Test Blu-ray : Rogue warfare 2 – En territoire ennemi

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États-Unis : 2019
Titre original : – The hunt
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h44
Genre : Guerre, Action
Date de sortie DVD/BR : 2 décembre 2019

 

 

Daniel, le chef de l’unité « Rogue », a été capturé. Soumis à de terribles épreuves, il doit trouver la force de tenir tête à ses ravisseurs en attendant que le reste de l’équipe, refusant d’abandonner l’un des leurs, monte une opération d’infiltration derrière les lignes ennemis pour le ramener à la maison…

 

Le film

[3/5]

Reprenant tout pile là où s’arrêtait le premier opus, Rogue warfare : En territoire ennemi replonge le spectateur en plein Moyen-Orient, aux côtés de la bande de mercenaires internationaux qui composait le groupe de soldats d’élite du premier film. Daniel, alias Will Yun Lee (l’un des camarades bikers du héros dans le génial Torque, la route s’enflamme), a donc été fait prisonnier par le leader suprême des Masques Noirs et « Dieu seul sait ce qu’il subit là-bas » comme le dira gravement le personnage du commandant Brisco, incarné à l’écran par Chris Mulkey (Hank, le « taulard au domino » de Twin Peaks première période). Bon, on vous rassure, il ne se fait ni sodomiser ni torturer, il n’est pas d’avantage forcé par ses tortionnaires à manger ses excréments ou à regarder de la télé-réalité (ce qui revient au même), on le laisse juste en plein cagnard en l’observant perdre peu à peu la raison.

Ses frères d’armes du premier film, menés en l’absence de Daniel par le charismatique James – toujours interprété par l’ancien champion d’UFC Rory Markham – ne se tournent pas les pouces pour autant, puisqu’ils chercheront tout le film durant à localiser l’endroit où se terrent les talibans des Masques Noirs. Après deux infiltrations infructueuses (et autant de scènes d’action spectaculaires et immersives), la troisième sera finalement la bonne. La mise en scène de Mike Gunther est toujours aussi efficace, et Rogue warfare : En territoire ennemi ne trouve ses limites en réalité que dans le déroulement de son intrigue, beaucoup trop linéaire, qui donne franchement l’impression de faire office de « remplissage » entre les deux autres films de la saga. Producteur du film, Andrew Emilio DeCesare enfile cette fois-ci également la casquette de scénariste, et on ne peut pas dire qu’il se soit franchement foulé pour amener la bande de mercenaires de Mike Gunther d’un point A à un point B, multipliant les facilités scénaristiques (le coup de l’obscur « logiciel russe » pour trouver l’emplacement des terroristes) en saupoudrant le film de passages aussi absurdes que sentencieux censés creuser la psychologie des protagonistes des deux camps.

Pour autant, et comme à la découverte du premier épisode, on ne pourra en aucun cas affirmer que l’on se soit fait chier devant Rogue warfare : En territoire ennemi, qui se place dans la bonne moyenne des séries B d’action contemporaines. Le film a en effet pour lui l’avantage de camoufler relativement bien ses défauts et son manque de budget (on ne voit jamais un hélico voler) tout en utilisant de façon assez remarquable ses points forts (musique, photo, équipes techniques rodées aux cascades et aux scènes d’action badass). Du bourrin torché avec passion en somme ! Bien entendu, on abordera le troisième – et dernier – film de la saga dès demain.

 

Le Blu-ray

[4/5]

On avait loupé la sortie du deuxième opus en vidéo, mais la sortie récente du troisième épisode de la saga nous aura permis de rattraper les deux films d’un seul coup. Rogue warfare : En territoire ennemi débarque donc en Blu-ray sous la bannière de Metropolitan Vidéo. Et comme à son habitude, l’éditeur nous livre ici une bien jolie galette : côté image, le master s’avère propre et bien défini ; le piqué est d’une précision à couper le souffle et les couleurs vraiment éclatantes. Les contrastes et la gestion des noirs ont été tout particulièrement soignés – l’ensemble affiche une forme redoutable. Côté son, la VF et la VO sont mixées en DTS-HD Master Audio 5.1, toutes deux étant parfaitement claires, et le rendu des scènes d’infiltration étant tout particulièrement fin et bien spatialisé, l’immersion pour le spectateur est optimale.

Du côté des suppléments, on trouvera juste une petite sélection de bandes-annonces éditeur.

 

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