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Dossiers — 09 janvier 2012
Le zoom de la semaine : Louise Wimmer, une héroïne moderne, un combat personnel

Louise Wimmer : une héroïne moderne, un combat personnel

Qui a, un jour, voulu tout recommencer à zéro ? Qui, en ayant peser le pour et le contre s’est rabattu sur la solution de sécurité en reportant à plus tard ses rêves d’évasion et a en fait abandonné l’idée de jours meilleurs ?

, après une difficile séparation, choisit de tout plaquer, d’aller de l’avant en n’emportant dans sa valise qu’une pile de risques et de doutes qu’elles essayera de ne pas regarder en face pendant la période difficile qu’elle s’apprête a vivre. Mais de quel combat s’agit t-il ? Celui de la précarité.

Le film fait très bien le portrait de ce mal de société qui touche grand nombre de français. On pourrait la définir comme l’incertitude effrayante de retrouver une situation acceptable dans un avenir proche. Le combat est d’autant plus dur que la précarité est une vraie spirale infernale : des procédures très longues pour toucher des aides, un mal-être grandissant, une société individualiste qui peut s’avérer blessante, des proches qui se font de plus en plus rare…

Avec Louise Wimmer, Cyril Mennegun nous dépeint une héroïne qui, pourtant en pleine misère, se révèle éblouissante par son courage et sa fierté. Ce qui compte pour elle, c’est le but final, la détermination, et peut importe le gouffre qu’elle effleure chaque jour.

Louise Wimmer est une battante, elle ne veut pas d’homme dans sa vie, accepte de l’aide juste pour pouvoir survivre mais pour le reste elle compte sur elle car au bout du compte, quand on touche le fond, on est seule face à son destin. C’est avant tout un combat personnel. Sa fille a honte d’elle, elle vit dans sa voiture, se lave les cheveux dans les stations essence et pour oublier, elle fume des joints et roule dans sa voiture qui est un peu tout pour elle : sa maison et son compagnon de vie car elle n’a plus personne.

Ce qui la ferait revivre, c’est de trouver un appartement mais celui-ci se fait désirer donc elle prend sur elle et attend. Pendant ce temps elle travaille en tant que femme de ménage mais on la voit qui sombre de plus en plus, notamment physiquement, elle se laisse complètement aller. Elle s’accroche à la vie et profite des plaisirs essentiels pour garder une certaine stabilité et hygiène de vie : elle mange, elle discute avec quelques connaissances, elle fait l’amour, se lave. Au fil de cette période de crise, on peut voir son instinct de survie qui se manifeste mais surtout sa grande force intérieure.

Plus qu’un film sur la précarité, c’est un film sur l’optimisme qui s’avère être la plus grande arme de Louise Wimmer.

Lire la critique du film Louise Wimmer.

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Auteur

Jessie

Cet article a été rédigé par Jessie Soyeux, Rédactrice de Critique Film.