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Test Blu-ray : L’effrontée / La petite voleuse

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Après un passage éclair par le polar, qui lui ont permis de tourner coup sur coup deux chefs d’œuvres (Garde à vue et Mortelle randonnée), Claude Miller revient, en 1985, à un cinéma nettement plus « intimiste ». Le succès de ses deux films précédents lui ont permis de devenir un nom incontournable auprès de la communauté cinéphile, et Miller peut en effet retourner à ce qu’il aime faire depuis ses débuts : revenir à un cinéma de l’intime, abordant avec délicatesse les affres de l’adolescence et du « coming of age ». Il tournera donc coup sur coup deux films avec Charlotte Gainsbourg, alors toute jeune et débutante L’effrontée (1985) et La petite voleuse (1988). Deux films qui viennent de sortir en Blu-ray chez TF1 Vidéo et qui conservent encore aujourd’hui un charme et une fraicheur tout à fait désarmantes...

Test Blu-ray : Le cinéma d’Almodóvar – Anthologie – 18 films

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Peut-être inspirés par l’hommage qui lui a été rendu aux Fauvettes au mois de mai (une sélection de onze films sous l’appellation « Les immanquables d’Almodóvar »), TF1 Vidéo et Pathé ont choisi de travailler main dans la main pour donner vie à ce coffret « Le cinéma d'Almodóvar – Anthologie ». Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas là d’une « intégrale » ; en effet, deux longs-métrages manquent malheureusement toujours à l’appel, probablement pour des questions de droits : nous n’aurons donc pas le plaisir de voir ou revoir Le labyrinthe des passions (1982, inédit en France en DVD) et Matador (1986, sorti en DVD en 2006 sous les couleurs de Films sans Frontières).

Test Blu-ray : Black

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Un temps prévu pour une sortie dans les salles obscures de l’hexagone, puis annulé par le distributeur à cause des « réticences des exploitants de cinéma à le programmer dans le contexte actuel », Black est un film traitant de délinquance juvénile, et plus particulièrement des affrontements entre gangs dans la ville de Bruxelles. Adapté de deux romans signés Dirk Bracke, que les auteurs ont probablement arrangé pour lui donner des airs de tragédie Shakespearienne (impossible de ne pas penser à Roméo et Juliette), le film d’Adil El Arbi et Bilall Fallah rappelle par son ton oscillant entre tendresse et violence des films aussi prestigieux que Kids (Larry Clark, 1995), Pixote, la loi du plus faible (Hector Babenco, 1981) ou encore La cité de Dieu (Fernando Meirelles & Kátia Lund, 2002).

Test Blu-ray : Mortelle randonnée

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S’il est probablement le film que Claude Miller aimait le moins au sein de sa filmographie, Mortelle randonnée constitue un « lien » indispensable entre deux pans de son œuvre, un trait d’union réunissant au cœur d’un polar surréaliste d’une richesse incroyable une partie des acteurs qui peuplaient ses premiers films (Patrick Bouchitey, Michel Such), se mêlant à la « bande » créée autour de Garde à vue (Michel Audiard, Michel Serrault, Guy Marchand). C’est également le film qui a fait prendre conscience à Miller de la direction qu’il désirait réellement faire prendre à sa carrière – après les expérimentations formelles pratiquées sur ce film, on ne trouvera plus dans sa filmographie de traces de ce genre de photographie léchée et de plans composés avec un soin maniaque par le chef opérateur Pierre Lhomme pour flatter les pupilles du spectateur.

Test Blu-ray : Garde à vue

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Avant d'être le face à face que tout le monde connait entre deux acteurs au sommet de leur Art (Michel Serrault et Lino Ventura), Garde à vue s'imposait comme le film de toutes les contraintes pour Claude Miller. Après deux films aussi intimistes que réellement lumineux, le cinéaste abordait en effet un long-métrage paraissant à mille lieux de son univers esthétique : adapté d'une série noire, tourné en studio, sur le principe du huis-clos et sur une partition de dialogues extrêmement précise signée Michel Audiard... Qui aurait cru qu'en 1981, en acceptant ce film « de commande », très éloigné de l'univers de ses deux premiers longs-métrages, Claude Miller signerait avec Garde à vue un des plus grands classiques du cinéma français ?

Test Blu-ray : Elle

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Usant du rire, de la peur, du mauvais goût – voir les scènes de jeu vidéo désopilantes – et de la honte comme d’un matériau malléable à l’infini, cette nouvelle satire sociale de Verhoeven prend une tournure presque cosmique. Nous attendions cela depuis fort longtemps. Paul Verhoeven exploite toutes les facettes de sa nouvelle actrice fétiche, en lui offrant un rôle sur mesure, vénéneux en diable, dans lequel Isabelle Huppert radicalise avec une saisissante maestria opacité perverse et cynisme coupant. »

Test Blu-ray : Tout pour être heureux

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Les histoires de séparation ne sont jamais très marrantes à raconter. Quand deux êtres humains se séparent, c’est rarement de gaieté de cœur et il y a souvent des dommages collatéraux difficilement prévisibles. Même dans les tentatives plus ou moins désespérées d’en tirer matière à rire, il reste toujours un fond d’amertume et de regrets qui déteint forcément sur la bonne humeur affichée avec ostentation.

Test Blu-ray : La tour 2 contrôle infernale

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Du haut de ses quinze ans (l’âge bête !), La tour Montparnasse infernale (2001) est devenu, avec le temps, une sorte de petit classique du rire à la française, une comédie quasi-culte dont beaucoup de lignes de dialogues ont traversé les années et sont encore citées de façon régulière par toute une génération de fans hilares. Pourtant, il faut tout de même admettre –revoyez-le ! – que le film de Charles Nemes est relativement paresseux. Mis en scène de façon plate et télévisuelle, le film se contentait d’enchainer sans génie une série de mini-sketches inégaux, qui donnait au final l’impression d’une comédie décousue émaillée de fulgurances comiques, allant bien d’avantage chercher du côté des films des Charlots que d’une mécanique du rire de précision.

Test Blu-ray : Triple 9

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Sec, bourrin et sans fioritures, Triple 9 joue à fond la carte du badass, du gros polar énervé et violent. Avec son casting de stars et d'acteurs extraordinaires (Woody Harrelson impérial !), ses séquences tendues, démentiellement jouissives et son scénar brut de décoffrage, le film de John Hillcoat s'avère un véritable plaisir de cinéma, du genre de celui qui vous dresse tous les poils sur les bras et qui, malgré sa noirceur incroyable, vous laisse un grand sourire sur les lèvres à l'issue de la projection. Le meilleur représentant du genre depuis Sabotage en 2014.

Test DVD : Navy seals : Battle for New Orleans

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Vendu par une excellente et très habile bande-annonce ne révélant pas du tout son budget de misère, Navy seals : Battle for New Orleans est donc débarqué en France il y a quelques jours, certains cinéphiles y voyant une suite tardive de Navy Seals - Les meilleurs (Lewis Teague, 1990), film de guerre à l’ambiance très 90’s et porté par l’interprétation de Charlie Sheen et Michael Biehn. La mode étant aux reboots ou aux suites tardives (honnêtement, qui avait vu venir Un flic à la maternelle 2 ?), cela n’étonnait personne outre mesure. En revanche, la découverte du film a quant à elle de quoi surprendre.

Test Blu-ray : The end

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Dernier film en date de Guillaume Nicloux, tourné en l'espace de quelques jours de disponibilité dans l'emploi du temps de Gérard Depardieu, The end est un film pour le moins étrange, qui demandera au spectateur un total « lâcher prise » s'il désire réellement apprécier le spectacle qui lui est montré. De l'aveu même du réalisateur, le scénario de The end est la retranscription d'un de ses rêves, et la construction narrative de l'ensemble ne manquera en effet pas de surprendre, voire même de déstabiliser. On passe assez brutalement d'une idée à une autre, d'un personnage à un autre, voire même d'une séquence à une autre : il convient de se laisser porter par l'ensemble sans chercher à tout prix à donner du sens.

Test Blu-ray : Jane got a gun

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Les westerns ne sont malheureusement plus produits en quantité. Ce qui aurait été un représentant solide, quoique point exceptionnel, du genre il y a un demi-siècle apparaît du coup plus décevant dans le contexte actuel, où chaque nouveau western doit raviver à lui seul le mythe de la pénible et héroïque conquête de l’Ouest.