Rubber

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Rubber de Quentin Dupieux

Rubber

France : 2010
Titre original : Rubber
Réalisateur :
Scénario : Quentin Dupieux
Acteurs : , Roxane Mesquida, Jack Plotnick
Production : UFO Distribution
Durée : 1h25
Genre : Comédie, Épouvante
Date de sortie : 10 novembre 2010

Réalisation :    [rating:3.5]
Scénario :         [rating:3.5]
Acteurs :          [rating:4.0]
Musique :        [rating:3.0]
Globale :          [rating:3.5]
[five-star-rating]

Rubber est le second film de Quentin Dupieux réalisé en 2010. Quentin Dupieux est plus connu sous le pseudo de Mr Oizo, un personnage étrange et surtout une musique, Flat Beat, qui rencontre un succès mondial à la fin des années 90. Depuis, l’homme s’est fait plutôt discret et a réalisé 2 films : un court-métrage, Non-Film, et un long-métrage, Steak, avec Erik et Ramzy.

Synopsis : Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.

Rubber de Quentin Dupieux

Autant le dire tout de suite, Rubber ne ressemble à rien de connu sauf à un éventuel mix entre Steak et Non-Film, les précédentes réalisations de Quentin Dupieux. Sensationnel durant la semaine de la critique du Festival de Cannes 2010, le film a fait salle pleine. La raison : Rubber est un véritable ovni cinématographique, un film totalement absurde. Fans de second degré, courez voir Rubber.

Rubber nous conte donc l’histoire d’un pneu serial killer… En fait non, ça aurait été trop simple. Rubber nous conte tout simplement la vie d’un pneu, de sa naissance dans une décharge publique à ses premiers pas, jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une belle brune. Le problème est que ce pneu est un sérieux psychopathe. Bref une histoire sacrément barrée. De plus, on a droit à une histoire dans l’histoire, puisqu’on suit un groupe de personnes qui regarde le film dans le film, installé dans le désert avec des paires de jumelles. Ne cherchez pas, il n’y a rien à comprendre.

Rubber de QUentin Dupieux

Enfin… rien à comprendre serait peut-être simpliste, Quentin Dupieux ne serait-il pas en train de se moquer des spectateurs d’aujourd’hui qui viennent voir du spectacle totalement standardisé sans attendre l’originalité ? En effet, tout le film tourne autour de ce concept, mais aussi d’un second sagement expliqué au début du film : « Pourquoi dans le film JFK le président des Etats-Unis est assassiné par un inconnu ? » « Pourquoi dans Massacre à la tronçonneuse personne ne va jamais aux toilettes ? » « Pourquoi dans Love Story les deux ­personnages tombent amoureux ? » La réponse est no reason, comme dans la vraie vie lorsque certains actes sont réalisés sans raison. Et bien Rubber c’est un film no reason.

Le scénario est donc absurde mais tient la corde sans difficulté. Les péripéties s’enchaînent et sont divertissantes, on rit souvent face à la parodie de la parodie, bref on oublie son sérieux et on entre dans l’univers illogique de Quentin Dupieux. La réalisation est également très bonne, le film a été tourné aux Etats-Unis avec un appareil photo Canon 5-D et c’est très joli. Les décors sauvages et désertiques sont quant à eux superbes et Dupieux s’attarde régulièrement sur des détails visuels splendides.

En tant que cinéphile averti, Dupieux a semé nombre de références au cinéma d’horreur, à l’instar de la manière dont les spectateurs se jettent sur la dinde et la dévorent avec avidité, tels les zombies de Romero. D’autres clins d’œil aux films d’horreur sont parsemés tout au long du film (Psychose, Massacre à la tronçonneuse).

Rubber de Quentin Dupieux

Au niveau du casting, nous allons parler du personnage principal, le pneu, qui est très bien mis en scène. Les effets spéciaux sont bien réalisés et suivre la route de ce personnage atypique – pas franchement passionnant à la base – s’avère être agréable. Stephen Spinella dans le rôle du shérif  fou est incroyable, un acteur qui mériterait plus de rôles intéressants.

Résumé :

Rubber est un ovni dans le paysage cinématographique actuel, un film complètement barré où l’absurde est au cœur de toute l’intrigue. Quentin Dupieux nous jette son œuvre en pleine poire et nous invite à entrer dans son délire, ce qui marche plutôt bien.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=F86kS3fuIJo[/youtube]

2 Commentaires

  1. Tour à tour ennuyeux, drôle, gore, lent, incompréhensible, pompeux…Rubber n’est pas exempt de tout reproche mais il s’agit en effet d’un ovni qu’il serait dommage de ne pas découvrir !

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