Palmarès Cinélatino 2015, 27è Rencontres de Toulouse‏

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cinelatino 2015 affiche

La 27ème édition du Festival Cinélatino de Toulouse, dédié au cinéma des pays d’Amérique Latine, a eu lieu cette année du 19 au 29 mars 2015. 12 longs-métrages de fiction, 10 courts-métrages, 7 documentaires étaient en compétition, 6 films étaient présentés dans le cadre de Cinéma En Construction. L’annonce du palmarès a été suivie de la projection du film du grand cinéaste argentin Patricio Guzmán, rare documentaire primé dans un festival pour son scénario, à Berlin en février dernier. Le hasard faisant bien les choses, , le Grand prix fiction, sera visible à Paris dans le cadre de la 17ème édition du Festival du Cinéma Brésilien à l’Arlequin qui a lieu du 7 au 14 avril. Séance unique le vendredi 10 avril à 19h30.

 

Palmarès complet

Compétition Longs-métrages de fiction

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Grand prix coup de coeur : Absence (Ausência) de (Brésil, Chili, France) issu de Cinéma en construction 2014

À 14 ans, Serginho se doit d’être l’énergie vitale du foyer familial quitté par son père et délaissé par une mère déprimée. Alors qu’il n’a pas encore vécu son adolescence et dans un contexte socio-économique difficile, il doit, seul, assumer des responsabilités d’adulte. Le manque d’entourage affectif familial, entremêlé à l’impossibilité de vivre la quête de soi, crée en lui une confusion sur ce qu’il est. Sans comprendre ses propres désirs, il cherche à combler ses carences dans la figure de son professeur.

Ce prix, attribué cette année par le jury formé par le directeur de la photo bulgare Lubomir Bakchev, le réalisateur mexicain Pedro González-Rubio et la réalisatrice brésilienne Juliana Rojas, est une incitation à la distribution en France du film primé d’une valeur de 6.000 €, qui se répartit sur trois domaines : 3.000 € pour le distributeur, aide au sous-titrage d’une valeur de 2.000 € par Le Joli Mai et aide à la traduction et à l’adaptation d’une valeur de 1.000 € par Fila 13

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Prix du Public – La Dépêche du Midi et Prix decouverte de la critique francaise : de Jairo Bustamente (Guatemala / France) issu également de Cinéma en construction 2014

María, jeune maya de 17 ans, vit avec sa famille au pied d’un volcan en activité du Guatemala. Un mariage arrangé l’attend. Alors que María rêve de voir la ville, sa condition de femme de la communauté Cakchiquel ne lui permet pas de changer son destin déjà tout tracé. Mais des complications au moment de sa grossesse la conduisent à rencontrer le monde moderne dont elle rêve. Ce monde lui sauve la vie, mais le prix à payer est salé.

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Prix CCAS (électriciens gaziers) : de Jorge Pérez Solano (Mexique), un lauréat qui fera l’objet d’une tournée de diffusion dans les centres de vacances familiaux de la CCAS lors de l’été 2015. Le film reçoit aussi le Rail d’Oc – Prix des cheminots. Électriciens & gaziers et les cheminots, tous ensemble, ouais, ouais !

Angela et Cheba sont enceintes d’un même homme, Silvestre, qui est en même temps le beau père d’Angela. Serafina, la mère d’Angela, semble sans émotion face à la situation endurée par sa fille avec son propre compagnon. De son côté, Cheba est confrontée au retour de son mari. Le récit se situe dans un paysage aride, habité majoritairement par des femmes enracinées à leur terre, tandis que les hommes errent, ailleurs, à la recherche d’un travail. La « tirisia », tristesse perpétuelle envahissante, imprègne autant le paysage que les habitants, sombres et taciturnes…

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Prix Fipresci (Fédération Internationale de la Presse Cinématographique) : de Carlos Machado Quintela (Cuba, Argentine)

À Ciudad Nuclear, trois générations d’hommes sont contraints de vivre sous le même toit : Leonardo après une rupture sentimentale retourne vivre avec son grand-père, qui est en guerre contre tout et tous, et avec son père plongé dans la mélancolie. Ciudad Nuclear (ville nucléaire), dans la province de Cienfuegos à Cuba, est née d’un projet colossal considéré comme « l’oeuvre du siècle » : la première centrale nucléaire de l’île. Cette ville nouvelle devait accueillir près de 5000 travailleurs. Mais après 1989 et le désengagement de l’appui économique de l’URSS, le projet resta inachevé.

Les autres longs-métrages en compétition : Aurora de Rodrigo Sepúlveda (Chili), Beira mar de Filipe Matzembacher et Márcio Reolon (Brésil), Dos disparos de Martín Rejtman (Argentine), La Mujer de barro de Sergio Castro San Martín (Chili), Mar de Dominga Sotomayor (Chili), Mariposa de Marco Berger (Argentine), NN de Héctor Gálvez (Pérou) et Si je suis perdu, c’est pas grave de Santiago Loza (Argentine)

 

Compétition Courts-métrages de fiction

Prix COURTOUJOURS : (Niño de Metal) de Pedro García-Mejía (Mexique, Colombie)

On ne naît pas père… On le devient ou pas… Une comédie sur la paternité avec l’indispensable Gabino Rodríguez

 

João Heleno Dos Brito
Prix SIGNIS du court-métrage : de Neco Barbosa (Brésil)

Un western feijoada. Un hommage déjanté à Lennon.

Completo
Prix révélation : Completo de Ivan D. Gaona (Colombie)

Un patron et son employé parcourent la campagne pour livrer du lait aux fermes isolées. Une routine qu’un incident transforme en rite de passage.

 

Compétition Documentaires

Prix Documentaire Rencontres de Toulouse : de Letícia Simões (Brésil)

Avec Rodrigo de Souza Leão, « ça déméninge ». Mort en 2009, le poète fut aussi peintre et musicien, défricheur de musique et vidéo électroniques. Il vécut dans l’entremêlement de son art et de sa maladie. Artiste total et schizophrène, perclus du sentiment de solitude, Rodrigo a laissé une oeuvre colorée et éclectique. Très original et souvent drôle, le film frise avec la fiction en donnant la part belle à l’expression de l’artiste. Il analyse en profondeur la littérature et l’art, l’imitation ou l’inspiration, la tendresse et la folie, la peur et le courage de cet artiste convaincu d’être cloisonné et pourtant si immensément libre. Chaque image est traitée pour restituer une vie pleine d’artifices et d’étrangeté et donner une forme visuelle à de très beaux poèmes qui interrogent l’écriture et l’expression, le besoin de repousser les limites, toutes les limites.
Prix SIGNIS et Prix lycéens du documentaire : d’Arami Ullón (Paraguay / Suisse)

Arami Ullón parle à la première personne. Il s’agit de ses doutes, du sentiment de culpabilité vis-à-vis de sa mère malade. Rentrer au Paraguay au chevet de sa mère l’amène à repenser les liens qui les attachent. Il lui faut revenir sur l’enfance et le devenir des sentiments. L’exil est au coeur de ce questionnement : les raisons du départ, la durée de l’éloignement, la nécessité d’un retour, temporaire ou durable. Sa mère, atteinte d’une maladie dégénérative, se bat pour conserver un minimum de mobilité et de lucidité. L’image, très belle, suit avec tendresse l’évolution des sentiments contradictoires, entre dans l’intime des personnes et de leurs relations affectives. Cette tranche de vie douloureuse et austère est transfigurée en un doux poème visuel.

 

Cinéma En Construction 27

L’objectif de cette section est de contribuer à la finalisation, distribution et promotion de films latino-américains qui rencontrent des difficultés à l’étape de la postproduction et se révèle souvent utile, de nombreux projets primés ici ayant remporté un prix dans la compétition de Cinélatino dans les années qui suivent ainsi que dans d’autres festivals

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Prix Cinéma En Construction Toulouse : de Pablo Agüero (France, Argentine, Espagne), produit par Jacques Bidou et Marianne Dumoulin (JBA Productions) qui reçoit également le prix spécial Ciné + En Construction

Prix exceptionnel : de Lorenzo Vigas (Venezuela), produit par Rodolfo Cova (Factor RH Producciones, Venezuela), qui reçoit aussi le Prix des distributeurs et exploitants européens www.cicae.org

 

Reprise du palmarès le dimanche 29 mars

séances à l’ABC (13 rue Saint-Bernard, Métro B Jeanne d’Arc) :

16h : Tudo vai ficar da cor que você quiser

18h : El Tiempo Nublado

20h : Absence
séances à la Cinémathèque (69 rue du Taur, métro A Capitole / Métro B Jeanne d’Arc) :

16h : La Obra Del Siglo précédé du court-métrage Completo

18h : Ixcanul précédé du court-métrage João Heleno Dos Britos

20h : La Tirisia précédé du court-métrage Niño De Metal

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