Possédée

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affiche

États-Unis : 2012
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Juliet Snowden, Stiles White
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 1h35
Genre : Horreur
Date de sortie : 26 décembre 2012

Globale : [rating:1.5][five-star-rating]

L’année 2012 est presque finie, l’heure est au tops et autres flops qu’on n’espère ne pas voir perturbés par l’arrivée en salle d’un chef d’œuvre de derrière les fagots. Possédée est le dernier film d’horreur à sortir, une année assez pauvre pour le genre – en attendant l’excellent Maniac en janvier, et en espérant que Citadel vu au PIFFF 2012 trouvera distributeur. Malheureusement, Possédée ne fait pas exception à la règle…

SynopsisClyde et Stephanie Brenek ne voient pas de raison de s’inquiéter lorsque leur fille cadette Em devient étrangement obsédée par un petit coffre en bois acheté lors d’un vide grenier. Mais rapidement, son comportement devient de plus en plus agressif et le couple suspecte la présence d’une force malveillante autour d’eux. Ils découvrent alors que la boîte fut créée afin de contenir un Dibbuk, un esprit qui habite et dévore finalement son hôte humain.

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Paresseux et pauvre

Contrairement à d’autres métrages horrifiques sortis cette année, Possédée était attendu par les amateurs du genre. Surement parce que la bande annonce se montrait plutôt réussie, que le réalisateur Ole Bornedal (Le veilleur de nuit) n’est pas un manche, et que le film est produit par . Autant d’éléments qui ne font qu’accroître la déception ressentie au visionnage de cet énième copie de possession démoniaque, pas original pour un sous. Le postulat est inspiré d’un article du L.A. Times recensant l’existence de boîtes censées contenir un démon issu du folklore juif, le Dybbuk. C’est vrai qu’il y a de l’inédit : contrairement aux habituels démons catholiques on pioche cette fois dans une autre religion, tout en cherchant absolument une origine biblique ! L’introduction présente une femme aux prises avec un ennemi invisible, dans une scène plus comique qu’effrayante et censée introduire la fameuse boîte en bois, qui se retrouvera vendue lors d’un vide grenier à la famille au centre de l’intrigue. Famille décomposée qui accumule surement tous les clichés du genre, du père absent se concentrant sur sa carrière, à la mère toujours amoureuse de son ex mari (Kyra Sedgwick, insupportable) et cherchant réconfort auprès d’un homme au caractère opposé. Le but avoué est de créer l’empathie pour la suite, mais les scénaristes y vont à la truelles sans prendre de gants, sans peur de se montrer caricaturaux, ce qu’ils sont allègrement. Le montage est assez horrible avec des effets grandiloquents trop appuyés (un plan qui en chasse un autre en passant d’un son marqué au silence total), auquel on peut rajouter de très gros problèmes de raccord (l’appareil dentaire qui apparaît trop tôt, la blessure de la fourchette…). Et puis c’est vraiment long à se mettre en place, il faudra attendre un moment avant de ressentir la moindre petite once de frayeur (mais quand on dit petite c’est petite). Amoindrie par une intrigue cousue de fil blanc, l’histoire se révèle totalement anecdotique et sûrement plus comique qu’autre chose. Reste une ou deux bonnes idées dans l’aspect général du métrage et dans la mise en scène sur la fin, mais Possédée sera sitôt vu sitôt oublié et ne devrait pas vous empêcher de dormir.

 

Résumé

Caricatural à bien des niveaux, Possédée distille quelques trop rares moments de frayeurs pour se révéler totalement plat et clairement un film de commande pour Ole Bornedal. On se méfiera des seules productions Raimi à l’avenir.

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