Comédie Critiques de films — 16 décembre 2014
Critique : Search Party

search party affiche

Etats-Unis, 2013
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Scot Armstrong, Mike Gagerman, Andrew Waller
Acteurs : T.J. Miller, ,
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h33
Genre : Comédie
Date de sortie : 10 décembre 2014

Note : 2/5

Merci aux sorties techniques du Publicis ! C’est dans l’une des meilleures salles de projection publiques étrangement sous visitées malgré l’éclectisme de sa programmation (comédies déviantes, cinéma bis, cinéma indien et tamoul, sorties techniques -la Fox surtout- et même des films classiques). C’est ainsi que l’on peut découvrir depuis le 10 décembre dernier et pour peu de temps encore probablement cette comédie qui lorgne très visiblement du côté de . Si T.J.Miller n’est pas Zach Galifianakis ou Bradley Cooper, cette comédie très inégale, vaut un tout petit le détour, au moins le temps de sa vision (mais guère plus longtemps)…

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Synopsis : Amis depuis l’âge de neuf ans, trois copains sous l’emprise de la cocaïne enterrent la vie de garçon de l’un d’entre eux dans un van un peu trop marqué par un excès de tuning. Lorsque le fiancé (Nardo) émet un léger doute sur son union, le déjanté Jason décide d’agir et d’empêcher son ami d’enfance de ne pas poursuivre ses noces et interrompt la cérémonie. La future épouse s’enfuit avec les billets du voyage de noces, l’ex-futur mari abandonné déprime. Pour sortir de sa torpeur, il décide d’aller la rejoindre… au Mexique, très vite recherché par ses amis (Jason et Evan) mais la mission de sauvetage sera semée d’embûches farfelues…

Thomas Middleditch

Thomas Middleditch

Very bad search ?

Scot Armstrong est depuis le début des années 2000 le scénariste de Todd Philipps (Road Trip, Retour à la fac, Starsky et Hutch, L’école des dragueurs, Very Bad Trip 2), et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’évolue guère avec cette nouvelle comédie régressive avec sales gosses vulgaires, lâches et bêtes. Il se repose sur ses formules efficaces certes mais qui commencent sérieusement à s’émousser et sur ses comédiens plus ou moins inspirés. T.J. Miller, copain ‘rigolo’ de Mark Wahlberg dans Transformers 4 et Thomas Middleditch (aux faux airs de Stan Laurel) qui livre un peu trop généreusement son anatomie à l’écran sont tous deux au générique de Silicon Valley, nouvelle série dont le succès surprise lui a permis d’être nommé à l’Emmy et au Golden Globe de la meilleure comédie.

T.J.Miller et Evan Pally

T.J.Miller et Evan Pally

Ils ont un tempérament comique qui tombe parfois juste, parfois moins. Le troisième larron Adam Pally est le moins convaincant de la bande et hérite de l’emploi peu gratifiant de type vaguement normal qui tente de raisonner ses compagnons. Les gags réussis sont rares, avec une référence à Piège de Cristal pour détourner l’attention de son patron, à Volte Face de John Woo (le fameux plan pour les amateurs du plan où Nicolas Cage dit ‘I want to take his face… off‘ à un Nick Cassavetes intrigué), à Taken (nobody’s taking anyone) ainsi qu’un plongeon dans une piscine accompagné de l’air de Scarborough Fair (Le Lauréat). C’est de la référence maline qui fait sourire dans son côté communion entre cinéphiles mais ce n’est pas particulièrement hilarant tout de même.

Jason Mantzoukas et Krysten Ritter

Jason Mantzoukas et

L’humour au féminin sacrifié

Krysten Ritter, ex-Nemesis de Veronica Mars (dans la série télé et surtout dans le film récemment sorti en DVD) et future Jessica Jones -Spider Woman- dans une série télé pour Netflix se sort d’un rôle de séductrice mortelle : quand une jolie créature comme elle vous dit qu’elle veut vous piquer votre rein, il vaut mieux la croire. Le potentiel était fort pour un interlude réellement amusant mais il tombe un peu à plat à cause d’un scénario vraiment paresseux. Moins gâtée, est un peu trop effacée et confirme l’impossibilité chronique de Scot Armstrong dans ses scénarios à faire exister un personnage féminin sans qu’elle soit fade.

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Alison Woodward

Alison Woodward

Parmi les petits gags savoureux, les chanteuses rigolotes du mariage ( – des pseudos en clin d’oeil, pas de lien de parenté) qui évoquent les apparitions de Jonathan Richman dans Mary à tout prix. Geste gratuit, l’on sourit d’une blague presque invisible, celui du gamin qui porte l’alliance jeté sans ménagement par T.J.Miller ! Ces petites actes méchants fonctionnent mais sont hélas trop rares pour relever cette comédie modérément hilarante, pour le moins.

Garfunkel & Oats

Garfunkel & Oats

Conclusion

La France est gâtée, ayant l’insigne honneur d’être l’un des rares pays au monde qui aura donné sa chance en salles à cette petite comédie ni très bonne ni très mauvaise, mais dans une moyenne modérément honorable. Même aux Etats-Unis où aucune date de sortie n’est fixée, le film pourrait ne sortir qu’en DVD ou bluray ! Vive la France ?

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Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles