Test Blu-ray : David Lynch – The Art life

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États-Unis, Danemark : 2016
Titre original : –
Réalisateur : , ,
Éditeur :
Durée : 1h28
Genre : Documentaire
Date de sortie cinéma : 15 février 2017
Date de sortie DVD/BR : 3 octobre 2017

 

 

Un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale…

 

 

Le film

[4/5]

Si David Lynch est le plus souvent porté aux nues par de nombreux cinéphiles littéralement amoureux de son œuvre, une petite frange de résistants hurle, et ce depuis plusieurs dizaines d’années, que le réalisateur de Lost highway est en réalité un véritable « escroc » artistique, multipliant les symboles creux pour mieux enfumer son monde et livrer à un public esbaudi mais trompé des enchaînements de saynètes sans queue ni tête vendues comme de l’Art « total », dont l’interprétation est laissée à la sensibilité de chacun.

Cette critique tenace faite à l’ensemble de son œuvre s’explique en réalité par le fait que David Lynch n’a jamais livré d’interprétation « clés en mains » de son Cinéma, et s’est souvent refusé, au fil des ans, à livrer des explications concernant telle ou telle séquence obscure, tel ou tel symbole opaque, tel ou tel élément incompréhensible par le commun des mortels. Si d’aucuns perçoivent des bribes d’explications, ou adhèrent de toute façon sans la moindre retenue à cet état d’esprit, d’autres spectateurs voient dans ce refus de s’exprimer l’aveu cynique d’un Cinéma vécu comme une expérience d’écriture automatique, et dont le sens ne se fait finalement que dans la tête de critiques un peu trop prompts à voir du génie partout.

C’est donc finalement d’avantage aux cinéphiles à priori réfractaires au cinéma de Lynch que l’on conseillera de voir David Lynch – The Art life, afin que ceux-ci puissent saisir quelques clés de son cinéma, et de son art en général – il y a de fortes chances qu’à l’éclairage du portrait intime et tout en nuances du cinéastes, même les anti-Lynch les plus convaincus finissent par retourner leurs vestes. Pour les conquis et les amateurs du réalisateur, le film de Jon Nguyen, Rick Barnes et Olivia Neergaard-Holm sera également une belle découverte, et la confirmation d’avoir devant les yeux un artiste aussi insaisissable qu’à fleur de peau. On laisse d’ailleurs le mot de la fin à notre rédacteur Julien Mathon, qui avait découvert le film lors du Festival de Gérardmer 2017 :

« Un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années.

En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale.

Qu’il est passionnant de découvrir tout le panel artistique de ce grand cinéaste et essayer de comprendre, voir d’analyser les origines de ce besoin de créer constamment. »

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Plutôt bon élève quand il s’agit de sortir ses films sur support haute définition, Potemkine Films confirme la très bonne impression qu’on avait récemment eu d’eux avec les Blu-ray de et de  : à nouveau, David Lynch – The Art life s’offre un traitement Haute Définition littéralement impeccable. Définition et piqué son d’une belle précision, composant de plus avec de multiples formats de prise de vue, couleurs et contrastes sont impeccables… Du très beau travail, qui se prolonge côté son, avec une VO mixée en DTS-HD Master Audio 5.1, certes pas des plus spectaculaires (c’est un documentaire après tout) mais tout à fait dynamique, et très plaisante dans ses quelques petites surprises acoustiques.

La section suppléments s’avère relativement peu fournie, mais de bonne qualité : on retrouvera en effet avec plaisir une présentation du film par Pacôme Thiellement, toujours aussi passionné et enthousiaste, qui dresse toute une série de passerelles entre David Lynch – The Art life et le reste de l’œuvre de Lynch. Très intéressant.

 

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