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Critique : Le Mouton enragé

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En allant droit au but, c'est ainsi que Michel Deville a conçu Le Mouton enragé, son conte moral investi à la fois d'une immense efficacité narrative et d'un constat guère édifiant sur l'état d'esprit de rigueur en France dans les années 1970.

Test Blu-ray : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon

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Mêlant habilement une conscience politique aigue à un scénario machiavélique tournant autour d’un personnage foncièrement antipathique, que l’interprétation haute en couleurs de Gian Maria Volontè finira finalement par rendre sympathique au spectateur (un sacré exploit au regard du salopard qu’il incarne !), Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon ne prend, malgré les presque cinquante ans qui nous séparent de sa sortie, aucune ride, et conserve encore aujourd’hui une acuité remarquable, et surtout un pouvoir d’attraction sur le spectateur quasi-hypnotique. Car malgré ce qu’on pourrait croire, le film d’Elio Petri n’est pas uniquement porté par la prestation incroyable de son acteur principal, mais aussi et surtout par son intrigue géniale, et par les multiples expérimentations formelles que mène Petri derrière sa caméra, qui n’en finissent pas d’impressionner autant que de fasciner.

Test Blu-ray : La longue nuit de l’exorcisme

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Si les dérives gore et les excès en tous genre ne représentent finalement qu'une petite partie de l'imposante filmographie de Lucio Fulci, beaucoup de cinéphiles résument son œuvre au tournant qu'elle a pris en 1979 avec L'enfer des zombies, et qui se prolongerait grosso-modo jusqu'en 1982. Trois années touchées par la grâce qui permettraient à Fulci de nous livrer une série de chefs d’œuvre de l'horreur viscérale : Frayeurs en 1980, La maison près du cimetière et L'au-delà en 1981, L'éventreur de New York en 1982.

Test Blu-ray : Une saison en enfer

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Depuis les débuts du 7ème Art, nombreux sont les cinéastes ayant tenté de saisir sur celluloïd l’essence d’un autre Art : peinture, chanson, poésie, théâtre… Si d’aucuns ont parfois osé jouer avec la forme et les codes cinématographiques afin de tenter de faire naitre chez le spectateur des émotions différentes, la plupart du temps, ces films sont comparables à des « biopics » ou biographies filmées, ne retrouvant pas forcément la force originelle des Arts qu’ils abordent de front. C’est d’autant plus flagrant quand un film s’attaque à un artiste ayant révolutionné son médium…

Test Blu-ray : Le venin de la peur

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Le venin de la peur est un giallo très classique, répondant en tous points au cahier des charges du genre. Tout d'abord, co-production européenne oblige, nous aurons droit à l'inévitable casting international propre au bis de l'époque, et au cœur duquel on trouve forcément à boire et à manger, du français Jean Sorel au britannique Stanley Baker

Critique : Carole / Le Venin de la peur

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Plusieurs titres français pour ce giallo de Lucio Fulci, l’un des maîtres transalpins du genre : Carole (c’est sobre), Le Venin de la peur (déjà plus imagé) et Les Salopes vont en enfer (plus typé). Qui a tué la voisine de Carol, une superbe blonde pas farouche qui organisait des orgies ? L’enquête va s’avérer tortueuse avec les errements mentaux de Carol qui a vu en rêve le meurtre qui s’est précisément déroulé comme elle l’a raconté à son psychiatre, jusqu’à la présence de deux hippies défoncés aux substances hallucinogènes.

Test DVD : La dernière maison sur la plage

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Réalisé par Franco Prosperi en 1978, ce film ne s'attarde pas non plus des masses sur la complaisance habituelle du « rape and revenge ». Au contraire, comme pour prendre de la distance avec les horreurs qu'il filme, Prosperi (youp-la-boum !) en rajoute énormément en théâtralité, son argument étant de toutes façons que les victimes font partie d'une troupe de théâtre : cette Dernière maison sur la plage a donc un côté très Brechtien, avec des ralentis interminables, des gros plans des visages, des cadrages bizarres, une musique assourdissante... Tout est fait pour freiner l'immersion du spectateur, et de fait, le film apparaît au final bien plus soft que ses contemporains du « rape and revenge », les passages les plus dérangeants étant qui plus est souvent laissés hors-champ. Une curiosité du cinéma d'exploitation, à découvrir.