Les Tribulations d’une caissière

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Photo Les Tribulations d'une caissière Déborah François sexy

L'affiche Les Tribulations d'une caissière de Pierre RambaldiLes Tribulations d’une caissière

France : 2010
Titre original : Les Tribulations d’une caissière
Réalisateur : Pierre Rambaldi
Scénario : Michel Siksik
Acteurs : Déborah François, Elsa Zylberstein, Nicolas Giraud
Distribution : Studio 37 / Rezo Films
Durée : 1h42
Genre : Comédie
Date de sortie : 14 décembre 2011

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Il y a bientôt 4 ans, sortait Les Tribulations d’une caissière, un livre écrit par Anna Sam, une caissière de supermarché titulaire d’un DEA de lettres, une diplomée bac +5 qui s’était rendue célèbre en 2007 en ouvrant un blog sur Internet, blog dans lequel elle racontait au jour le jour son quotidien de caissière. C’est sur un scénario très librement inspiré de ce livre et avec le même titre que Pierre Rambaldi, par ailleurs producteur, a réalisé son premier film.

Synopsis : mais qui est donc cette personne qui tient un blog racontant la vie de tous les jours d’une caissière de supermarché ? Un blog très suivi, au point que la presse se met à enquêter sur ce phénomène et introduit une « espionne » parmi les caissières d’un supermarché.

Photo Les Tribulations d'une caissière Déborah François sexy

Une tendance très à la mode

Certes, le procédé n’est pas nouveau, mais il semble bien qu’il devienne très tendance dans le cinéma français ! Une tendance consistant à parler d’un sujet de société en brodant autour de la partie plus ou moins documentaire un scénario de comédie. Rien que durant le mois de novembre, nous avons eu un film sur le surendettement (Philippe Lioret, Toutes nos envies) et un film sur les handicapés (Olivier Nakache et Eric Todelano, Intouchables). Malheureusement, ce n’est pas le meilleur des deux qui a eu le plus de succès ! Dans Les Tribulations d’une caissière, Pierre Rambaldi joue la carte de la comédie romantique pour accompagner sa peinture de la vie d’un supermarché, une comédie romantique qui frôle même le qualificatif de conte de fée.

Photo Les Tribulations d'une caissière Déborah François hot

Une réalisation inégale

Une remarque liminaire s’impose : un film est d’autant plus difficile à juger que les dialogues sont difficiles à comprendre. Ici, la musique, œuvre d’Emmanuel Rambaldi, frère du réalisateur, est, en plus d’être fort médiocre, totalement omniprésente au point de couvrir très souvent ces dialogues. Par ailleurs, est-ce au niveau du film lui-même ou de la projection, toujours est-il que le son entendu était la plupart du temps calamiteux. Cela n’empêche pas ce film pas totalement réussi d’avoir des qualités. C’est ainsi qu’on y trouve, mais oui, quelques beaux moments de cinéma. Pour l’un d’entre eux, il ne faut pas cligner des yeux au moment où il passe à l’écran : dans un autobus, dans les premières minutes du film, on aperçoit pendant une fraction de seconde une bonne sœur et une femme voilée devisant amicalement et joyeusement.

La partie documentaire est également plutôt réussie, la vie particulièrement difficile des caissières de super et d’hypermarchés étant assez bien rendue. Là-dessus, vient se greffer la comédie romantique et pour réussir l’osmose difficile entre ces 2 mondes si différents, Pierre Rambaldi n’est pas Frank Capra ! On peut toutefois reconnaître que le résultat est quand même très honorable et c’est déjà pas mal !

Photo Les Tribulations d'une caissière Déborah François belle

Une belle brochette de comédien(ne)s

Réalisé en Belgique, avec, en tête d’affiche, Deborah François, une comédienne belge issue de la filière « Dardenne Brothers » : elle interprète le rôle de Solweig, une caissière d’hypermarché surdiplomée, qui, comme beaucoup actuellement, a dû accepter ce travail difficile et peu rémunéré pour gagner sa vie. Son défouloir : l’écriture d’un blog, dans lequel elle raconte sa vie au travail. Telle cette réplique d’une mère à son fils, là, devant elle : « Tu vois, chéri, si tu ne travailles pas bien à l’école, tu deviendras caissière comme la dame ». A ses côtés, Elza Silberstein est une journaliste en immersion, alors que Firmine Richard et Alice Belaïdi sont à la fois des collègues de travail et des amies. Marc Lavoine joue le rédacteur en chef du journal qui veut découvrir le premier qui est cette fameuse bloggeuse et Nicolas Giraud est … le prince charmant du conte de fée.

Résumé

Ce film un peu inégal devrait avoir au moins un mérite, lorsque sa diffusion à la télévision lui aura permis de toucher un public plus large : si, d’ici là, les caissières n’ont pas complètement disparu des super et des hypermarchés, il permettra sans doute à ces employées de recevoir davantage de « bonjour » et de sourires. En résumé, de se voir traiter par tous les clients pour ce qu’elles sont : des êtres humains ! Par ailleurs, ce mélange de scènes très réussies et de scènes plus faibles n’est ni meilleur ni pire que … Intouchables ! Osons même le blasphème : il est meilleur !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=OuLZGul_Hbw[/youtube]

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