Test Blu-ray : Annabelle

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États-Unis : 2014
Titre original : Annabelle
Réalisateur :
Scénario : Gary Dauberman
Acteurs : Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard
Éditeur : Warner Home Vidéo
Durée : 1h39
Genre : Horreur
Date de sortie cinéma : 8 octobre 2014
Date de sortie BR : 11 février 2015

 

 

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter. Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

 

 

Le film

[3,5/5]

Malgré son apparence juvénile, presque enfantine (rappelant beaucoup le personnage de « Data » dans Les goonies), aura su marquer de sa patte et de son efficacité le cinéma d’horreur de ces quinze dernières années. Parvenant à nous livrer quasiment coup sur coup autant de « grands » films d’angoisse que Saw, Insidious et The – Les dossiers Warren, le « petit » réalisateur sera vite devenu un « grand », un incontournable de la scène horrifique mondiale. C’est dire si Annabelle, premier spin-off dérivé de , était attendu au tournant.

James Wan ayant pour un temps décidé de se retirer du cinéma d’horreur afin de se consacrer au tournage de Fast & furious 7, il se contentera d’un poste de producteur, et la réalisation du film est confiée à John R. Leonetti, directeur photo attitré de Wan, et accessoirement réalisateur de L’effet papillon 2 et Mortal Kombat : Annihilation. Et si Annabelle porte bien la marque de son réalisateur (on va y revenir tout de suite), le film porte néanmoins également et de façon très claire les stigmates des films de James Wan, notamment dans sa façon frontale et old-school d’aborder l’horreur sans la moindre once de cynisme, avec la présence (d’abord insidieuse puis de plus en plus démonstrative) d’un démon, incarné par l’habitué Joseph Bishara – qui incarnait déjà la figure démoniaque d’Insidious et The conjuring.

Il est donc difficile pour le nouveau venu John R. Leonetti d’imposer son style personnel dans un univers aussi marqué par la patte d’un metteur en scène antérieur : on pourrait même, de fait, et sans jeu de mot, qualifier Annabelle de cadeau empoisonné. Car le fait est que malgré une volonté de proposer formellement des choses très intéressantes, telles que l’époustouflant plan-séquence qui ouvre les hostilités et qui démontre d’un réel savoir faire de mise en scène, le réalisateur souffre beaucoup de la comparaison avec la maestria technique et le sens du tempo que son producteur était capable d’insuffler à ses films. Et si en l’état, le film s’avère un bon petit film d’horreur, proposant certaines très bonnes idées et quelques séquences bougrement efficaces, Annabelle n’a pas le brio de ses ainés, et n’en deviendra pas le « classique instantané » tant espéré.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Comme à son habitude, Warner Home Vidéo nous offre pour Annabelle un master Blu-ray quasiment irréprochable : les séquences de jour affichent un piqué redoutable, des couleurs naturelles et un niveau de détail assez époustouflant. Les passages nocturnes s’avèrent également convaincants en diable : pas de grain, pas de baisse du niveau de détail, la précision est toujours de mise. Niveau son, la VO est proposée dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 d’une étonnante sobriété. L’immersion est excellente, la spatialisation jouant la carte de l’ambiance, discrète, pour mieux surprendre le spectateur par la suite : les deux mixages se révèlent redoutablement efficaces dans les passages « choc ». Le mixage de la version française est quant à lui proposé en Dolby Digital 5.1, naturellement un poil en retrait par rapport à sa grande soeur.

Dans la section suppléments (intégralement en haute définition), on trouvera une poignée de featurettes sur le tournage du film : l’une se penche sur les événements étranges survenus pendant le tournage, une autre revient sur le metteur en scène et sur la fameuse scène du « plan séquence », une troisième évoque la création de la collection de poupées, et la dernière sur le personnage du « démon » : conception, maquillage, et). Court (vingt minutes tout au plus, tout cumulé), mais intéressant. Enfin, on trouvera également une vingtaine de minutes de scènes coupées, qui nous montreront la façon dont un personnage, incarné par l’inconnu Christopher Shaw, a été complètement gommé du montage final (pas de bol !). On remarque également qu’à l’origine, la photo confiée par le curé à Mia à la fin du film devait en fait apparaître à mi-métrage, avant de se voir repoussée à la dernière bobine.

A noter également que le packaging proposé par Warner vous réservera une surprise de taille, sous la forme d’un T-Shirt aux couleurs d’Annabelle. On ne peut pas vous en dire plus, car on ne l’a pas reçu, mais saluons cette brillante initiative de l’éditeur !

 

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