin de casser l’image qu’ils renvoient l’un de l’autre : Belushi sera donc le fonctionnaire coincé, engoncé dans son costume trois pièces, tandis qu’Aykroyd sera le doux dingue au comportement outrancier. Les conflits avec le réalisateur John G. Avildsen (Rocky) sont nombreux, les deux acteurs tentent de le faire virer, le scénario est largement remanié par Dan Aykroyd, John Belushi est constamment défoncé… Ces soucis de production se retrouvent jusque dans la musique du film, Tom Scott et le groupe de punk Fear, tous deux proches de John Belushi, sont évincés par la production au profit de Bill Conti, collaborateur régulier de John G. Avildsen.

Comme bien souvent, les multiples démêlés de la production ne se retrouveront pas nécessairement à l’écran, et ne parasiteront en aucun cas la découverte de ces Voisins, petite comédie qui marquera principalement l’Histoire et les mémoire comme le dernier film de John Belushi plutôt que comme un moment de rigolade particulièrement brillant ou mémorable. Bien entendu, le spectateur sera forcément amené à sourire de façon régulière, rendant les armes devant l’abattage décomplexé de John Belushi et Dan Aykroyd. Les deux acteurs sont par ailleurs plutôt bien soutenus par Cathy Moriarty, actrice méconnue qui livre ici une prestation non négligeable, à l’impact certain sur nos zygomatiques. Pour autant, on avouera qu’en comparaison avec le gros de l’œuvre de John Belushi et Dan Aykroyd, autant qu’au regard des Blues brothers tourné l’année précédente, Les voisins reste une comédie certes par moments efficace mais globalement bien mineure.

 

Le Blu-ray

[4/5]

C’est Elephant Films qui vient d’avoir l’excellente idée de sortir Les voisins en Blu-ray – une initiative d’autant plus remarquable que le film de John G. Avildsen était à ce jour complètement inédit en DVD. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat comble toutes nos attentes : le master est propre, stable, préserve la granulation d’origine et est de plus encodé en 1080p ; l’image est assez superbe, d’une belle précision, et les couleurs sont fidèles à la patine d’origine – du très beau travail. Côté son, VO et VF d’époque nous sont offertes dans des mixages DTS-HD Master Audio 2.0 (mono d’origine), pas forcément très impressionnants d’un point de vue technique, mais aux voix claires et intelligibles et respectant parfaitement l’ambiance sonore d’origine. Du très beau travail.

Rayon bonus, on trouvera donc non seulement les traditionnelles bandes-annonces éditeur ainsi que l’intéressante galerie de photos, mais également et surtout une présentation du film signée Julien Comelli, comme toujours réalisée par son complice Erwan Le Gac. Comme à son habitude, le biochimiste / cinéphile suisse nous proposera une remise en contexte du film assez complète, en revenant notamment sur la carrière de John Belushi et les conflits ayant eu lieu pendant le tournage du film. On notera bien sûr qu’il assurera sa présentation à l’arrière d’une Dodge Monaco de la police montée, habillé d’un costume noir inspiré des Blues Brothers.

 

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