Critique : Le Buron – court métrage

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Le Buron

France : 2022
Titre original : –
Réalisation : Léo Pons
Scénario : Léo Pons
Interprètes : Antoine Tomé, David Levadoux, Benjamin Joncoux
Durée : 20 minutes
Genre : Fantastique

4/5

Synopsis : Hiver 1943. Un officier Allemand pourchasse des résistants dans les environs de Salers. Alors que la nuit tombe, il s’égare dans les monts du Cantal et trouve refuge dans un mystérieux buron…

Les légendes auvergnates au coeur de l’intrigue

Le Buron est un court métrage mis en scène par un jeune réalisateur cantalien, Léo Pons. Difficile de ranger ce film dans une catégorie tant il mélange les genres. On débute par une plongée historique au cœur d’un village du Cantal occupé par l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale pour progressivement basculer dans le fantastique des légendes d’Auvergne. L’ambiance se veut mystérieuse, inquiétante, bien servie par une photographie léchée qui nous donne envie de se perdre dans les monts escarpés du Cantal. La brume de la forêt nous enveloppe progressivement pour nous embarquer dans un univers à mi-chemin entre rêve et réalité.

Léo Pons signe ici une œuvre séduisante, un hommage assumé et réussit aux contes et légendes du folklore auvergnat. La maîtrise de la mise en scène de ce jeune réalisateur permet à ce thriller fantastique de tenir en haleine le spectateur tout au long du périple de cet officier allemand. La tension du scénario ne cesse de monter en intensité dans ce court-métrage fantasmagorique bien aidée il faut le dire, par la prestation des acteurs principaux. Antoine Tomé interprétant l’ermite du buron et David Levadoux l’officier SS habitent littéralement leurs personnages et apportent beaucoup de crédibilité dans les scènes de huis clos. Il n’est pas commun de visionner un court-métrage proposant un tel niveau de qualité de la part de ses acteurs.

Le Buron est un film singulier, touchant, qui ne laisse pas indifférent les amateurs de thriller, appréciant les ambiances étranges et fantastiques. Ce soupçon de folklore régional est le bienvenu et prouve que le cinéma de genre hexagonal n’est certes pas en grande forme ces dernières années, mais avec de jeunes réalisateurs talentueux comme Léo Pons, on peut rêver à des jours meilleurs. Si ce court-métrage que vous pouvez découvrir en bas de cet article ou directement sur YouTube vous séduits, on ne saurait vous conseiller de découvrir Le Hobbit du Cantal, la précédente œuvre de Léo Pons. Une parodie du Seigneur des Anneaux dans les terres d’Auvergne savamment orchestrée ayant connu un franc succès auprès du public et une belle reconnaissance puisque l’œuvre a reçu les éloges d’Elijah Wood lui-même, mister Frodon Sacquet. Léo Pons aime sa région et son patrimoine et parvient en deux films à rendre un bel hommage à la culture auvergnate.

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