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Sorties de la semaine — 26 septembre 2018
Les sorties du 26 septembre 2018

Est-ce que de nos jours, il fait bon vivre en Afrique ? La réponse que deux des films les plus remarquables à l’affiche ce mercredi apportent à cette question vieille comme le monde est assez pessimiste. Que ce soit dans le film kényan de Wanuri Kahiu, acclamé à Cannes, puis interdit dans son pays d’origine à cause de son histoire en faveur de l’homosexualité, ou dans le documentaire de Michel Toesca sur l’activiste Cédric Herrou qui a aidé des milliers de réfugiés à traverser la frontière cruciale entre la France et l’Italie, le constat est pour le moins alarmant. Plus à l’est, les choses ne vont pas réellement mieux, comme le montre un autre rescapé de la sélection cannoise de Sergei Loznitsa, un kaléidoscope foisonnant sur une région en état de siège permanent, alors que la communauté internationale s’est depuis longtemps accommodée de cette situation de guerre larvée.


Le gratin du cinéma français s’est donné rendez-vous dans de Pierre Schoeller, le genre d’épopée historique qui fera plaisir aux profs devant organiser des sorties scolaires, mais probablement pas aux cinéphiles qui s’attendraient contre toute raison à un regard original sur l’époque déjà maintes fois traitée de la Révolution française. Hélas, le reste du cinéma commercial ne se montre pas non plus trop séduisant cette semaine, puisque Eli Roth abandonne ses délires gores pour une aventure familiale qui aurait aussi bien pu sortir chez Disney, que le tandem incorrigible formé par Delépine et Kervern peine à changer de vitesse de manière convaincante et que la bande-annonce française de L’Ombre d’Emily de Paul Feig a l’avantage de révéler moins que l’américaine, au prix de rendre la première compréhension de l’intrigue fastidieuse. Enfin, après son parcours en salles très décevant en Amérique, plus personne chez son distributeur français Pathé ne semble croire en le potentiel de . Dommage, puisque le nouveau film de Lenny Abrahamson vaut tout de même le détour, malgré quelques maladresses finales !


Le génie de peut une fois de plus être admiré de façons multiples cette semaine, grâce à l’effort concentré de Carlotta Films, qui sort simultanément le documentaire de Jane Magnusson – pour quiconque n’a pas encore eu sa dose hagiographique après celui de Margarethe von Trotta sorti plus tôt ce mois-ci – et pas moins de treize films du réalisateur suédois. De quoi vous émerveiller devant la maestria nihiliste de Bergman pendant des semaines, voire des mois ! Un seul autre film ancien a osé se mesurer à cette déferlante, de surcroît un qui jouit d’une réputation n’ayant point pris du galon avec le temps. Néanmoins, de Bruce Beresford vaut au moins les retrouvailles pour les interprétations touchantes de Jessica Tandy et Morgan Freeman, ainsi que pour se rappeler, en attendant la sortie prochaine de Green book de Peter Farrelly, à quel point les mentalités ont du mal à évoluer à Hollywood, même sur une période considérable de trente ans.


Bergman Une année dans une vie de Jane Magnusson (Suède, Documentaire, 1h56, distribué sur 20 copies)

Donbass de Sergei Loznitsa (Allemagne, Drame, 2h01, distribué sur 35 copies) avec Boris Kamorzin, Valeriu Andriuta et Tamara Yatsenko (critique)

de Mathieu Turi (France, Horreur, 1h23) avec Brittany Ashworth, Grégory Fitoussi et Javier Botet

de Benoît Delépine et Gustave Kervern (France, Satire, 1h43) avec Jean Dujardin, Yolande Moreau et Joseph Dahan (critique)

Journal d’un disparu de Emmanuel Ostrovski et Joseph Rottner (France, Drame, 1h09, distribué sur 1 copie) avec Joseph Rottner, Gianni Buscarino et Valentino Benvenutti

Libre de Michel Toesca (France, Documentaire, 1h40, distribué sur 56 copies) (critique)

The Little Stranger de Lenny Abrahamson (Royaume-Uni, Drame fantastique, 1h51, distribué sur 45 copies) avec Domhnall Gleeson, Ruth Wilson et Charlotte Rampling (critique)

L’Ombre d’Emily de Paul Feig (États-Unis, Thriller, 1h58) avec Anna Kendrick, Blake Lively et Eric Johnson

Rafiki de Wanuri Kahiu (Kenya, Drame, 1h22, distribué sur 60 copies) avec Samantha Mugatsia, Sheila Munyiva et Jimmi Gathu

La Prophétie de l’horloge de Eli Roth (États-Unis, Fantastique, 1h46) avec Cate Blanchett, Jack Black et Kyle MacLachlan

Un peuple et son roi de Pierre Schoeller (France, Drame historique, 2h01) avec Gaspard Ulliel, Adèle Haenel et Olivier Gourmet

de Bettina Oberli (Suisse, Drame, 1h27) avec Mélanie Thierry, Pierre Deladonchamps et Nuno Lopes

Reprises

Festival Ingmar Bergman L’Essentiel (1948-1978) de Ingmar Bergman (Suède) : Musique dans les ténèbres, La Prison, Jeux d’été, Monika, Sourires d’une nuit d’été, Le Septième sceau, Les Fraises sauvages, La Source, Les Communiants, Persona, Cris et chuchotements, Scènes de la vie conjugale et Sonate d’automne

Miss Daisy et son chauffeur (1989) de Bruce Beresford (États-Unis, Comédie dramatique, 1h40) avec Jessica Tandy, Morgan Freeman et Dan Aykroyd

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Auteur

Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles