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Test Blu-ray : La doublure

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Imparfait mais régulièrement amusant, La doublure est, à ce jour, l’avant-dernier film de Francis Veber, qui semble s’être un peu éloigné du cinéma depuis 2008 et son auto-remake de L’emmerdeur.

Revu sur OCS : Mission : impossible

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Aucun genre n'est davantage soumis au jugement impitoyable du temps que le thriller d'espionnage, qui cherche à épater son public avec les gadgets technologiques dernier cri. Ces petits détails de communication et de procuration d'informations risquent souvent de dater terriblement un film semblant encore à l'avant-garde de la modernité au moment de sa sortie.

Test Blu-ray : Au bout des doigts

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En toute honnêteté, à quoi peut-on encore s’attendre d’à peu près original de la part des films à apprentissage miraculeux, genre ultra-balisé par excellence, où le héros arrive à surmonter toutes les difficultés que la vie lui réserve pour accomplir à la dernière minute son sort glorieux ? Au bout des doigts ne semble même plus faire d’effort pour varier tant soit peu la formule usée jusqu’à la corde du saut d’obstacles social, discipline oh si édifiante à laquelle il existe une seule et unique option de conclusion. Avant l’épilogue sur la consécration inévitable, le récit s’évertue donc à multiplier les impasses improbables, tout en ayant à cœur d’insister sur le bon fond du protagoniste, ce pauvre petit qui aurait préféré jouer éternellement avec Michel Jonasz au piano, plutôt que de grandir et de faire face comme un adulte à ses contradictions existentielles. (…) Heureusement pour lui, mais pas forcément pour nous spectateurs plus si crédules dans le domaine romantique, il trouve une compagne prête à lui pardonner ses pires mensonges avec un grand sourire. Elle n’est pas belle, la vie des surdoués au cinéma ?

Arras 2018 : Au bout des doigts

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A Paris, les gares et les métros sont toujours bondés. On y trouve un peu de tout, par exemple des hommes et des femmes qui ont osé franchir le mur invisible du périphérique pour tenter leur chance dans la capitale. Et dans la plupart des gares, la SNCF a installé des pianos en libre accès, une sorte de service public à l'égard des mélomanes les plus doués qui souhaitent se dégourdir les doigts en attendant leur train.

Test DVD : Tomb raider

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Les adaptations de jeux-vidéo au cinéma posent souvent la question de leur pertinence, de leur bien-fondé, entre deux arts qui ont en commun de reposer sur une image en mouvement. Les cinématiques (parties non jouées) des jeux forment de véritables intermèdes filmiques, et les jeux entiers eux-mêmes ont parfois pour ambition d’être « cinématographiques », comme si cela leur permettait d’accéder à un statut plus noble. Mais là où l’un utilise le montage pour raconter une histoire, forçant le spectateur à épouser le point de vue du réalisateur, l’autre repose sur l’interactivité entre le joueur, qui n’est plus simple spectateur, et l’environnement qui lui est présenté. Dans ce cas, quel intérêt d’adapter sur un grand écran un jeu sorti il y a moins de cinq ans (Tomb raider, de Crystal Dynamics, 2013) si c’est pour en rendre une copie quasi identique ?

Test Blu-ray : Les heures sombres

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C’est Universal Pictures qui permettra donc aujourd’hui aux fans et aux retardataires de voir et revoir Les heures sombres sur support Blu-ray, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’éditeur a vraiment soigné sa copie niveau master. L’image est sublime, la définition est d’une précision à couper le souffle, nous offrant un piqué réellement impressionnant, mettant en valeur la formidable photo du film signée Bruno Delbonnel, collaborateur régulier de Jean-Pierre Jeunet. Les couleurs et surtout les noirs ne dépareillent pas, et contribuent à proposer une immersion totale dans le film de Joe Wright. Pour ce qui est du son, la VO s’offre un puissant mixage Dolby Atmos, qui sera décodé en l’absence de matériel adéquat en Dolby TrueHD, et la VF nous est proposé dans un spectaculaire Dolby Digital + : ampleur et dynamisme échevelé sont au rendez-vous, le tout présentant de plus une finesse acoustique remarquable, l'idéal pour une immersion absolue au cœur du métrage.

Critique : Les heures sombres

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Après Orgueils et Préjugés et Anna Karenine, Joe Wright s’essayait à un nouveau registre avec Pan, libre adaptation de Peter Pan. Il revient cette fois, dans un autre style encore, avec ce biopic sur Churchill. Porté par Gary Oldman, vainqueur du Golden Globe du Meilleur acteur dans un drame, Les Heures Sombres raconte l’ascension de Churchill au poste de Premier Ministre, l’opération Dynamo et surtout sa détermination pour tenir tête à Hitler.

BAFTA 2018 : les nominations

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Cette semaine plutôt décisive pour la saison 2017 / 18 des prix de cinéma continue sur sa vitesse de croisière avec l'annonce ce matin des nominations pour les BAFTAs, les récompenses de l'académie du cinéma britannique. Alors que le vote des membres de l'académie américaine se terminera dans quelques jours, leurs confrères d'outre-Manche ont une fois de plus fait honneur à la double tâche de prédire les nominations aux Oscars et de mettre en avant des accomplissements typiquement britanniques.

Cannes 70 : de Jeanne Moreau à Monica Bellucci, maîtresses et...

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70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des...

Berlinale 2017 : The Party (Sally Potter)

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Une sensation déplaisante de déjà-vu nous a saisis lors de la découverte de ce huis-clos, seulement trois jours après celle de The Dinner de Oren Moverman, lui aussi en compétition au 67ème Festival de Berlin et lui aussi essentiellement un règlement de comptes féroce entre des proches qu’en fait tout sépare.

Le petit Prince est mort (1958-2016)

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Triste année pour la pop. Quelques mois à peine après la mort de David Bowie, une autre légende de la musique contemporaine disparaît trop...

Critique : Suite française

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Pendant l’Occupation, chaque Français était au moins dans l’âme un résistant. Ce mythe patriotique est toujours présent dans la conscience collective, principalement parce qu’il est plus valorisant de se situer parmi les vainqueurs héroïques que de devoir admettre que les collaborateurs ne manquaient pas pour faciliter la tâche de l’occupant. Côté cinéma, cette partie de la représentation historique nous paraît particulièrement dépassée par rapport aux efforts fournis dans d’autres domaines, notamment littéraires. Car parmi les films qui nous viennent immédiatement à l’esprit pour évoquer cette période sombre de l’Histoire française, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville et Monsieur Batignole de Gérard Jugnot colportent – toutes proportions de qualité cinématographique gardées – à peu de choses près la même image d’Epinal des citoyens courageux, qui s’insurgeaient clandestinement et avec plus ou moins de violence contre l’administration de l’ennemi allemand. Pendant la première heure, cette coproduction européenne dresse un portrait sensiblement moins complaisant de la campagne française par temps de guerre, avant de rentrer in extremis dans le rang de l’épopée idéalisée aux valeurs héroïques tout de suite moins intéressantes.