Le compositeur Vladimir Cosma invité des Fauvettes en juin

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VladimirCosma

On se doutait que l’équipe du cinéma de répertoire Les Fauvettes était mélomane, en raison de cette publicité pour la web-radio La Grande évasion en guise de jeu de devinette, qui nous donne à découvrir chaque semaine de nouveaux morceaux de musique de film plus ou moins connus. Pour son premier cycle dédié à un compositeur, la salle a choisi de rendre hommage à un très grand monsieur du cinéma populaire français, Vladimir Cosma. Pendant deux semaines au mois de juin, du 8 au 21 pour être précis, cinq films représentatifs de sa carrière impressionnante y seront à l’affiche. Le maestro en personne se rendra du côté de la Place d’Italie à Paris, afin de participer à une rencontre le jeudi 9 juin à 20h00. Enfin, il donnera un concert au Palais des Congrès à Paris début octobre, avant une tournée d’une dizaine de dates en 2017.

LeBal

Difficile d’opérer un choix équitable dans une œuvre aussi abondante que celle du Roumain Vladimir Cosma (*1940), d’autant plus que certains de ses films les plus connus ont d’ores et déjà été programmés récemment aux Fauvettes, comme La Chèvre et Le Dîner de cons de Francis Veber, ainsi que L’As des as de Gérard Oury. La sélection comporte cinq films, montrés en alternance dans une des cinq salles du complexe, qui reflètent la grande époque du compositeur, de la fin des années 1960 au milieu des années ’80. A commencer par son premier film, Alexandre le bienheureux de Yves Robert avec Philippe Noiret, sorti en 1968. Cosma avait eu son premier grand succès public quatre ans plus tard, grâce à Le Grand blond avec une chaussure noire de Francis Veber avec Pierre Richard, également programmé. Puis le cycle fait un grand saut dans le temps, jusqu’au tube planétaire de l’année 1980 : La Boum de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau. Un tout autre style de musique est à l’honneur dans Le Bal de Ettore Scola – César du Meilleur Film, du Meilleur réalisateur et de la Meilleure musique en 1984. Enfin, le cycle se clôt sur La 7ème cible de Claude Pinoteau avec Lino Ventura dans son dernier grand rôle au cinéma.

Diva

Alors que nous apprécions bien sûr ce coup de projecteur sur l’un des compositeurs les plus consistants et inventifs du cinéma français, il y aurait aisément eu de quoi alimenter un cycle pendant tout l’été parmi les centaines de films dont Vladimir Cosma a écrit la musique. N’en citons que les plus notables de la période déjà couverte par ce mini-festival, dont la plupart devraient être disponibles dans des versions restaurées : Le Distrait et Les Malheurs d’Alfred de Pierre Richard, récemment montrés à la Cinémathèque Française dans le cadre du cycle dédié à l’acteur, Les Aventures de Rabbi Jacob et Le Coup du parapluie de Gérard Oury, ses nombreuses collaborations avec Yves Robert (Salut l’artiste, Le Retour du grand blond, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, Courage fuyons et Le Jumeau) et Claude Zidi (La Moutarde me monte au nez, La Course à l’échalote, L’Aile ou la cuisse, L’Animal, La Zizanie, Inspecteur la Bavure, Les Sous-doués en vacances et Banzaï), ainsi que Dupont Lajoie et Le Prix du danger de Yves Boisset, Le Téléphone rose de Edouard Molinaro, Le Jouet et Les Compères de Francis Veber, Autopsie d’un monstre et La Raison d’état de André Cayatte, Diva de Jean-Jacques Beineix – César de la Meilleure musique en 1982 –, Le Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré et La Boum 2 de Claude Pinoteau.

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