Test Blu-ray : 47 meters down

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47 meters down

 
États-Unis, Royaume-Uni, République Dominicaine : 2017
Titre original : –
Réalisateur : Johannes Roberts
Scénario : Johannes Roberts, Ernest Riera
Acteurs : Mandy Moore, Claire Holt, Matthew Modine
Éditeur : Wild Side Vidéo
Durée : 1h29
Genre : Thriller
Date de sortie DVD/BR : 8 novembre 2017

 

 

Après la rupture de Lisa, sa sœur Kate l’embarque en vacances au Mexique pour lui changer les idées. Avides d’aventures, elles décident de plonger parmi les requins blancs, protégées par une cage. Une fois dans l’eau, le spectacle est incroyable… Mais subitement, le câble qui retient la cage au bateau cède, et les deux sœurs se retrouvent plongées au fond de l’océan, à 47 mètres de profondeur. Il ne leur reste qu’une heure d’oxygène et les grands blancs rôdent…

 

 

Le film

[4/5]

Si la première pensée qui nous vient à l’esprit à la découverte de 47 meters down est que l’on va avoir droit à une resucée de Instinct de survie, succès surprise de l’été dernier, il faut quand même relativiser cette assertion : si le film mettant en scène Blake Lively est le dernier film « de requin » à être sorti dans les salles obscures, ce sous-genre du film d’attaque animale n’a jamais réellement disparu depuis Les dents de la mer. Sans même évoquer les innombrables séries Z qui pullulent chaque mois sur le marché de la vidéo ou même à la télévision, avec des titres et des intrigues de plus en plus improbables (la franchise Sharknado bien sûr, mais aussi des films tels que Avalanche sharks, Sharkenstein, Raiders of the lost shark, Mega Shark vs. Kolossus…), des films mettant en scène des requins sont régulièrement apparus sur nos écrans depuis une vingtaine d’années : Peur bleue (1999), Open water (2003), The reef (2010), Shark 3D (2011), Bait 3D (2012), Dark tide (2012)… Le requin aura donc toujours été « bankable ».

Il serait donc assez hypocrite de taxer le réalisateur Johannes Roberts d’opportunisme. 47 meters down n’a d’ailleurs que bien peu à voir avec Instinct de survie : les influences du film seraient d’avantage à chercher du côté d’Open water ou des Ruines. L’histoire en elle-même n’a rien de bien original, suivant un schéma très classique : deux jeunes filles font la fête au Mexique, et se décident sur un coup de tête pour suivre deux autochtones bien bâtis dans une petite attraction en dehors des sentiers par trop balisés du tourisme local – c’est décidé, elles plongeront dans une cage afin d’observer les requins. Bien entendu, rien ne se déroulera comme prévu… Avant même que le film ne débute, le spectateur savait déjà à peu près exactement à quoi s’attendre : la vraie question sera donc de savoir « quand » la première fille se fera manger, et par quelle pirouette scénaristique la deuxième parviendra à échapper aux mâchoires acérées des requins.

Rien de bien neuf sous le soleil donc (même si pour être tout à fait honnête le réalisateur / scénariste nous réserve tout de même une petite surprise en fin de métrage), mais l’intérêt réel de 47 meters down se situe ailleurs : dans la manière ingénieuse avec laquelle Johannes Roberts parvient à faire monter la tension, en mettant le spectateur de plus en plus mal à l’aise, faisant grimper la pression à coups de basses qui tapent dur (un beau travail sur le son qui rappelle La guerre des mondes de Spielberg, rien que ça), d’ambiance pesante finement distillée, plongeant le spectateur dans l’obscurité et jouant beaucoup sur la notion d’absence, tout en utilisant avec parcimonie quelques jump-scares, qui se révèlent vraiment très efficaces, et ce à plusieurs reprises. Conscient de ne disposer que d’un budget limité, Roberts transforme les faiblesses de son film (on y voit finalement peu les requins) en véritable force, faisant peser une ambiance solide de menace invisible sur les personnages – et sur le spectateur.

47 meters down s’impose donc sans peine comme un exercice de style solide et réussi. On notera également que suite au véritable carton du film en vidéo aux Etats-Unis, Johannes Roberts prépare activement 48 meters down, qui sortira durant l’été 2019 et qui mettra en scène cinq randonneurs découvrant une cité sous-marine en ruines et se rendront rapidement compte qu’ils ne sont pas seuls dans les grottes submergées… Si la suite est du niveau de celui-ci, on signe illico !

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Côté technique, et comme d’habitude avec l’éditeur, l’image du Blu-ray de 47 meters down édité par Wild Side Vidéo est d’une précision étonnante, et fait honneur à la belle photo du film, pourtant le plus souvent plongée dans l’obscurité, totale ou partielle. Sur le premier tiers du film, les couleurs sont éclatantes, puis les contrastes laissent s’affirmer des noirs profonds et denses, et on ne dénote pas de souci de compression, mis à part quelques scintillements sur les bleus les plus vifs (un effet que l’on parviendra à atténuer en jouant avec les réglages de son vidéoprojecteur ou de sa TV), et des arrière-plans qui laissent par moments apparaître de légers fourmillements. En deux mots, l’éditeur nous offre un travail d’encodage remarquable, dont l’impact est encore renforcé par la présence de deux mixages DTS-HD Master Audio 5.1, immersifs, très riches en basses comme on l’a précisé un peu plus haut, et très efficaces lors des quelques « jump-scares » qui émaillent le métrage, et qui vous feront littéralement sauter au plafond.

Dans la section suppléments, on trouvera, outre les habituelles bandes-annonces pour une poignée de films disponibles chez Wild Side, un making of court mais synthétique revenant sur les conditions de tournage et sur le ressenti de l’équipe quant au film terminé.

 

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