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Test Blu-ray : Viva Django

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Initié par l'excellent Pour une poignée de dollars en 1964, le western spaghetti aura fait les beaux jours du cinéma populaire italien : plus de 700 westerns auraient en effet été tournés en Europe en l'espace, grosso modo, d'une quinzaine d'années. Si le genre a contribué à révéler plusieurs cinéastes majeurs, les acteurs ayant joué les cow-boys solitaires sous le cagnard de Cinecittà durant ces années là ont tous eu à souffrir de l'ombre d'un seul et même acteur devenu le représentant ultime et mythique du genre : on veut bien sûr parler de Clint Eastwood. Mètre étalon du cow-boy de cinéma, Eastwood et son personnage de l'homme sans nom ont créé de nombreuses vocations et donné naissance à de nombreux rejetons illégitimes, à qui cependant une poignée de cinéphiles vouent parfois un culte aussi ardent que vivace... On pense à des acteurs tels que Giuliano Gemma, Gianni Garko, Peter Lee Lawrence, George Hilton, William Berger ou bien sûr celui qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui : le ténébreux Anthony Steffen, qui fut d'ailleurs le héros de 25 westerns spaghetti entre 1965 et 1974.

Test Blu-ray : Le retour de Ringo

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Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente : si Un pistolet pour Ringo marchait globalement sur les plate-bandes de Sergio Leone période Pour une poignée de dollars, avec un Giuliano Gemma en démarcation de l'homme sans nom interprété par Clint Eastwood, Le retour de Ringo s'impose comme une œuvre beaucoup plus sérieuse, aux relents tragiques, très éloignée de la décontraction de façade du film précédent.

Test Blu-ray : Selle d’argent

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Surtout connu auprès des amateurs de westerns spaghetti comme le dernier représentant du genre avec le très intéressant Adios California (Michele Lupo, 1977), Selle d’argent a une importance historique certaine, dans le sens où il marque véritablement la « fin d’une époque ». La fin d’une époque pour le western transalpin bien sûr, après une dizaine d’années de bons et loyaux services rendus au cinéma populaire italien ; mais ce western marque également un tournant dans la carrière de cinéaste de Lucio Fulci. En effet, Selle d’argent marque en quelque sorte la fin des « vaches maigres » pour le cinéaste : c’est à la suite de l’échec commercial de ce film qu’il se lancera à corps perdu dans le cinéma d’horreur « gore » avec L’enfer des zombies, film majeur qui lui apporterait la gloire et le succès un peu partout autour du monde.

Test DVD : Messaline

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Filmé en Technicolor et en Technirama, "Messaline" est un film visuellement très réussi, avec des décors, une lumière et des couleurs de toute beauté.

Test DVD : Mort ou vif… De préférence mort

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Derrière son affiche au visuel de western spaghetti traditionnel, Mort ou vif... De préférence mort cache en réalité une comédie d'aventures, très familiale, mettant en scène deux frères que tout oppose, obligés de cohabiter pendant six mois pour toucher un important héritage. Drôle, généreux, et surtout doté d'un budget confortable, le film de Tessari est une sorte de brouillon friqué et ambitieux de la comédie à venir qui allait changer à jamais la face du western, à savoir On l'appelle Trinita, avec Bud Spencer et Terence Hill.

Critique : Ténèbres

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Nous sommes au tout début des années 1980. Choc pétrolier oblige, la crise paralyse l'économie européenne. Une disette qui se ressent également dans l'industrie cinématographique du vieux continent, notamment auprès des studios de la botte italienne. Le manque de fonds latent oblige dès lors la plupart des créateurs de l'époque à faire allégeance à un nouveau modèle, où la télévision joue un rôle important. Le groupe Mediaset (détenteur de Canale 5, chaîne privée made in Silvio Berlusconi) prend une dimension importante dans le marché cinématographique, s'adjugeant a l'instar de la RAI, la télévision publique, une place au soleil dans le monde des sorties commerciales. En clair, la fête est finie. Les impératifs financiers mènent la vie dure à chaque réalisateur, aussi les artistes réagissent comme ils le peuvent. Mais pourquoi aborder ce sujet au moment d'entamer la critique d'un film d'horreur ? Dario Argento va vous apporter la réponse.